ŒUVRES DIVERSES
Les meilleurs éditeurs des œuvres de Cicéron comprennent, parmi les choses qui lui appartiennent, une sorte de dissertation portant ce titre : Q. Cicero de petitione consulatus ad M. Tullium fratrem, c’est-à-dire : De la demande du consulat par Q. Cicéron adressée à M. Tullius son frère. C’est une sorte de manuel, commentariolum, dans lequel Qiiintus expose brièvement tout ce qu’il faut faire quand on brigue le consulat. Cicéron était un homme nouveau; sorti de l’ordre équestre, il lui fallait lutter contre des patriciens, des consulaires, par conséquent il devait recourir à tous les moyens plus ou moins légaux de s’assurer les suffrages des votants. 11 réussit à merveille, mais cette affaire ne nous touche en rien, et d’ailleurs cette espèce de discours, très-méthodique, très-bien fait et d’un style excellent, n’est pas de notre auteur : par conséquent nous sommes parfaitement autorisés à n’en pas tenir compte. Et, d’ailleurs, il ne contient absolument rien de médical. Nous en dirons tout autant d’un traité fameux dont Cicéron parle en plusieurs endroits de ses œuvres, mais qui ne nous est pas parvenu.