Degen. et cor r.. Il
3. Cf. Stob., Arî«., II, n" 413, 1. 12-14 ; Gal., De nat. faeuU., I, 3 (II, 134, 12) : X'JCEff: té twti xal icùr,atmt.
cisme. L'influence des idées d'Aristote sur Chrysippe se reconnaît de la façon suivante : d'abord, le souci de déterminer dans chaque élément le principe élémentaire actif; il en admet quatre, comme Aristote; seulement chaque élément est constitué par une seule de ces forces, et non plus par un couple : le chaud (feu), le froid (air), le sec (terre) et l'humide (eau) K Cette modification dans la thèse est significative : chez Aristote, c'étaient les forces composantes des éléments qui étaient opposées; chez Chrysippe, ce sont les éléments eux-mêmes ~, et, par conséquent, il ne peut rien y avoir de commun entre deux d'entre eux.
Mais, sauf cette modification, Chrysippe reste tout à fait dans le sens d'Aristote, lorsqu'il s'attache à présenter, non pas les forces élémentaires, mais les éléments eux-mêmes par couples de termes opposés; et c'est même ce qui explique sa polémique contre Aristote ^, au sujet du principe élémentaire de l'air; pour Aristote, l'air avait pour principe la combinaison chaudhumide, et le feu (chaud-sec) se transformait en air par la victoire de l'humide sur le sec ^. Si, au contraire,
1. Sur les qualités primitives de Chrysippe, cf. la doctrine d'Athénée d'Attalie (n° 416), les discussions de Chrysippe sur la qualité primitive de l'air (n° 429), les témoignages de Galien sur Chrysippe et les Stoïciens (n"' 411-438).
2. Cf. note. Les éléments sont identiques aux formes élémentaires. Chrïs., ap.DioG. La., VII, 135; Arn., 180, 8.
3. Connue par Plut., De primo frigido^'è. 17, 43 (Arn., II, n"' 429-430).