‹ Cicéron médecinChapitre 33 sur 53 · Barrois, Librairie Protypographique · texte numérisé non relu

Barrois, Librairie Protypographique

2. 11 est peut-être un peu antérieur : Pierre le Vénérable, abbé do Cluny, qui Hérissait vers 1120, affirme que le papier de chiffon était déjà employé de son temps : « Nos livres, dit-il, sont établis avec des peaui de bélier, do bouc ou de t veau, ou des plantes orientales, ou des débris do vieux linges, (ex raturis « veterum pannomm compacli ). »

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vient activer énergiquement le? progrès de ce grand mouvement,] précurseur de la Renaissance. Ici, ce sont ies innombrables ro-' mans qui procèdent de l’épopée Carlovingienne, les naïves poésies] de la langue d’oc, la recherche ardente et les traductions en1 prose et surtout en rytnes des classiques anciens; par delà lest Alpes, naissent Dante et Pétrarque, Pétrarque, l'infatigable ch- rcheur, auquel nous allons être forcé de revenir avec quelques1 détails.

Mais bien avant ces époques fortunées, nos rois avaient réuni de riches librairies; Charlemagne, par les soins éclairés et inces^nis d’Alcuin, d’Éginhard, de Raban Maur, qui fut depuis archevêque de Mayence, de saint Adalard, abbé deCorbie. et de quelques autres savants, ses vrais pairs, avait formé une bibliothèque nombreuse et bien choisie, qui fut négligée sous le pâle règne de Louis le Débonnaire, mais entourée d'un nouvel éclat pendant celui de Charles le Chauve. Ce dernier, un pauvre roi s’il en fût, avait eu le bonheur de rencontrer un ministre lettré,' l’archevêque Ilincmar, et un conseiller intime, qui fut à la fois homme d’État cl l’ardent promoteur des études littéraires : ce fut Rudes, le savant évêque de Beauvais. Grâce à la haute influence de cet homme illustre, l’école de Paris prit un tel éclat que 1rs étrangers eux-mêmes en furent frappés. Herrie , moine de Sainl- Germain-I’Auxerrois, et Wandalbert, moine de Prum, au diocèse de Trêves, racontent que la prospérité des éludes littéraires y devint telle, qu' Athènes aurait env ié le sort do la France, et que la France n’aurait eu rien à envier à l'antiquité. Èrigène y professait la philosophie, et son nom et ses écrits prouvent que la littérature et la philosophie ancienne tenaient une grande place dans renseignement de cette école. Charles le Chauve laissa en mou-i ranl la plus grande partie de ses livres, copiés presque tous au temps des splendeurs de son aïeul, aux abbayes de Saint-Denis cl de Compiègne.

C’était à peu près il celle époque que le grand Alfred, roi d'Angleterre, attirait à sa cour le moine Jehan, de l'abbaye de Corbie, cl lui confiait la direction dos éludes littéraires, en même temps

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quo K? soin de former les moines d’Abingdon à la lecture et à l’art du chant.

Saint Louis, dont l’amour pour les lettres nous est raconté par Godefroy de Beaulieu, son confesseur, et Vincent de Beauvais, le précepteur de ses fils l 2, poursuivit avec ardeur la transcription des livres, à laquelle il employait un grand nombre de copistes : il divisa, par son testament -, la nombreuse bibliothèque qu'il avait formée et déposée à la Sainte-Chapelle de Paris, entre le couvent des Dominicains de Compiègne, l’abbaye de Royaucnont, les Cordeliers et les Dominicains de Paris. C'est à l’ardeur que le saint roi mettait à poursuivre la transcription des textes sacrés et mêmes profanes que nous devons probablement Vitruvc, Jont le nom se trouve cité pour la première fois dans le Specut'uin de Vincent de Beauvais ; ce dernier parle également pour la première fois des Épîtres de Pline, ainsi que de plusieurs auteurs de la basse latinité, qui avaient disparu dans la poussière des librairies conventuelles.

Au xive siècle, nous ne retrouvons plus dans la bibliothèque le nos rois que trois classiques, Ovide, Lucain et Boëce, et, malgré l’assertion de Hallam , nous ne voyons nulle part figurer le 10m de Cicéron.

Dans l’inventaire de la bibliothèque de Charles V, fait en 1373, libliothèque qui plus Urd fut enlevée, et non pas achetée, par e duc de Bedford (ainsi que I ont écrit deux écrivains anglais 3) , nous trouvons plusieurs exemplaires de Tite-Live, mis en frr.11-

1. L illustre a .leur du S/teculuiti quadruplex, imprimé pour la première lois rar Mentelin de Stiasbourg, en 1473-76, 7 vol. gr. in-lbl. — Voyez sur celte olumineuse, mais précieuse encyclopédie du xm' siècle, l’excellent travail de

«I. Daunou, dans le 18” vol. de Y Histoire littéraire de la France,

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