‹ ChrysippeChapitre 159 sur 166 · Stob., Ed., II, 59, 4 (Ar^.. III · texte numérisé non relu

Stob., Ed., II, 59, 4 (Ar^.. III

3. Cf. dans an déreloppement stoïcien sur la justice, Philon, Leg. alleg., I, 87.

4. Cf. Androsiccs (Abm.. III, 67, 17); Stob., Ed., II, ib. 1"? " Dioc. La., VII, 122 (Id., 158, 9).

titude des frontières qui séparaient la règle morale de la loi politique \ Il y a là cependant autre chose que l'idée platonicienne du monarque, l'idée que la supériorité morale confère des droits à la domination politique ; puisque le sage n'est pas efiFectivement le chef d'une cité, la législation dont il s'agit ici tendrait plutôt à devenir une législation d'ordre exclusivement moral.

Enfin la justice peut être considérée en tant que règle de la réciprocité des services, justice interindividuelle ~ ; elle est alors, par rapport aux dieux, piété et sainteté^, et, par rapport aux hommes, bienfaisance, reconnaissance et bonté*. En ce sens encore, la justice n'appartient qu'au sage : la réciprocité dans les services est un résultat nécessaire de la sagesse ; les sages se rendent nécessairement service, et cela par leurs moindres actes, même s'ils s'ignorent réciproquement >\ 11 semble que les Stoïciens admettent entre

1. Cf. les prologues des fausses législations pythagoriciennes, presque toutes issues des Lois de Platon; et l'idée que Platon se fait du nnonarque dans le Politique.

2. La justice comprend, comme vertu subordonnée, eùff'jvaW-aÇîa, qui consiste à conserver la justice dans les éciianges (Andronicus, /. c, 67, 1).

3. Eùdéêsia et éffiÔT»);, subordonnés à justice, ib.,\. 11-14.

4. Xpï)(TTéTri<; (la bienfaisance volontaire) et eùxapi<m'a (savoir à qui et quand il faut rendre un bienfait, comment et de qui il faut le recevoir), ib., 1. 12. Cette dernière question a été traitée par Chrysippe, d'après SÉN., De benef., Il, 17, 3; Arn., III, 182,13.

5. Cf. l'expression paradoxale delà pensée, Plut., De comm.not., 22.

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