Apud DiOG. La., VII, 182; .Ar.'QM
3. Notamment en Chypre; cf. la confiscation de l'année 312 rapportée par DiOD. Sic. {Xl\, 79, 4).
déjà à ce moment une cinquantaine d'années * . Dans l'école de Gléanthe, il taisait montre de sa force dialectique, au point de blesser l'amour-propre du maitre, comme en témoignent les regrets qu'il manifestait ensuite; il n'avait besoin, disait-il, que du seul énoncé des dogmes, et il se réservait d'en trouver à lui seul la démonstration 2. Ceci n'indique aucun différend sur le fond des idées avec son maitre, mais seulement l'orgueil d'un disciple qui pensait pouvoir compléter par lui-même l'enseignement qu'on lui donnait. Est-ce que ces froissements d'amour-propre aboutirent à une brouille? C'est ce que nous fait croire un renseignement de Dioclès ^. En tout cas, cette brouille n'eut lieu au plus tôt qu'après 247 (Chrysippe était alors âgé de trente-trois ans) ; en effet nous savons ^ que Ptolémée Evergète qui monta sur le trône en cette année, écrivit à Gléanthe pour lui proposer de venir lui-même à sa cour, ou de lui envoyer un de ses disciples ; Cléanthe propose d'abord le voyage
1. Nous n'attachons aucune importance au renseignement de Dioclès (DioG. La., VII, 179; Arnim, II, 1, 4) d'après lequel il aurait été le disciple de Zenon ou de Cléanthe; même en reculant la mort Zenon jusqu'en 263, Chrysippe n'aurait pu être son discipls.