Ilistur. Franc. Sc ipt., Tom. V, p
3 Les livresque le rui Charles VI laissa après sa mort en I 123 dans la librairie lie la tour du Louvre montaient à 853 volumes, la plupart écrits sur velin et hQiement enluminés; ils furent estimés valoir 2323 livres 1 sous du temps: cependant le duc de Bedlort, r< gent de France par diuit de conquête, les lit enleer et traasporter en Angleterre, sans rien débourser : il est vrai que, pour acquit de sa conscience, d crut devoir consacrer une somme de 1-200 livres à érection d’un tombeau, où l’on ensevelit le malheureux roi et -la reine., sa coupable épouse.
ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE
çais par Pierre Be rebeu re; — les Epi g Irez Seneque a son amy Lucile j traduites par Laurent de Premier-Fa ict; — plusieurs exemplaires des Fables Ysopet ; — 1 eyesse de Cheaallye Veyetins de re militari ); plusieurs livres d'Aristote, traduits peq Nicolas Oresme, entre autres un y liure nome Polilhiqwes c, yconomiques. — Valerius Maximus, couuerl de soye vermeille a queue , 1res bien escripl et ystorié : c’est la traduelior faite par Simon de Ilesdin et Nicolas de Gonesse. — Les Fa*z et la Vie de César et Suelonc et des Romains, très bien ystorie et escripl. — Guide le yrant , ryme et moralise, escripl a, lettres de note : ce sont les Métamorphoses moraUsces de Thomas Waleys, traduites en français. — Geomenla Fuelidiz, cure Commento Mgri Campani. — Ouidius de Punlulo de Ponto , en ung liure t 1res viel. — Lucan , 1res viel. sans couerture. — Ouidius de velula rustica deflenli. — Plato in Thimeo. — Josephus en deux 1res gratis volumes; — Alexander Magma et Lucanus, couerls de parchemin : le premier est sans doult Quinte-Curce.
Dans l’inventaire des livres de Charles Y et de Charles YI, non compris dans celui de 1373, nous trouvons : — Astronomie Ypocratis, Astronomie Aristotelis , Traclatus de uritiis el autres traités de médecine; — Lucanus en latin de lettre Boulenoise ; — Ovidius de Epislolis , eD latin; Titus Liuius, de la traduction de P. Bercheure.
Dans la bibliothèque de Jehan, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, dont le Catalogue est relaté dans 1? compte d exécution testamentaire de sa succession, dressé par Jehan Je Bourne, nous trouvons Aristote, Priscien, Térenee. Boëce. Lucain, Gégèce, Galère-Maxime, Tite-Live, Suétone, César, tant en latin qu’en traductions françaises, -mais, et le fait mérite d'ètre remarqué, ainsi que pour les précédents inventaires, pas un seul volume de Cicéron.
Du reste, et nous aurons à revenir sur celte singularité, les manuscrits des nombreux ouvrages du grand orateur, qui plus lard deviennent si communs, qui au xv* siècle sont transcrits.
S U K M. T. CICÉRON
traduits, commentés par l’Europe entière, sont, du xc au xme, d'une insigne rareté, et disparaissent presque absolument. Nous constatons le fait, mais nous pensons qu’il est difficile d’en donner une explication satisfaisante.
Dans la librairie de la Sainte-Chapelle de Bourges, dont le Catalogue fut dressé en 1405, nous trouvons Galien, Josèphe, Valère-Maxime, Boëce, mais le nom de Cicéron n’y figure point.
Pas davantage dans la librairie des sires de Jaligny ; pas davantage dans l’inventaire de l’abbaye de Saint-Père de Chartres, où l’on trouve Ovide, Juvénal et Virgile.
Les lettres de Jornandès 1 prouvent que chez les Goths et les Yisigoths, aux ve et vr siècles, on lisait assidûment les classiques latins, et que Cicéron jouissait parmi ce peuple, à peine au début de la civilisation, de tous les honneurs dus au prince des orateurs.
Cassiodore le possédait : Isidore de Séville le cite 'a toutes pages dans son livre des Étymologies et dans ses lettres à l’évèque Braulion.
Saint Loup (je crois qu’il a été canonisé ), évêque de Ferrières enGàtinais, écritau pape Benoît III, au milieu du ixc siècle, une lettre que l’on a heureusement conservée : il le prie humblement de vouloir bien faire remettre à deux de ses religieux qu’il expédie à Rome à cet effet le traité de Cicéron, De Oralore , et deux autres ouvrages qu’il ne possède qu’incomplets, promettant de les restituer avec une scrupuleuse fidélité.
