‹ Cinq années de résidence au Canada [microforme]Chapitre 14 sur 32 · Ë } ‘| RU UN · texte numérisé non relu

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grader chaque jour dans tout ce qui contribue à répandre quelque charme sur l'existence. Ce n'est qu'avec un chagrin réel que j'ai traité ce sujet ; je n’y réfléchis jamais sans une douleur aussi sensible que profonde. Bien connaître la véritable situation des habitans de cette province si richement dotée , et réfléchir au bonheur dont- ils pourraient jouir, s'ils étaient sous la salutaire influence d’une instruction morale et religieuse, ne peut qu’affecter dou- Joureu:ement l’âme de tout véritable ami de l'humanité.

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Suite des mœurs et usages du Haut-Canadu.

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— Manque d'encouragemens pour la culture

De bt à

de l'esprit. — Défaut général d'éducation. — Ses causes: — Mesures législatives pour l'en-

couragement des écoles.

Doués , comme le sont les habitans du Haut Canada , d’une grande intelligence naturelle, ils se croient en état de lutter avec avantage dans le monde , sans avoir besoin de posséder un grand fonds d'instruction : si un ferinier est en état de dire combien un boisseau de Winchester contient de livres de blé, si l’ouvrier . en mécanique peut démontrer la différence qui existe entre un carré long et un triangle équilatéral, et si le négociant sait faire des addi-

tions et des multiplications , ils croient les uns et les autres avoir acquis toutes les connaissances nécessaires à leurs professions respectives. Il résulte de là , que la littérature et tous les avantages qu’elle procure sont inconnus en Canada, où l’on s'occupe plus de défricher les terres, que de cultiver l'esprit.

Ainsi les bienfaits inapréciables de l’éducation dont jouit une population éclairée , ne peuvent encore , de plusieurs années , être ressentis dans le Canada. La grande masse du peuple y est dans l'ignorance la plus complète de tous les élémens d'instruction. Il y a peu de Canadiens qui sachent lire et écrire : les parens très-ignorans eux-mêmes, et n'ayant pas le moindre goût pour la littérature , ue connaissant pas son utilité, n'ont aucunement à cœur de voir leurs enfans plus instruits qu'ils ne l'ont été eux-mêmes ; ils ne croient pas à cet axiôme d'un grand philosophe, qui à dit que la science est la véritable puissance. Convaincus qu'ilvaut mieux que leurs fils apprennent à fendre du bois, et leurs filles à filer, que d’acquérier quelque instruction , ils regardent comme mal employé, tout l'argent qui pour-

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LUTTRE XAXX. 19

rait être consacré à l'éducation. Aussi pendant une résidence de plus de cinq ans dans ‘e Canada, je n'ai vu que deux personnes ayant des livres en main ; encore l’une d'elles consultait alors un livre de médecine sur une maladie dont elle était attaquée. On doit convenir, il est vrai, que les livres sont aussi rares dans plusieurs parties du Canada , surtout dans l'intérieur, que les pommes sur le sommet des montagnes couvertes de neige.

Plusieurs circonstances se réunissent pour mettre les Canadiens dans l'impossibilité de donner de l'éducation à leurs enfans , lorsmême qu'ils en auraient la volonté et les moyens. La difficuité de se procurer des bras, difficulté dont j'ai déjà parlé , force le fermier, nonseulement à se consacrer exclusivement à la culture de ses terres, mais aussi à réclamer les secours de ses enfans , aussitôt qu'ils sont en état de l’aider. En Canada, on fait travailler les petits garçons dès l’age de 7 à 8 ans, etils continuent ensuite pendant le reste de leur vie. à moins qu'ils ne se livrent à cette indolence que j'ai précédemment décrite, et qui est quelquefois portée jusqu’à les détourner de toute

profession honorable. Les bœufs et les chevaux sess sont si bien dressés, et d’ailleurs si peu vi- . sent goureux, qu'un enfant peut les conduire. Ainsi SUP] un enfant de dix ans est presque aussi utile à part son père, que peut l'être celui de dix-huit ; forn mais lors même qu'un père aurait assez d'ai- tien sance pour se passer du travail de ses enfans, chaq les écoles sont généralement trop éloignées de duc sa maison pour qu'il puisse les y envoyer. La secr résidence au milieu d'une population rappro- S. M chée et bien organisée, offre autant d'avan- | contc tages que l’on éprouve d'inconvéniens, lors- il av. qu'on est condamné à passer sa vie dans des sans pays peu habités et presque déserts. der Lorsque la province du Haut-Canada était touj( encore dans son enfance, le gouvernement Pe suprême manifesta le désir de s'occuper du tout bonheur des colons, en appelant l'attention puis du général Simcoé, premier lieutenant gou- nori verneur, sur l'établissement de plusieurs écoles très dans les différentes parties du pays. Cela paraît dire résulter d'une lettre adressée par le duc de Portland , au général Simcoé, en 1796. Il y

est dit que le général s’efforçait de satisfaire aux désirs du gouvernement de S. M. Dans Ja

