Gal-, Comm. in Hipp., Abî*., Il
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tonifiant, en le rendant plus léger et plus subtile II devient âme : c'est-à-dire qu'il devient capable de recevoir les empreintes des objets extérieurs (la représentation) et d'y répondre par une impulsion à un mouvement (inclination) 2.
Ce n'est pas la fin de son développement. L'âme n'arrive à la raison que lorsqu'elle a acquis les notions communes, à l'âge de sept ans 3. La fin du cycle, l'état adulte a lieu à l'âge de quatorze ans ; elle a alors repris successivement toutes les propriétés de l'âme du générateur, et peut donner naissance à un être qui recommencera le même développement^.
Les Stoïciens se sont beaucoup occupés de médecine; Galien nous dit qu'à son époque, au 11" siècle après Jésus-Christ, on remplirait toute une bibliothèque des œuvres médicales des Stoïciens '" ; mais ces préoccupations sont fort anciennes ; nous avons constaté l'influence
1. Témoignage deChrysippe.PnjT., De stoic. repugn.,ii ; Decomnmn. not.j 46. Le souffle èx (puTixoû <J<uxiitbv y£v6(jievov. Cf. l'élyi/ioiogie ■if^yy), (};ù$i;. L'action de l'air froid continue toute la vie (Plut., Comm.notit., 47; II, 229, 3a).
2. Philon, Leg. alleg., II, 22 (Arn., II, 149, 39). L'âme c'est çOoic 7tpo(T£i).Tiq)uTa çavxaffîav xal ôpfAi^v. La capacité de recevoir les impressions vient d'une plus grande tension, résultant du refroidissement.
3. AÉT., Plac, IV, Il (Akn.,II, 28, 22). Cf. Philon, Leg. alleg., I, 10.
4. AÉT., iôid., V, 23,1. (Arn., II, n" 764); Philon, iôid. Cette division en semaines d'années est très ancienne. Certains Stoïciens paraissent avoir admis que les notions communes n'existent qu'à l'âge adulte de quatorze ans; cf. non seulement Jamblique (Arn., II, n" 835), mais Aétics, loc, cit.