‹ CinnaChapitre 24 sur 127 · Étonné; au sens premier. Abattu, consterné, épouvanté · texte numérisé non relu

Étonné; au sens premier. Abattu, consterné, épouvanté

4. '(Tout beau, ma passion...» Ce tout beau, qui est devenu de plus en plus familier, à tel point que nous n'osons plus le dire à d'autres qu'à nos bêtes, passait alors encore très bien dans le style relevé.

... Tout beau; ne les pleurez pas tous.

(Le vieil Horace à Camille, Acte III, se. vi.)

Tout beau, pensers mélancoliques, De Quoi m'osez-vous discourir ?

(Malherbe, Plainte sur une absence.)

Tout beau; que votre haine en son sang assouvie N'aille point à sa gloire...

(Pompée, III, ii.)

Tout beau, Pauline; il (Dieu) entend vos paroles. Et ce n'est pas un Dieu comme vos dieux frivoles. (Polyeucte, IV, ut.)

5. Dire à sa passion : Tu vois, est un peu singulier; c'est la moins naturelle des apostrophes de ce genre auxquelles se livre Emilie; mais on est entraîné par la ûère énergie de ce retour à son devoir, à ce qu'elle appelle son devoir, à la vengeance per fas et nefas.

6. Ce brusque et résolu n'importe ne contribue pas peu à l'entrain de cette soudaine reprise d'elle-même. Corneille ne recule pas devant cet usage elliptique et familier du verbe :

Je demande la mort...

Qu'elle soit un ellet d'amour ou de justice.

N'importe; tous ses traits n'auront rien que, de doux.

(Horace, IV, vu.)

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