‹ Cicéron médecinChapitre 42 sur 53 · OPERA PHILOSOPHICA · texte numérisé non relu

OPERA PHILOSOPHICA

Les œuvres philosophiques de Cicéron ont été imprimées collectivement pour la première fois à Rome par Sweynheim et Pannartz en 1471, en deux parties in-fol., qui sont parfois réunies en un seul volume. La première partie a été achevée d'imprimer le 27 avril, et la seconde le 20 septembre. Le recueil forme en fout 368 ff. à 36 et 38 lignes, plus 2 feuillets blancs. La première partie comprend : Dialogits de natura deormn : de Divinalione : Officia; Paradoxa; de Amicilia; de Senectute. La seconde : Quœsliones Tusculanæ; de Fi ni bus bonorum et maJorum de Fato; de Petitione Consulalus : pars Libelli de Pbilnsophia; de Essenlia Mundi, in Timeo Platonis; Quœslionrs academicœ; de Le gibus 1 2.

Cette collection do toutes les œuvres philosophiques alors connues de Cicéron ne se trouve presque jamais complète*: on

1. Voyez dans Hain., tom. II, p. 137, une description très-détaillée de ce prelieux rocueil.

2. Le P. Lairo dit que cette édition est si rare, que si elle ne se trouvait pas désignée dans la liste que Sweynheym et PannarU ont donnée à Sixte IV des productions de leur imprimerie, il y aurait à douter de son existence: en otTel elle n’a été connue que sur le rapport d’Orlandi et de Maittaire. Le P. Laire ne l'a pas vue et le P. Audiflredi non plus, bien qu'il conjecture, d'après un vol. de la Cnannatc contenant les Tuseulanes avec le de Finibus, sans aucune note d'impression, que ce fragment, évidemment sorti des presses de Sweynheym et Pannart*. doit faire partie de cette précieuse édition : elle fut dé-rite pour la nremi'ue ms à la vente Crevenna (1789), où s'en trouvait un exemplaire cim.il

SUR M. T. CICERON

n en connaît réellement que quatre exemplaires parfaits ; celui de la Bibliothèque impériale est peut-être le plus beau et le plus précieux; c’est l’un des plus admirables livres qui se puissent voir.

Une édition, fort précieuse également, est celle qui fut publiée à Paris par les illustres associés qui, les premiers, importèrent en cette ville l’heureuse découverte de Gutenberg, vers 1470: Ulrich Gering, Martin Krantz et Michel Friburger. Publiée en 1471, sous la direction de Jean de La Pierre et peut-être aussi de Guillaume Fichet, corrigée par Erhardus Windsberg, cette rare et précieuse édition (in-fol., lett. rondes, 212 ff., de 31 lign. à la page), quoique moins complète que celle de Rome, n’en forme pas moins un volume du plus grand prix : l’exemplaire de la Bibliothèque impériale est parfaitement beau.

Donnons encore la description de quelques parties importantes de ce recueil, qui ont été imprimées séparément, à des dates antérieures à la publication de l’édition collective.

Officiorum libri 1res , Paradoxa et versus xu Sapienlium. — La première édition fut publiée à Mayence, en 1465, par Pierre Scheffer de Gernsheym et Jean Fust :

Joannes Fust, Moguntinus civis....

Pétri manu pueri mei féliciter efcci.

C’est un petit in-fol., goth., de 88 ff. à 28 lignes par page. Ce rare et important volume est à la fois le premier volume Cicéronien qui ait obtenu l’honneur de l’impression et en même temps le premier des classiques anciens dont la sublime découverte de Gutenberg, de Fust et de Scheffer, ait assuré l’existence. La plupart des exemplaires connus sont sur vélin ; il y en a 29 : on en connaît fort peu sur papier, et pourtant ils sont moins chers que les pre.miers. Ce livre célèbre a de tout temps éveillé l’attention des bibliographes, et les quelques différences que l'on peut remarquer entre plusieurs exemplaires ont motivé des recherches ingénieuses. Ir>;> ingénieuses sans doute, rar elles tmn-

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