SCÈNE II
Ciel, à qui voulez-vous désormais que je fie4 Les secrets de mon âme et le soin de ma vie ?
et inutile mensonge ne soit indigne de la tragédie. » — Sans doute tout cet artifice est bien misérable. Toutefois cette histoire de noyade, assez étrange et ridicule, n'est pas inutile : Maxime tient à passer pour mort de cette façon, rafin d'éviter d'être recherché, et pour avoir le temps de se dérober avec Emilie, qu'il espère décider à le suivre dans sa fuite.
1. Puis soudain dans le Tibre... Maxime était donc au bord du Tibre, quand il adressait ces paroles suprêmes à Euphorbe? Mais non, il était rentré chez lui en revenant du palais (V. un peu plus haut). A-t-il pris, en courant, le chemin du fleuve pour s'y précipiter ? Mais alors comment Euphorbe n'a-t-il rien fait pour le retenir ? Examiné de près, ce récit mensonger n*est pas des plus habiles, et on peut dire qu'Auguste le reçoit de confiance.
2. Et l'eau grosse... et la nuit assez noire... Euphorbe raconte cette fin tragique en style qui l'est bien peu. — Pourquoi cet assez? pourquoi assez noire ?