DiOG. La., VII, 179; Arnim, II
3. DiOG. La., VII, 179; Arnim, II, 1, 5 : (XpûaiTCTio;) êtt t£ Çwvtoî iizéffTY) aÙToû (KXeàvOoyç)-
4. DioG. La., VII, 183; Arnim, II, 2, 23. Le Ptolémée dont il s'agit ne peut être le Philopator chez qui nous retrouvons également Sphaeros (DiOG. La., VII, 177; Arnim, I, 141, 8) puisque celui-ci ne monte sur le trône qu'en 222.
VIE DK CHRYSIPPE. 11
à Chrysippe qui refuse et il envoie Sphaeros. Ainsi Chrysippe resta sans doute longtemps un disciple fidèle. Cette brouille alla-t-elle jusqu'à la palinodie complète, que rapporte Sotion d'Alexandrie? Est-il vrai qu'il fréquenta l'Académie, rivale du Portique, qui était alors dirigée par Arcésilas jusqu'en 2i0, puis par Lacydes? Diogène • rapporte ainsi cette tradition : « A la fin ayant fréquenté l'Académie, il philosopha avec Arcésilas et Lacydes ; c'est pour cela qu'il fit un essai pour l'habitude et contre l'habitude ; et il usa, au sujet des grandeurs et des quantités, du système des Académiciens. » Cicéron nous fait connaître le contenu du traité pour l'habitude, dans lequel Chrysippe avait collectionné tous les arguments des Académiciens contre le critérium de la vérité; Carnéade, ajoute-t-il, n'avait pas besoin d'en inventer de nouveaux mais se contentait d'y puiser -. Dès lors, étant donnée l'invraisemblance intrinsèque d'un Chrysippe académicien, l'on peut bien croire que le récit de Sotion n'est qu'une simple supposition, destinée à expliquer la présence desthéories académiciennes exposées pour elles-mêmes dans les écrits de Chrysippe. Il ne doit donc rester de cette tradition que le désir qu'avait Chrysippe d'une information exacte et minutieuse sur les arguments de ses adversaires.