‹ ChrysippeChapitre 78 sur 166 · Sur CCS transformations, cf. Stob., Arn., Il · texte numérisé non relu

Sur CCS transformations, cf. Stob., Arn., Il

3. Arist., De gen. et corr., II, 9, 336 a , 3-14; sans doute le feu est autant qu'il est possible, agent et moteur ; mais en attribuant au chaud et au froid la causalité, on oublie que le feu lui-même est mû, par conséquent passif; et on fait comme si on attribuait à la scie et aux autres outils les causes de la génération.

THÉORIE DES ÈLJLMENTS. 137

condensations successives : feu, air, eau, terre, ou, dans Tordre inverse, par des raréfactions ' ; 2^ la théorie logique d'Aristote : tout changement qualitatif va d'un opposé à l'autre ; le froid ne peut agir qu'en s'assimilant le chaud ou en le refroidissant, ni pâtir qu'en étant assimilé par le chaud ou réchauffé. Dès lors, la transmutation s'explique ainsi : les forces élémentaires sont au nombre de quatre, rangées en deux couples d'opposés; le chaud et le froid, le sec et l'humide; en combinant deux à deux ces quatre termes, on obtient sLx combinaisons dont deux (celles qui comprennent ensemble les deux opposés) doivent être rejetées comme impossibles; il en reste quatre (chaud-sec, chaudhumide, froid-humide, froid-seci qui sont les principes des quatre éléments. La transmutation a lieu lorsqu'un des deux termes (le principe sec du feu par exemple) est vaincu par son opposé, le principe humide^. Il est certain que la première théorie, de beaucoup la plus simple, domine la pensée stoïcienne' ; et même, avant Chrysippe, qui a profondément étudié la logique d'Aristote, et en particulier sa théorie des opposés (d'où dépend la théorie actuelle), nous n'avons pas de preuve que cette théorie logique ait agi sur le stoï-

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