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Var. Nous avons un vaisseau tout prêt dessus la rive

2. Me connais-tu ? — Le vous dont Emilie se servait au début de cette scène n'est pas longtemps gardé. La défiance, le soupçon indigné ramènent bientôt sur ses lèvres le tutoiement, qu'elle a facile (comme d'autres héroïnes de Corneille), et dont elle use librement au gré de ses tendresses, de ses colères, de ses mépris. — Depuis la première scène, elle a tutoyé

out le long de son rôle Cinna, qui nulle part ne lui rend la pareille.

3. De peur de leur survivre. Il n'y a pas d'obscurité, en dépit de l'extrême concision de ce langage. On entend qu'elle veut dire : On se refuse à venger de telles victimes, par appréhension de la honte qu'il y aurait à leur survivre.

4. A ces fureurs... A ce besoin furieux, insensé de vous perdre. V. un emploi analogue de fureur, plus haut, p. 77, n. 1.

5. Rend si peu de combat. L'expression rendre combat (qui se justifie par une idée de satisfaction, de réponse à un défi) est familière à nos écrivains classiques.

... Sans rendre combat, tu veux qu'on te surmonte.

(Chimène à Rodrigue, Cid, V, n.) Où sont-ils ces combats que vous avez rendus?

(Racine, Iphigénie, IV, iv.)

— « Je m'étais levée dès le matin pour être devant le jour aux portes du Seigneur; mais lui seul sait les combats qu'il a fallu rendre. » (Anne de Gonzague, dans son Oraison funèbre par Bossuet.)

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