Dans une autre lettre adressée à Regimbcrt, il le supplie de lui rapporter d’Italie : « Catiiinarium et Jugurthinum Salustii , librosque Verrinarum », et il ajoute : « et si ulios vel corruptos nos habere, vel penilus non habere cognoscitis , nobis afferre dignemini , ut vestro bénéficia viliosi corriganlur . »
D’une autre lettre de cet ardent ami des lettres, il semble résulter que l’on possédait au temps de Charlemagne la traduc-
1. Les manuscrits de Jornandès furent retrouvés dans une obscure librairie d’Allemagne, par Ænéas Sylvius Piccolomini, qui monta sur la chaire do saint Pierre sous le nom de Pie II.
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tion à peu près complète d'Aratus par Cicéron, car il dit: « Tullium in Arato Irade, ui ex eo quœ deesse egil noaler aperuü supplcanlur. »
Au Xe siècle , on lisait à l’abbave de Fleuri le fameux traité De Republiccij qui fut perdu peu de temps après : Pétrarque le chercha par toute l’Europe, et son désespoir de n’avoir pu retrouver ce précieux monument est énergiquement peint dans sa correspondance : le cardinal Maï devait être plus heureux.
Yoici le fragment d’une lettre que le grand et savant Gerbert, qui fut pape sous le nom de Sylvestre IL écrivait à ce sujet : « Comitentur iler luum Tulliana opuscula de Republiea et in Verrem et quœ pro defensione multorum plurima romarw eloquentiœ parens conscripsü. ( Epist. 87.)
Parmi les manuscrits qui figuraient dans la très-précieuse librairie de l’abbaye Sainl-Germain-des-Prés de Paris, on voyait un livre fort curieux attribué à Cicéron, dont on faisait remonter l'antiquité jusqu’au iv* siècle : on crut reconnaître que cet important monument n’était autre que le fameux traité De Consolatione ; mais il était presque illisible, rempli de chiffres inconnus, bien qu’il eût appartenu longtemps à saint Cyprien, qui l’avait, prétendait-on, couvert de notes de sa propre main... si non è vero... Quoi qu’il en soit, ce précieux manuscrit disparut avec une grande partie des trésors littéraires de celte abbaye dans le fatal incendie de 1794, à moins qu'il n'ait été compris dans le vol de 1791, où les vingt-cinq plus précieux manuscrits, provenant presque tous de Corbie, furent enlevés et vendus à l’étranger : ils figurent aujourd’hui à la bibliothèque de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg : il serait intéressant de vérifier si ce livre précieux s’y trouve et ce qu’il est réellement.
Nous venons de parler de Corbie ; un savant distingué, M. Léopold Delisle, vient de publier sur la librairie de cette illustre abbaye un mémoire extrêmement intéressant dans le tome XXIV* des Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, auquel nous empruntons les détails qui suivent : le plus ancien document relatif à celte bibliothèque importante est un fragment
SUR M. T. CICÉRON. 307
de catalogue du xi® siècle, conservé à la Vaticane ( Ms. 520 du londs de la reine Christine) ; il fut publié par le cardinal Mai, en 1 841 , mais avec assez peu d’exactitude ; un autre catalogue du xiii' siècle (mémo fonds, même n°) décrit 330 volumes environ de cette librairie. Cette précieuse collection , considérablement augmentée pendant les siècles suivants par le zèle de quelques abbés et les dons d’un grand nombre de savants et de fidèles, fut malheureusement exposée à de terribles dilapidations pendant les guerres civiles des xvie et xvuc siècles. Parmi les manuscrits qui avaient échappé à ces nombreuses péripéties, les plus précieux (environ 400) furent réunis à la bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés en 1 636 où iis furent conservés en grand honneur jusqu’en décembre 1795 et janvier 4796, date de leur réunion définitive (nous l’espérons du moins) à la Bibliothèque impériale, où ils sont compris sous la rubrique de : fonds de Saint-Germain-des-Prés.
Presque tous les classiques latins figurent dans ce précieux catalogue du xm° siècle, que M. L. Delisle vient de publier in extenso : César, Quinte-Curce, Térence, Virgile, Martial, Perse, Juvénal, Lucain, Salluste, Tite-Live, etc., etc.; de Cicéron nous trouvons, chose remarquable, trois manuscrits du traité De Consolatione ! que sont-ils devenus? les Philippiques; Prima rhetorica Tullii; Tullii de Seneclute; Tullii liber secunda rhetorica; Ulraque Rhetorica, ad Herennium; Tusculanarum.
Dans le Catalogue dressé par Henry de Estria des richesses bibliographiques du monastère de la Trinité à Cambridge, que nous avons déjà mentionné, nous voyons figurer plusieurs traités de Cicéron : les Paradoxa, le De Seneclute , le De Arnicilia et le De Officiis.
