‹ ChrysippeChapitre 30 sur 166 · X, IV, 3, 136d · texte numérisé non relu

X, IV, 3, 136d

3. Ib., 262 a-263 c ; Diogénien (262 a : à»ot; ~i tkts xpiÏTa'., etc.) se borne à quelques-uns des témoignages qu'employait Chrysippe.

4. Ib., 263C-265 d. Comp. Stobée, EcL, I, 79 (àr>., II, 264, 24 sq.), sur les noms des Moires.

5. Cf. VI, 8, 11, p. 264 a : en donnant leurs noms aux Moires, les hommes ont usé des notions (-ovTat; Taï; êwocat;), et le reste de la critique porte sur la contradiction à admettre des notions commune» Traies, tandis qu'on admet, d'autre part, que tous les hommes « sont aussi fous qu'Oreste et que Pylade ».

6. Put., De fato, il (.\r.-«j., Il, 264, 4 sq.). 1» Rien n'est sans cause (Cic, De fato, ch. i) ■,-2'' la <rj(jLitvoia et la m\L-ibna. (contagio rerum, Cic, De fato, ch. iv, t, vi); 3» la divinaiion (Cicéron a tiré cette preuve non de Chrysippe, mais de Posidonius; le chap.lll, venant après une lacune, contient la fin de la critique des idées de Posidonius) : 4° tout jugement est vrai ou faux (Cic, ch. x). Mais le texte de Plutarque est altéré : chez Cicéron, le quatrième principe n'est posé que pour démontrer le premier; il n'est pas un principe spécial. Par ce désordre s'explique la répétition des numéros d'ordre (rpitov répété deux fois) dans Plutarque,

savoir si les preuves de ce genre entraient également dans le présent traité : il est cependant vraisemblable (et cela est conforme à la manière de Chrysippe) que les preuves dialectiques s'y mêlaient aux preuves d'autorité.

Le second livre, d'après Diogénien, qui en cite plusieurs passages, contenait la solution des difficultés suivantes : le destin supprime notre désir de l'éloge, et particulièrement la difficulté capitale des futurs contingents et de la suppression du libre arbitre par le destin. Diogénien expose sur quelques exemples la solution que Cicéron formule dans le De fato, en termes abstraits, à savoir, la distinction de la cause principale et de la cause concourante i. Dans le texte de Chrysippe, cette difficulté devait être introduite par des citations d'Homère, dont l'autorité devait contribuer à assurer la croyance au libre arbitre-.

Ce traité nous fait voir d'une façon remarquablement nette cette union de la dialectique à l'autorité dans la démonstration des dogmes stoïciens, qui est, nous le verrons, un des traits caractéristiques de Chrysippe.

1. Praep, ev., VI, 8, 25 sq., p. 265 d (Cicéron, Critique de Vargument paresseux, cli. xii et xiii; nécessité et destin, ch. xvin et xix). C'est sur cette distinction entre les faits nécessaires absolument et relativement que Diogénien s'appuie pour le réfuter ([>. 267a : i\ aOTy,i; rr;;

2. DiOG., ap. Eus. praep. ev., VI, 8, 2, p. 262 b (ol; xat aÙTo; âv t^ SeuTÉpCj) piêX(w -/p^tai).

LES ÉCRITS PHYSIQUES. k^

Ilepi ripovstaç'.

Quelques lignes éparses du premier livre, des restes à peu près insignifiants de la fin du second livre retrouvés dans un papyrus, deux fragments du quatrième livre chez Aulu-Gelle ne nous permettent nullement de nous faire une idée de ce traité.

Heureusement nous sommes aidés, dans la reconstitution du premier Jivre, par le développement sur la providence que Cicéron a introduit à la fin du livre II (chap. XXIX à la fin) du De Natura Deorum. Chacun des fragments que nous possédons vient en effet s'insérer très exactement dans ce développement, et il n'est pas douteux, après cette comparaison, que le premier livre du -spl rpovoiaç a servi de modèle à Cicéron ^. Seule-

1. Grrcke, Chrysippea, Jahrb. fïir class. Philol., 1885, p. 710, s'est aidé, pour la reconstitution de ce traité, des restes du II* livre qu'il a édités d'après un papyrus d'Herculanum. Sur ce papyrus, cf. Armm, Fragm., I, p. yi.

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