‹ ChrysippeChapitre 92 sur 166 · LA NATURE DE L AME · texte numérisé non relu

LA NATURE DE L AME

uerme ua des ascendants de l'individu considéré; il y aura, dans le cours du développement, une lutte entre ces raisons, et, suivant que l'une ou l'autre l'emportera, l'individu ressemblera à l'un ou l'autre de ses ascendants '. Telle est la cause de l'hérédité.

Le développement se poursuit en trois temps : développement embryonnaire, naissance, passage à l'état adulte. La première phase est possible parce que le souffle vital se nourrit des émanations du sang maternel-. Mais à ce moment, ce souffle n'est pas encore une àme ; il n'a en effet, comme la nature végétative, que la fonction de croissance; l'embryon croit à la façon d'une plante, sans représentation ni mouvement ^. La ?y7'.ç, force végétative, n'est autre chose que le souffle chaud pénétré d'humidité, et qui, pour cette raison, est moins capable de tension^.)

Le souffle vital ne devient àme qu'à la naissance, par son mélange avec l'air froid extérieur qui se fait à la première inspiration ; l'air froid agit sur lui en le

1. Oric, la Ecang.Joh., \X, 2 et 5 (Arn., n" 746-747); Aét., Plac, VII, 3; 1d, n" 749. Chbïsippe, Ab«., Il, 211, 24 : le sperme se forme xa-à (UY|tôv Toû TÛv xpofôvw^ Xô^ou.

2. AÉT., Plac, V, 16,2 {ktin., n" 754;. Gal., n° 743 : ûXtiV-tô tïîî (ir.Tpb; aliJux. C'est l'opinion de certains Stoïciens, d'après lesquels la force aclire réside non dans la mère, mais dans le souffle contenu dans le germe.

^.Philon, Ak.n.. h, 212, 18.

3. Démontré abondamment contre Aristole et Platon, n' 743 (Galien , '757 (Galien), 756 (Aétius), 758 (Galien^.

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