LB RETOUR ÉTERNEL
D'autre part, cette transmutation est interprétée d'une façon tout optimiste, dans le sens d'une régénération et d'un renouvellement; ce n'est pas la mort du monde, dit Chrysippe; c'est au contraire sa vie univei*selle; tout y devient âme; c'est une divinisation, une transfiguration, une sorte de \-ictoire de Zeus, sa domination sur toute ctiose ^
Ce rythme de la naissance et de la corruption du monde se reproduit perpétuellement, et constitue le rythme de la vie du Dieu universel, Zeus. La loi du développement du monde est rigoureusement la même pendant chaque période. Le Zeus stoïcien n'est pas un joueur dont la puissance se manifeste par la diversité et la richesse des combinaisons-; c'est une volonté constante et ferme ; donc chaque période reproduira identiquement la précédente ; et, puisque tout se rattache à tout jusque dans les détails les plus minutieux, « il n'y a évidemment rien d'impossible, dit Chrysippe, qu'après notre mort, après bien des périodes de temps écoulées, nous soyons rétablis dans la forme même que nous possédons maintenant^ ». Et Néraésius déve-
1. La conflagration se fait xatâ tt.v toû flsoy 5vvaoT«tav tûv ôX/b» iTtixçwrr.*;^/-»; (Philon, De an. sacr. edon., Arn., II, 187, 29) : èjnxpârr,<nî alôépoî (Dio, Disc. 40, | 37;.