Sous le nom de Tully, il figure également dans l’inventaire de la librairie du monastère do Durham au xue siècle, dont fut abbé, un peu plus tard, le célèbre Richard de Bury. En 1153,
1 . Ces manuscrits de Corbie, portés à Saint-Germain-des-Prés, sont compris dans le catalogue de cette bibliothèque, dressé en 1077, catalogue dont Montfaucon nous a donné l’abrégé.
ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE
llugli de l'usar, évêque de celle \ille, le propre neveu du roi Étienne, possédait également plusieurs manuscrits de Cicéron.
Mais jamais, à aucune époque, dans aucune contrée, on ne ren- contra plus fanatique admirateur du grand classique romain que l’illustre Pétrarque1. Dans ses lettres intimes, avec cette complaisance, cette prolixité que le bibliophile met d'habitude à narrer ses fouilles, ses déconvenues ou ses triomphes, il prend soin de nous raconter qu’il faisait rechercher et qu'il recherchait luimême les manuscrits anciens de Cicéron par toute l'Europe. Jamais il ne passait près d’un monastère sans se détourner de sa route pour en visiter scrupuleusement la bibliothèque, quels que dussent être les inconvénients qui pouvaient résulter pour lui de ces retards. A Liège, il retint ses compagnons de voyage dans une mauvaise auberge, pendant plusieurs jours, pour l’aider à transcrire deux des discours les plus importants de Cicéron ( l'un était : Oratio pro lege Manilia) , qu’il avait eu le bonheur de retrouver, et qu’il eut la gloire de faire revivre, et c’est alors qu’il ajoute : « De libris quidem Reipublicœ jam desperans, librum de Consolatione quæsivi qnxie , nec inverti. »
Nous avons déjà parlé de ce beau livre de Republica, dont le cardinal Mai fut assez fortuné pour retrouver d importants fragments, et nous y reviendrons; mais le traité en deux livres de Gloria , le poëme sur le Consulat , celui qu’il fit en l'honneur de * son compatriote Marius 2, la plus grande partie de sa traduction en vers des Phénomènes d’Aratus; enfin, perte à tout jamais regrettable, ce traité de Consolatione , écrit d’inspiration par un père au désespoir sur le corps inanimé de sa fille , morte à la fleur de l’âge , tout cela, et bien d’autres chefs-d’œuvre, sont, hélas 1 perdus probablement pour toujours!...
1. « Mihi quidem, dit-il, "Vix unquam peregrinatio longior suscepta est, ubi non incognitos Ciceronis, no dicam libres, sed inaudita librorum nomina compererim. »
2. Quelques vers de ce dernier poëme ont survécu : tout le monde connaît ce fragment célèbre qui commence par co vers :
Sic Jorig altisoni subito plnnata satollos..., fragment quo Voltairo a si heurousoment tiaduit.
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Dans cette même lettre où il raconte avec une joie non déguisée sa découverte de ÏOratio pro lege Mcmilia , Pétrarque entre dans de curieux détails sur les fatales destinées des deux livres de Gloria. Un savant et un chercheur de ses amis dévoués, Raymundus Superantius, les avait découverts et les lui avait gracieusement transmis; Pétrarque, transporté de joie, s’empresse de les montrer à son ancien maître, un malheureux dont le nom nous échappe, et a l’imprudence impardonnable de les lui prêter pour un jour, pour une heure peut-être ; celui-ci, qui vivait dans une misère profonde et dans la débauche, un vieillard! (cet âge est sans pitié ), les met en gage chez un Lombard, un Juif peutêtre (on pourrait aisément s’y tromper), obtient quelques misérables écus et se hâte de disparaître dans quelque bouge immonde. Le poëte, qui veut rentrer en possession de son trésor, revient; son homme a disparu; il court au Lombard, le Lombard a vendu le manuscrit à un digne confrère, celui-ci à un autre, bref le manuscrit était une seconde fois perdu. Pétrarque, on le comprend, fît les plus furieuses recherches; il ne retrouva jamais... que le vieux pédagogue.
Pour sortir un peu de la torpeur où l’avait plongé sa mésaventure, le poëte se remit en voyage de découverte 1. Cette fois il vit, de ses yeux vit (du moins il l’affirme) les manuscrits du grand Varron; c'était dans un couvent de la haute Italie2 : il • insista pour les avoir; on les lui fit espérer, puis on changea d’avis: le manuscrit rentra dans les oubliettes du monastère; Pétrarque eut beau insister, tourmenter, rien n’y fit : l'occasion perdue avait fui pour toujours.
