I. Maitlaire ; .lui», ty/jiiyr
356 ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE
bent dans la minutie : qu’ils aient ou qu'ils n’aient pas les écussons de Scheffer tirés en rouge , que telle suscription manque dans un exemplaire et se trouve dans un autre, que dans celui-ci on lise Prefalio et dans celui-là Prefacio , que presque tous aient les pontuseaux perpendiculaires, c’est-à-dire soient in-fol., mais que quelques-uns les aient en travers, c’est-à-dire soient in-4f , etc., qu’est-ce que cela prouve ? Uniquement, ainsi que I a fort bien dit M. Brunet, qu’il y eut un nombre successif de tirages, quatre ou cinq peut-être, de différentes feuilles d'une seule et même édition, tirages motivés par des corrections répétées, et non pas quatre éditions différentes, comme de Bure, dans la Bibliographie instructive, cherche à le prouver par de longues et peu intéressantes recherches.
Les Paradoxa, qui sont imprimés là aussi pour la première fois, furent réimprimés séparément à Rome, avec Urlius et Ca-lo Major, chez Svveynheym et Pannartz, en 1469, gr. in-4°.
Ce livre à jamais célèbre, de Officiis, quelquefois aussi nommé Etliica , était tiré des philosophes grecs Panætius et Hécaton , mais tellement augmenté et transfiguré, que l'on peut hardiment le présenter comme le Corpus prœceptoriim juris naturalis et moralis disciplinée le plus parfait et le plus sublime qui ait été jamais eon<,'u par le génie de 1 homme.
De tous les écrits de Cicéron, c'est certainement celui qui resta à toutes les époques le plus populaire et le plus cultivé. Sur le plus grand nombre des manuscrits que l'on en rencontre, on retrouve ces deux vers :
Excellunt libros cunctorum philosophorum Isti cpios fecit très Tullius Oificiorum *.
D’après une note autographe do Pétrarque, qui se \oit sur un précieux manuscrit de la Laurenliana s, note que cite Bandini