‹ Cinq années de résidence au Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 29 sur 38 · EC TT TD LR " ESS PT É · texte numérisé non relu

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dans ce lac et dans les rivières Niagara et St.-Laurent.

En Canada, on prend i, poissons: de toute espèce avec des lances ou des filets; on n’y connaît point la pêche à la ligne. Les mosquites. et les mouches de sable rendent impossible pour tous: autres que pour:les Indiens de se tenir seulement pendant une heure sur les bords d’un lac ou d’une rivière. Ainsi que je vous l'ai déjà dit ; ces insectes: sont trèsincommodes. dans les bois : mais il est impossible de supporter leurs attaques däns:le :voisinage.de l'eau .où ils paraissent : re mu de force et de, méchanceté. ) 519 {16 01"

Jibas

Arbres doua

fournie qui fle tinent tre fou:

l'orme leaù ,e le poir LÉ produ

Arbres qu’on trouve ‘en Canada. Érable dur et doux. — Hétrerouge , blanc et bleu. — Chêne

si noir, rouge et blanc. — Orme rouge et blanc.

FR — Noyer. — Châtaignier. — Peuplier. —

s- ,—\Saule pleureur..— Peuplier de Lombar-

. - dies di Pommiers, Pruniers., Cerisiers , Pée

chers, éto.

Gefs | DOTE

Les forêts du Canada sont abondamment fournies de presque toutes les espèces d'arbres qui fleurisssent.dans les autres parties du continent américain: l’érable dur et doux ; le hétre rouge, bleu et blanc; le frêne noir et blanc, l'orme rouge! et blanc ; le bois de fer et le bouleau , etc. Les arbres à fruit sont le pommier, le poirier,; le prunier, le cerisier et le pêcher. :: L'Érablé & sucre, acer saccharinum , est la production:la plus utile et la plus précieuse des

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forêts américaines. Néanmoins, M. Parkinson, dans son tour en Amérique, en parle très-défavorablement. Il dit que, s’il n’avait pas d'autre sucre, il ne prendrait jamais de thé. Il émet aussi l'opinion qu'avant de pouvoir manufacturer le sucre provenu de l'arbre, il serait indispensable qu'un homme apprit l'état de rafneur; mais je ne suis pas de som avis. Je pense avec tous les hommes qui connaissent le sucre d'érable, que c'est une des productions les plus importantes du continent américain. Un fermier actif et‘industrieux ; avec le séut-secours de ses femmes, s'il est pourvu des chaudières nécessaires, pourrait annuellement récolter sept cents livres de sucre qui ne le cèderait pas en qualité à celui qui est manufacturé dans les Indes Occidentales. Sion considère qu'il ne faut pas plus de quinze ou'seize jours pour fabriquer cette quantité; il:paraîtra; à toute personne exempte de préjugés, que l'érable à sucre est d'une valeur inappréciablepour le cultivateur américain S'il:n'existait pas en. Canada de manufacture de cette espèce, on serait obligé, dans les territoires éloi,;11: de la province supérieure, de payer le sucre trente-

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six s0!s de l'rance, la livre, tuudis que dns le présent état de choses on peut s'en procurer ume quantité suffisante pour le cinquième de cette somme. En ce moment, sept. cents livres de sucre valent onze livres sterlings, à raison sculement de huit sols de France: la livré ; ce qui donne an fermier une: ample compensation d'un peu plus de quinze jours de travail employés à le: fabriquer dans. une saison de l'année où il pourrait difficilement faire de: son temps uù emploi utile. Ala vérité, wneseulé famille n'ou fabrique pas toujours une aussi, grande quantité ; alors néanmoins ce: n’est: pas laifaute de l'arbre, mais de ceux qui l’exploitent. Les habitañs de toute autre partie de laterre, enpareille occasion et avec les mêmes facilités , ob tiéndraient double et peut-être triplequantitéidu sucre!queiles Américains se contentent de manuüfacturef: Je connais, dans le district de Londres, deux ou trois familles qui sont dans fa’ constante habitude de réaliser le produit añnuël de mille et quelquefois de quinze cents livres de ‘sucre. En effet, le travail nécessaire pour en manufacturer deux mille Livres, n'est guëres plus grand que celui "°:} faut pour en

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obtenir un seul quintal; iln'est pas, d’ailleurs, besoin d’avoir fait un long apprentissage pour confectionner le sucre d'érable ; il peut aussi bien être fabriqué par le paysan le plus grossier arrivant d'Europe que par le plus habile rafineur de la Jamaïque.

On commence , en général, à manufacturer ce sucre dans les premiers jours du mois d'avril, lorsquela sèvede l’arbre est au premier période de sa fermentation , au retour du printems, époque où le fermier ne pourrait utilement: se divrer à aucune autre occupation d'agriculture. On choisit la partie du domaine qui: contient la plus grande quantité d’érables à sucre en fleur, et le plus à la proximité les uns des autres ; on y élève une hutte temporaire pour la commodité des ouvriers : deux suflisent pour exploiter cent arbres dont la sève.découle en même temps. Dans les temps pluvieux, ce n’est que lentement que les arbres donnent leur jus précieux ; et, pendant tout le mois consacré à ce travail , il arrive souvent qu'il ne se trouve que huit ou neuf jours favorables à cette partie de l'opération. Le meilleur temps pour la faire est celui où il gèle pendant la nuit,

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