‹ CinnaChapitre 116 sur 127 · Var. A vos bontés. Seigneur, j'en demanderai deux · texte numérisé non relu

Var. A vos bontés. Seigneur, j'en demanderai deux

Le supplice d'Euphorbe, et ma mort à leurs yeux.

3. Maxime a sans doute de justes raisons d'en vouloir à Euphorbe; mais comme il en a de meilleures encore d'en vouloir à lui-même, sa confession le relèverait davantage s'il s'accusait seul, et s'offrait simplement au châtiment qu'il reconnaît avoir mérité.

4. Qu'il, joigne à ses efforts... On voudrait entendre, que le ciel joigne à ses efforts le secours des enfers (qu'aux dieux d'en haut, dii superi, acharnés à me persécuter, viennent se joindre ceux d'en bas, dii inferi). Mais le sort est le sujet évident de qu'il joigne : que le sort, le destin, joigne le secours des enfers à ses efforts... — Si le vers, dans ces deux manières de l'entendre, est d'un mouvement vif, l'expression, dans la seconde, est moins nette, l'image moins satisfaisante. Heureusement, cette remarque que fait le lecteur à tète reposée, échappe au spectateur, et même au lecteur ému, tout entiers l'un et l'autre à l'effet du sublime vers qui suit.

5. Ce Je veux l'être (après Je suis maître de moi... Je le suis) est moins, ce semble, le signe d'un nouvel et dernier effort, qu'un affirmatif témoignage de cette pleine maitrise et possession de soi, qu'il se plait à se rendre à lui-même. Je le suis, parce que je veux l'être ; je le suis, de ma pleine et entière volonté; parole triomphante d'une conscience satisfaite.

6. Ma dernière victoire. Peut-on entendre. Ma plus haute, ma plus belle victoire? Cf p. 89, n. 4.

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