Acte I. aiç. i
5, Sa vertu combattue... Ce vers ne s'accorde guère pour le .sens avec celui qui le précède; il y a même une sorte de contradiction ; si Emilie n'a
Elle a lu dans mon cœur, vous savez le surplus, Et je vous en ferais des récits superflus. Vous voyez le succès de mon lâche artifice : Si pourtant quelque grâce est due à mon indice i , Faites périr Euphorbe au milieu des tourments, Et souffrez que je meure aux yeux de ces amants 2. J'ai trahi mon ami, ma maîtresse, mon maître, Ma gloire, mon pays, par l'avis de ce traître; Et croirai toutefois mon bonheur infini, Si je puis m'en punir après l'avoir puni3.
AUGUSTE
En est-ce assez, ô ciel! et le sort, pour me nuire,
A-t-il quelqu'un des miens qu'il veuille encor séduire ?
Qu'il joigne à ses efforts le secours des enfers4 ;
Je suis maître de moi comme de l'univers ;
Je le suis, je veux l'être3. 0 siècles, ô mémoire!
Conservez à jamais ma dernière victoire6 ;
Je triomphe aujourd'hui du plus juste courroux
point goûté ces grossières amorces qui lui étaient présentées (Acte IV, v), sa vertu n'a pas eu de combat à livrer, et, par conséquent, n'a pas eu besoin de redoubler ses forces. — Au reste, en maint endroit de cette confession de Maxime, comme dans d'autres parties du même rôle, comme souvent ailleurs dans les rôles sacrifiés, qui ne lui donnent rien de généreux ou d'énergique à exprimer, le style du grand écrivain faiblit involontairement ou se néglige. Voltaire a souligné justement, De craindre Qu'après moi vous m'eussiez envoyé ; — Sous Vcspoir du retour pour venger... — Vous savez le surplus. Etc.
1. A mon indice. Ce mot se prenait au sens du latin indicium, dénonciation.