Cic, De Falo, VIII
3. De là, beaucoup plutôt que d'an prétendu principe de continuité.
ment d'avoir fait de cette dialectique une théorie de la preuve et de la démonstration, en la considérant non pas comme un art auquel n'importe qui peut s'exercer, mais comme un privilège de la sagesse.
g II. — Le critère de la vérité.
La vérité. — La vérité n'est-elle atteinte que par la réflexion? La connaissance du vrai a-t-elle pour condition nécessaire la possession delà science, de la sagesse qui est le partage d'un très petit nombre? Telle est la théorie aristocratique de la vérité que Platon avait opposée aux prétentions des sophistes.
Contre elle, les sophistes avaient soutenu que la connaissance du vrai est la chose la plus commune et la plus vulgaire. Protagoras avait prétendu faire de l'homme la mesure de la vérité, et de l'apparence le signe incontestable de la réalité. La vérité est perçue immédiatement dans la sensation elle-même \
Or les théories des Stoïciens sur la connaissance
viennent ces longs raisonnements composés, improprement appelés sorjtes, où la tâche de chaque nouveau chef d'école ne paraît avoir été que d'inventer de nouveaux intermédiaires, toujours plus inattendus comme pour mieux cacher la conclusion. Cf. les diverses formes du sorite qui va du bien à 'honnête (Arn., III, n"' 29. 37) et d'une façon générale l'Importance attachée en dialectique aux raisonnements composés, n° 257.