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THÉORIE DES PRINCIPES

d'une façon tout autre, et ellesjTithétise, en les transformant, encore d'autres concepts aristotéliciens.

Chez Aristote, l'agent et le patient sont des êtres individuellement distincts; l'action passant d'un être à un autre, du médecin au remède, du remède à l'organisme, est essentiellement transitive ' : au contraire, dans le stoïcisme, agent et patient sont deux principes inséparables dans la formation d'un être unique •^. Par là, la dualité agent-patient correspond à la dualité péripatéticienne forme et matière. Pourtant elle ne la recouvre pas encore entièrement : chez Aristote, la forme n'informe pas la matière; il y faut un principe moteur spécial ; il faut parlerd'unetrinité de principes, plutôt que d'une dualité ^. Chez les Stoïciens, l'agent forme est en même temps principe informateur, force active (jui contient les parties. Ils substituent à la causalité idéale de la forme la causalité, en quelque sorte palpable, d'un être réel et actif.

A vrai dire, l'ancien stoïcisme n'a jamais eu ce que l'on pourrait appeler une théorie des principes. Ce que nous venons de présenter sous ce nom est plutôt un schéma très général et assez vague qui ne se précise que dans des théories indépendantes l'une de l'autre, et

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