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session de 1797, la législature provinciale présenta un mémoire au général Simcoé, pour supplier Sa Majesté de consacrer une certaine partie des vastes domaines de la couronne à former un fonds pour l'instruction et l’entretien d’une bonne école grammaticale dans chaque district. En réponse à ce mémoire, le duc de Portland, alors un des principaux secrétaires-d’état , instruisit la législature que S. M. accédait à ses vœux. En conséquence, la concession fut faite ;mais comme jusqu'alors, il avait été très-facile de se procurer des terres sans les acheter , cette concession produisit peu de résultats ; et depuis lors, les choses sont toujours restées dans le même état.

Pendant plusieurs années , il n’y a eu dans tout le Haut-Canada que deux écoles qu'on puisse citer : celle de Kingston, dirigée par l'honorable et révérend docteur STRACHAN, écossais tres-instruit, et une autre à Niagara, sous la direction de M. Cokerez, anglais, qui passe pour être très-versé dans les mathématiques.

En 1807, il fut rendu un statut provincial pour établir dans chaque district un séminaire, dans lequel on serait obligé d’apprendre les

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mathématiques, classiques et pratiques. Le lieu.

tenant-gouverneur y attacha un certain nombre : d’instituteurs, avec des appointemens annuels de cent livres sterling. Maintenant ces écoles commencent à être en activité : nous pouvons assurer que le pays retirera de grands avantages des connaissances que ces écoles devront nécessairement répandre , malgré la médiocrité des appointemens des instituteurs, qui, sans doute , ne tarderont pas à être augmentés dans une juste proportion avec les dépenses et les besoins de la vie.

livres :

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En 1816, il fut rendu une autre loi pour

l'établissement d'écoles communales dans chaque territoire ; mais ce bill contient une clause qui détruit en grande partie l'effet de la mesure , en ce qu'il déclare qu’il y aura une école dans chaque ville ou village , et autre lieu , où on peut réunir vingt élèves. Vingt-cinq livres sterling devaient être affectées à la dépense de chaque école. Admettez maintenant qu'à cette époque la population fut de cent mille âmes , on peut supposer que le cinquième est composé d’enfans susceptibles d’aller à l’école. Il faudrait donc une somme de vingt-cinq mille

lieu. LETTRE XXX:. 141

mbre : livres sterling pour réaliser ce plan, et c'est nuels trois fois plus que la somme à laquelle s'élevait

coles Je revenu provincial à cette époque. Le fait est ERR que le bill manqua totalement son effet. Il y avan- avait aussi une autre clause portant que le sa-

Rae laire proposé serait donné à des instituteurs anvai glais : ce qui excita tant de jalousie parmi les Fr! Canadiens, qu'un grand nombre d’entre eux entes aima mieux n'avoir aucune école, que de les ses et voir sous l’inflencé des Européens , et surtout

des anglais.

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Cuuses de la démoralisation de plusieurs l'évar

LETTRE XXXL.

Canada. — Coupable habitude de jurer. —

Colons. — Réflexions sur ce sujet. — Conduite ses h sur 1

enc semblécs de ces sectaires. — Leurs réunions Le | rible min décei quelques pasteurs pour les éviter. tout toute prei Hau ble « VS

des prédicateurs méthodistes. — Bruyantes a$-

en plein champ. — Graves inconvéniens qui

en sont les suites. — Moyens employés par

Je suis forcé de vous apprendre, quelque

regret que jen éprouve, que la religion est encore plus négligée en Canada, que la plus

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simple éducation. C’est un sujet que je n’aborde qu'avec une extrême répugnance, parce que je sens combien il est au-dessus de mes forces. Mais je n'en suis pas moins détermiié à dire très-impartialement ce quejesais, et à attester ce que j'ai vu.

Si on connaît l'arbre par ses fruits (et je sais que c'est le seul moyen de juger sainement de sa santé ou de sa vigueur ), le Canada offre un tableau affligeant du peu d'efficacité de l'évangile sur les mœurs et les coutumes de ses habitans. Si une indifférence presque totale sur l'observation religieuse du sabbat , si un penchant incorrigible à jurer souvent sur le nom de Dieu, si la constante habitude d’horribles imprécations et de blasphêmes abominables , si une violation journalière de toute décence et un mépris bien marqué pour tout ce qui porte le caractère de la vertu; si toutes. ces circonstances réunies offrent l'empreinte d'un peuple dégénéré et dépravé, le Haut-Canada doit présenter à l’homme capa-

ble de réflexion un aspect bien douloureux.