On voit que, s’il fut heureux en quelques circonstances, le
1. C est dan* le récit de ce voyage que l’on trouve des plaintes amères contre l'ignoTance et l'abrutissement de ces villes, dans lesquelles il ne pouvait parvenir à trouver de l'encre pour copier les fragments de la littératuro roraaino qu'il venait de découvrir.
2. Pétrarque ne dit pas où il trouva ou crut trouver les manuscrits de Varron : nous avons quelques raisons de croire qu'il veut parler de l'abbaye do Bobbio , dont les trésors ont été réunis à la bibliothèque des Médicis, l'une des plu* riches du monde.
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pauvre grand poêle avait aussi ses jours de déconvenue; au reste, nous aurons l’occasion de revenir à lui tout à 1 heure.
Ainsi qu’on peut le voir, d’après les quelques extraits d'inventaires de librairies que nous venons de donner, on peut résumer en peu de mots l’histoire, malheureusement trop incomplète, des manuscrits de Cicéron.
Pendant les premiers siècles qui suivirent sa mort, tant que le paganisme, battu en brèche par une religion nouvelle, reste debout et triomphant, les écrits du grand homme sont conservés en honneur, renommés à l’égal des plus purs monuments littéraires des grands siècles de la Grèce. Le triomphe définitif du christianisme les fait peu à peu négliger: ils tombent en désuétude avec tous les inestimables trésors des littératures profanes; cependant quelques savants et la plupart des pères de 1 Église s’inspirent encore des immortels écrits de l'orateur romain, et jusqu’au ixe siècle on en retrouve facilement, dans le plus grand nombre des écrivains contemporains, des traces nombreuses.
Du i\,! au xuc siècle, ils disparaissent presque totalement; c'est effectivement de cette époque néfaste que l'on peut dater, presque avec certitude , la destruction des plus précieux fragments littéraires de l’antiquité, dont le monde savant déplorera la perte tant que le sentiment du beau existera.
A partir de la fin du xii° siècle, quelques érudits laïques et religieux s’émeuvent de cette disparition : on recherche les manuscrits profanes, on en retrouve quelques-uns, et le nom de notre Cicéron reparaît de distance en distance dans quelques-uns des inventaires de librairies.
Mais à dater du xive siècle, grâce aux efforts incessants, aux recherches ardentes de quelques nobles érudits, à la tète desquels les noms de Pétrarque d'abord . puis du Pogge et d Ange Polilien, de Niccolo Niccoli, et encore ceux de l'archevêque de Pavie , de l’évêque d’Aleria, viennent naturellement se placer, les admirables écrits de l’orateur romain sont transcrits de tous côtés, et, si nous osons nous servir d’une expression malsonnante en grave matièr*, reviennent à la mode. Le xv* siècle ne
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fait qu’ajouter à cette ardeur de transcription. Cicéron est dans les mains de tout le monde; on commence à le traduire, à le comparer, à le commenter, la découverte de l’imprimerie survient, et son immortel traité de Officiis est le premier fragment d un grand classique dont la possession soit assurée à la postérité par la sublime invention de Gutenberg.
Quelques chiffres ne pourront que prouver ce que nous avons avancé de l’excessive rareté des manuscrits de Cicéron avant le xive siècle. Dans les ventes successives de l’incomparable bibliothèque du duc de La Vallière figurent plus de trente manuscrits de Cicéron; tous, sans exception, ont été désignés par MM. Debure et Van Praët comme appartenant au xvc siècle. Les nombreux manuscrits du docteur Askew, vendus à Londres en 1775, ne présentent qu'un seul volume, le de Inventione Rhetorica, qui soit indiqué comme étant du xne ou du xme siècle; tout le reste est du xve siècle. En 1859, un éminent collectionneur, réfugié en Angleterre ( tout le monde sait de qui nous parlons), vend la plus grande partie (1190 numéros) des manuscrits de son immense bibliothèque; il présente en ligne vingt manuscrits de Cicéron : tous sont du xive ou du xve siècle; et nous pourrions multiplier ces citations à l’infini; mais nous nous contenterons de donner, comme dernière preuve à l’appui de ce que nous avons avancé, le relevé exact des manuscrits cicéroniens de la bibliothèque des Médicis de Florence , et celui des manuscrits appartenant à I ancien fonds latin de la Bibliothèque impériale ( la proportion esta peu près la môme pour les autres fonds). La bibliothèque Laurenliane ou des Médicis, à Florence, contient 144 manuscrits cicéroniens ainsi classés:
IXe siècle 1
xi* — 4
XIIe — Il
xme — 7
xive — 22
332 ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE
xv* siècle 98