La matière àxtvYiTov èSlauToû; ibid
3. Stobée, n° 492 : le mouvement droit et circulaire; n*495 : le mouvement d'altération.
4. « Le mouvemeat n'est pas chose imparfaite, il est bien un acte, mais qui se renouvelle à chaque instant {îyti. tô nàXiv xai TcdtXiv), non pas alin de passer à l'acte, mais pour produire autre chose qui le suit (SiMPLic, n° 498).
TUKORIE DK LA CAUSE. 131
L:rossièrement TactioD de la cause, comme celle d'un corps mobile qui en pousse un autre '. Il s'ensuit que le corps le plus mobile et qui a en lui-même la source de son mouvement, lesouffle, est par excellence une cause*. Les Stoïciens sont amenés par là à soutenir contre Aristote que la cause première est non pas immobile, mais mobile ^. Chez Aristote, le mouvement est produit dans le patient par un agent qui, lui, reste ou peut rester immobile : le mouvement est donc purement effet. Chez les Stoïciens le mouvement est identifié avec la cause elle-même^.
La thèse de l'unité spécifique de la cause rend possible une autre thèse, qui, parfois, parait bien près d'être confondue avec elle; c'est qu'il n'y a dans l'univers qu'une seule cause, un agent unique. La cause est au fond identique à Dieu"".
Sans doute il faut comprendre ce monisme avec les mêmes restrictions que l'unicité du principe actif. En effet, Chrysippe admet également une grande multiplicité de causes actives'* : ce sera la tâche de la cosmo-
1. Tô aût\Li x\»^itM>z alxiov (Clem. Alex., Strom., VIII, 9; II, 119, 41; SiMPLic , In Arist. cal., f. 776; II, n" 119).