J'étais venu dans cette contrée avec de fortes

. # préventions en faveur du caractère de ses habitans: mais à mon grand regret , j'eus bientôt découvert que les Canadiens étaient plus dépravés dans leur morale , plus dégradés dans leur conduite, plus dépourvus d’affabilité dans leurs actions, qu'aucun autre peuple que j'aie eu occasion de connaître. Sans être exposés à aucune tentation extraordinaire qui les porte à dévier du sentier de la justice et de la vertu , on les voit constamment, et presque sans cxception, marcher dans la route de l’impiété et des vices. Quoique d’un tempérament naturellement froid et flegmatique , ils vivent en général dans des habitudes criminelles, que l’on pardonnerait à peine à des hordes sauvages, et qui ne peuvent être excusées chez des peuples déjà en pleine jouissance des bienfaits de Ja civilisation.

L'habitude de jurer est plus ou moins commune à toutes les nations; mais je dois dire que dans l’espace d’une semaine j'ai plus entendu jurer en Canada, que dans vingt ans en Irlande : cette habitude est poussée au point de faire craindre que quelque terrible commo-

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tion de la nature ne vienne imposer un éternel silence à ces langues blasphématrices, qui semblent ne proférer des paroles que pour combler la mesure de leurs iniquités : et cela sans avoir aucun motif qui puisse leur servir d’excuse.

Il n’existe dans aucune partie du monde, un exemple aussi frappant que celui qu'on trouve dans l’Amérique du nord, de la vérité de cet adage des philosophes : « Les homznes » placés dans la décroissance de la civilisation »sont toujours ; :: ’icieux et plus brutaux que » ceux qui sont gpiacés à l’autre extrémité et »qui cherchent à s’y avancer. » Les hommes bien nés et bien élevés, qui ont, dans les premiers temps de leur vie, fait partie des hautes classes de la société dans leur pays natal, et qui ont ensuite été obligés de les abandonner, soit par inconduite, soit par suite de malheurs non mérités, oublient bientôt leurs anciens élémens , s'ils se confondent avec les classes inférieures de la société nouvelle dont ils sont entourés ; et acquièrent une teinte extraordi naire de férocité qui donne quelque probabilité à la première partie de l’adage. Mais il doit Towe II. 10

s'écouler un grand nombre d'années, avant que l’assert ‘na relative à la seconde classe puisse complètement s’accomplir. Ceux qui, dans leur pays natal, ont fait partie des classes inférieures et qui se trouvent ensuite placés au point correspondant opposé, nese montrent cependant ni moins vicieux , ni moins brutaux que leurs supérieurs déchus de leur. ancienne existence. Mais , dégagés de la contrainte qui leur était autrefois imposée par les habitudes d'une population avancée dans la civilisation, ils paraissent user très-amplement d’une liberté qui les exempte de toute o bligation morale, et semblent demander avec insolence : Quel est le maître qui a le droit de nous commander ?

Notre langue n'est-elle pas à notre entière disposition. Une pareille génération d'hommes’ ne peut recevoir de salutaires amendemens , que par le secours et la puissante influence de la religion; mais les enfans deviendront sensiblement meilleurs à mesure que les idées se rectifieront , et que de sages institutions amélioreront successivement l'état de la société. Une observation des plus importantes et qui ne saurait échapper à l'homme qui réfléchit ,

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LETTRE XXXL. 147

c’est que les mauvaises liaisons corrompent le: goût, etaltèrent le cœur aussi bien que l'esprit. Je ne l'ai que trop souvent reconnu dans ces contrées. Les émigrans des différentes parties de l’Europe , qui, pendant leur séjour dans leur pays natal, étaient remarquables par la rigidité de leurs principes et la rectitude de leur conduite , à peine arrivés en Canada, sont bientôt atteints par la contagion : ils embrassent avec autant de chaleur que d’empressement les opinions dominantes chez les habitans du pays. Je n'entends pas dire qu'il en soit ainsi de tous les émigrans qui arrivent en Canada : loin de moi cette pensée ! j'espère charitablement et je erois même fermement que plusieurs ont échappé à cette contagion et: ont conservé leur intégrité primitive.

