Sen., Bpist. 65, Il (Abu,, II
6. Le Destin est à la fois alxia. 'Chrys., np. Stob. II, 294, 22) et slftiô; at-ntov Aa:^., II, 265, 36).
gonie, comme on Ta déjà indiqué, de concilier ces deux affirmations divergentes, et plus spécialement la tâche de la doctrine du destin.
Qu'il nous suffise de constater qu'entre la cause première et les causes multiples, il n'y a pas une hiérarchie comme dans l'aristotélisme : jamais les Stoïciens ne parlent d'une cause qui soit en même temps un effet, ni d'un agent qui soit aussi patient : ils ne parlent jamais de causes que comme si elles étaient causes premières; Chrysippe admet aussi une combinaison de causes concourantes; mais c'est une coordination, non une subordination hiérarchique ^
Ceci nous amène à préciser le rapport entre la cause et l'effet : les modernes sont tellement habitués depuis la diffusion des idées kantiennes surtout, à considérer l'effet comme homogène avec la cause (c'est-à-dire que la cause est effet d'une autre cause, et l'effet cause d'un autre effet) qu'il est difficile de saisir exactement cette théorie substantialiste de la cause. Pour Chrysippe, la cause est une réalité substantielle, tandis que l'effet est un événement : la cause est un corps, l'effet un incorporel, un Àsy.Tiv, dont toute l'essence n'est que de
1. Cf. les disUnclions (le Cle.m .Alex., Slrom., VIlI(AiiN., IF, n" 351) qui proviennent de Chrysippe par qui elles avaient été inventées à l'occasion de la doctrine du destin (Cic, J)e J'ato, 41 ; Anw., H, 282, 32); son intention était de faire voir dans l'acte humain la combinaison d'une cause externe et d'une cause interne concourantes et indépendantes.