‹ ChrysippeChapitre 90 sur 166 · Comp. le Dieu d'Heraclite, fr. 20, Diels · texte numérisé non relu

Comp. le Dieu d'Heraclite, fr. 20, Diels

3. Chrys. ap. Lact., Div. InsUt., VII, 23 (Arn., II, n" 623). Zenon avait déjà soutenu la thèse d'après Tatien. .4rfr. Grxcos. 5 (Arx.. II. n" 109 .

loppant cette pensée : « Il y aura de nouveau un Socrate, un Platon, et chacun des hommes avec les mêmes amis et les mêmes concitoyens... et cette restauration ne se produira pas une fois, mais plusieurs fois; ou plutôt, toutes choses seront restaurées éternellement * ». On le voit, le retour éternel symbolise ici la rigueur et la constance dans la volonté du Dieu qui mène le monde : c'est une théorie optimiste, une assurance contre le changement et l'instabilité. Il n'est pas besoin de faire ressortir combien la pensée de Chrysippe est loin de celle de Nietzsche pour qui retour éternel veut dire le hasard, l'absence de but, l'impossibilité du progrès, le dogme « qui libère l'homme de la servitude des fins ^ ».

§ IV. — Anthropologie 3.

A l'époque stoïcienne, le mot âme a acquis, dans le cours du développement des idées, les trois sens suivants : 1° l'âme, force vitale, principe de la respiration et du mouvement; 2° l'âme sujet permanent de la destinée d'un être, persistant malgré les vicissitudes du corps; 3° l'âme sujet des fonctions appelées aujourd'hui psychiques, de la connaissance et des passions.

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