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Var. Dans un si gand péril vos jours sont assurés

Vos desseins ne sont sus d'aucuns des conjurés: Et. décrivant tantôt les misères romaines, Je leur ai tu la mort qui fait naître nos haines. De peur que trop d'ardeur touchant vos intérêts, Sur mon visage ému do trahit, iior secrets; .Notre amour n'est connu que d'Évandre et Fulvie.

4. Ce pluriel, des règles, ainsi placé après destin, fait une expression peu aisée et peu naturelle. Ne suffirait-il pas (si toutefois on ose retoucher même les vers faibles de Corneille) de garder le même mot en le mettant au singulier?

Je fais de ton destin la règle de mon sort.

Soyez en ma faveur moins cruelle à vous-même1.

JLMILIE.

Va-t'en, et souviens-toi seulement que je t'aime.

1. Moins cruelle à vous-même. Dans la langue du dix-septième siècle, par un libre emploi, répondant au datif latin, de la préposition à entre l'ad jectif et le nom qu'il régit, la variété des compléments après les adjectifs se trouvait singulièrement élargie.

Ingrat à mon ami, perfide o ce que j'aime.

(Ifémclius, I, iv.)

— « Ne soyons pas vils à nous-mêmes. » (Bossuet, IIe Sermon sur la Passion.) ■— >< Un siècle si malheureux à l'Empire... » (Le même, Hist. univ. époque XI.)

Oli ! qu'elles nous sont bien fières par notre faute!

(Molière, Dépit ainoureux, IV, u.

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