Cf. RivAUD, Le probl. du devenir, etc., p
2. Cette théorie des cat^ories est surtout connue par le^; critiques de Plotin et Simplicius (Abn., II, a** 400-403). Le but d'Aristote était de trouver une liste de concepts, telle que tout être pût être rapporté à l'un d'eux et à un seul d'entre eux. Ce qui est frappant ici, c'est la communication des catégories ; non seulement, comme l'a montré Trendlkjtbcrg, les catégories suivantes impliquent les précédentes (un relatif implique une manière d'être qui implique une qualité qui implique une matière, cf. 137. 37), mais un être donné peut être rangé, sous divers rapports, dans des catégories différentes : la qualité par exemple est « la matière ayant une certaine manière d'être » (126, 27); le doux et l'amer qui sont des qualités, sont aussi choisis commeexeraples de relatifs (132, 25). Les catégories stoïciennes seraient donc plutôt des rues prises sur le réel que les propriétés dont l'ensemble formerait l'être concret.
dont les choses sont composées, qu'une force active i. En second lieu, les éléments ne sont pas des substances qualitativement fixes, mais ils se transforment les uns dans les autres; ils désignent en quelque sorte des points d'arrêt ou les limites entre lesquelles a lieu le changement ^ .
Seulement les Stoïciens ne se représentent ni cette force, ni cette transmutation à la façon d'Aristote. D'abord, les forces élémentaires sont pour Aristote de simples instruments qui sont au service de la forme : et il critique une théorie analogue à celle des Stoïciens, d'après laquelle les forces élémentaires sont des principes d'explication derniers 3. Telle fut bien, en effet, l'idée que les Stoïciens se firent des éléments : des forces agissant les unes sur les autres , d'après leur propre nature.
Quant à la théorie de la transmutation, il faut, pour en comprendre la nature, avoir présentes à l'esprit deux théories antérieures : 1° la théorie physique, celle d'Heraclite ; les éléments se forment les uns des autres dans un ordre absolument déterminé, à partir du feu, par des
1. Plutôt ils sont en même temps le è^ (Lv, la matière (Arn,, II, 136, 9) des êtres actifs ou passifs (II, n"" 415-418).