Cf. les Fragments d'Arnim, I, 16 sq. ; 21 sq
LA DIALKCTIQUE. 61
quable aussi que le seul témoignage sérieux que nous ayons sur l'activité de Cléanthe en dialectique porte sur une question physique, celle du destin, qui se présente encore à l'occasion d'une difficulté soulevée par Diodore, le philosophe de Mégare '. Au contraire, le catalogue des œuvres logiques de Chrysippe, que Diogène Laërce nous a conservé presque dans son intégrité, nous fait voir jusque dans quels détails minutieux Chrysippe poussait les investigations de ce genre 2. Un papyrus nous a conservé un exercice logique scolaire ^, qui en nous faisant entrer, pour ainsi dire, dans l'intimité de l'école, nous fait voir l'importance qu'on attachait à cette partie de la philosophie dans l'éducation. D'autre part, la dialectique n'a pas beaucoup attiré les successeurs de Chrysippe; elle a même eu quelques détracteurs chez ses successeurs, et nous ne voyons pas qu'elle ait été profondément modifiée.
Il semble, au premier abord, que dans une doctrine morale qui tire ses règles de conduite de la nature, c'est de la spontanéité de l'individu que devraient dériver ces règles; le moraliste doit seulement purifier cette activité morale immédiate de toutes les scories qui y ont été ajoutées par la civilisation; la science.
1. ÀRRiEW, Diss., II, 19, 1 (Arw., I, 109, 26); il emploie cependant le mot Xextôv (Clem., Strom., VIII, 9 ; Arm., I, 109, 23).