‹ ChrysippeChapitre 28 sur 166 · Ibid., 13; AR5UI, III · texte numérisé non relu

Ibid., 13; AR5UI, III

kO LA VIE ET LES OEUVRES.

Ce traité peut donc être considéré comme une sorte d'encyclopédie théologique, où domine le point de vue de l'union de la théologie populaire à la théologie philosophique, et dont l'Abrégé de Cornutus nous donne encore sans doute la moins inexacte représentation.

Eusèbe nous a conservé des fragments assez étendus d'une discussion du philosophe Diogénien contre les arguments pour le destin contenus dans ce traité de Chrysippe^. Ces fragments combinés avec les restes du traité chez Cicéron, Plutarque et Alexandre d'Aphrodise nous permettent d'avoir une idée assez complète de l'ouvrage.

L'ouvrage se divisait en deux livres : le premier contenait sans doute, après une définition du destin-', les diverses démonstrations de son existence, et le se-

1. Cf. Gercke, Chrysippea [Jahrbuch. fitr class. PhiloL, vol, XIV^ 1885, p. 691).

2. Els., Praep. evang.,l\, 3, p. 136 et sq. ; Vf, 8, p. 262 a sq. II est peu probable que ce Diogénien soit le grammairien du ii" siècle ap. J.-C, auteur d'une collection d'épigiammes et peut-être de proverbes (Croiset, Litt. gr., Y, p. 627, 982) ; son argumentation éclectique, qui admet à la fois des notions épicuriennes (137 a) et péripatéticiennes- (la TÛ-/1Q, p. 265), montre cependant qu'il est d'une assez basse époque. Toutefois, cette argumentation est tout autre que celle de Carnéade connue par Cicéron et que celle d'Alexandre d'Aphrodise (Diogénien distingue £l[i.ap|X£vï] et fûfft;, p. 265 b, qu'Alexandre confond). Nous avons donc là une source indépendante.

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