Avant mon départ pour le Canada, j'avais beaucoup entendu parler de la piété des méthodistes Américains et des glorieux effets qui aient résulté de leurs réunions et des sermons prononcés en plein champ : mais pendant une longue résidence dans le pays, j'ai vainement cherché ces traits de sainteté par lesquels on m'avait assuré que la conduite de ces sectaires

était si éminemment distinguée. Pour dire la vérité sur leur compte et rendre à chacun ce quiluiest dù, :nesont hypocrites que quand ils sont dans un lieu consacré au culte : dans toute autre situation , ils sont sans déguisement, et s’'avouent ouvertement sectateurs de Mammon. Dans les premiers temps de mon séjour dans le pays, j'avais l'habitude de me rendre à leurs ré"nions : mais après avoir vu avec dégoût la grossièreté, et je pourrais dire l'impie irrégularité de leur conduite dans ces assemblées , je me déterminai à ne plus les fréquenter. Je n’oublierai jamais les premières impressions dont mon âme fut pénétrée à la première assemblée de cette espèce que je vis en Canada.

Voyageant dans le comté de Talbot, surlaeôte. nord du lac Érié , à la fin de 1818 , je m'arrêtai à une taverne , fatigué d’une longue journée de voyage dans undésert aride, et dans l’intention d’y passer la nuit. Au moment où j’y entrai, quelques-uns des habitans de la maison se préparaiént à aller entendre prêcher un méthodiste. Étranger, isolé, dans ce lieu, l’âme affectée à cette époque d'une pénible anxiété,

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LETTRE XXXL, 149

je témoignai le désir de les accompagner.

J'appris que l’assemblée devait se tenir à quatre milles; nous y arrivâmes, environ une heure avant le coucher du soleil. En entrant dans la maison , je fus frappé du souvenir des paroles de notre Sauveur sur le désordre qui régnait dans le temple de Jérusalem ; car tous ceux qui étaient déjà assemblés fumaient du tabac, causaient entr'eux ct faisaient fréquemment entendre des:éclats de rire très-déplacés en pareil lieu. Je fus très-surpris de ce que je voyais et entendais; je regardai autour de moi sans pouvoir découvrir aucunir ‘ividu qui ressemblât le moins du monde à un membre du clergé. À la fin , un homme vêtu d’un habit brun et d’un pantalon gris, se plaça derrière ue fauteuil et entgmna un hymne : les chants commencèrent immédiatement, mais en formant la musique la plus discordante qui eut jamais déchiré mes oreilles : elle était parfaitement en harmonie avec la conversation qui avait précédé. Le ministre commença ensuite la prière , et tous les assistans se joignirent à lui. D'abord le ton de leurs voix ne fut que médiocrement élevé ; mais.il devint graduellement

plus fort par l'effet del'émulationgénérale. Apres que cinq minutes se furent écoulées , le bruit s'accrut à l'excès. Bientôt la moitié des auditeurs parut être dans un accès de rage. Les yeux étaient fixément dirigés vers le toit de la maison et ils s'écriaient d’une voix de stentor : Le voilà qui vient ! Le voilà qui vient ! L'extérieur de ceux qui criaient de cette manière , manifestait un tel effroi , que je commençai à partager la terreur générale et à craindre quelque apparition surnaturelle : je dirigeai donc aussi mes yeux vers le ciel : mais découvrant point:

d'ouverture par laquelle une descente pût s'effectuer, je me tournai naturellement: vers la cheminée, m'attendant à chaque instant à jouir de la noire présence de Sa Majesté Satannique. Nous fûmes tous également trompés, ou si un émissaire de Pluion fut réellement sur le point de nous rendre sa visite , il en aura été certainement détourné par l'ex- ‘trême confusion qui régnait dans l’assemblée ; car une semblable apparition n'eut pas lieu , du moins sous la forme mortelle. Les assistans qui s'étaient mis à genoux se rele-

vérent, et prenant leurs chaises par le dos, ils les lancèrent contre le plancher, avec la fureur de véritables maniaques. Dans le nombre, une femme surtoutsemontra réellement frénétique:

elle arrachait alternativement ses cheveux et frappait contre la terre son malheureux corps , comme si elle eùt cherché à découvrir par ces expériences le plus cruel mode de châtiment qu'elle pouvait s’infliger : tantôt on la’ voyait étendue sur le plancher, tordant ses mains

et s'arrachant les cheveux : puis elle se re-°

levait et jetait les bras autour d’une de ses voisines, la renversait avec violence , et la retenant dans cette posture , elle lui demandait pourquoi elle ne criait pas? Et ces interpellations avaient quelquefois lieu , ex post facto; ‘car la pauvre femme criait déjà assez fortement, par suite des contusions douloureuses qu'elle avait reçues dans sa chute.

L'assemblée se prolongea pendant plus d'une heure avec le même tuwulte. On chanta ensuite un autre hymne qui termina cette farce religieuse. De retour à la taverne avec les jeunes gens que j'avais accompagnés, je demandai quels étaient les motifs qui avaient pu induire

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