‹ Cinq années de séjour au CanadaChapitre 20 sur 28 · RE TAC · texte numérisé non relu

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caractéristique des langues indiennes , qui se retrouve dans toutes , leur a fait donner, par un écrivain américain , l’épithète très convenable de polysynthétiques.

On regarde le dialecte mohäk comme le plus pur de la langue iroquoise. Les cinq autres nations comprennent facilement ce qui est écrit en mohäk , quoique chacune ait un idiome particulier. Il paraît que l’iroquois n’a pas été analysé d’une manière critique comme le Lénapé ; mais, autant qu’on a pu le constater, il lui ressemble par la plupart de ses particularités grammaticales, notamment par celle d’être aussi polysynthétique. Cependant il reconnaît dans les noms la différence du masculin et du féminin.

Le floridien est moins connu que les deux autres langues ; et, quant aux dialectes qui se parlent à l’ouest du Mississipi, on n’a pas encore des informations certaines sur leur nature.

Les premiers renseignemens qui nous ont été donnés sur la religion des Indiens sont fabuleux et incomplets. Lorsque les hommes rouges eurent découvert le véritable caractère des étrangers arrivés parmi eux, ils leur donnèrent l’épithète de peuple maudit; et bientôt, comme

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d’un consentement unanime, ils refusérent de leur communiquer toute notion qu’il fut en leur pouvoir de cacher. Ils furent surtout jaloux des recherches relatives à leur croyance religieuse’, et sur aucun autre point ils ne se montrèrent aussi fermement disposés à tromper et à induire en erreur les curieux qui les interrogeaient. Ce ne fut par conséquent ane lorsque des missionnaires, qui habitérent long-temps parmi eux, eurent acquis complétement leur confiance, qu’ils furent en état de pénétrer leur système religieux , et de déméler les contradictions des premiers voyageurs.

La croyance des Indiens est remarquable par sa simplicité; et rien de ce qui tient à leur caractère ne les élève autant au-dessus des païens de tous les siècles et de tous les pays. La théologie des anciens Égyptiens, même d’après l’aveu des Grecs et des Romains, était remarquable pour son absurdité. Les superstitions de l’'Hindoustan, qui, de nos jours, ont été l’objet de recherches profondes, sont le comble de la barbarie et de l’impureté. Au contraire, les superstitions des pauvres fndiens de l'Amérique septentrionale qui n’avaient pas d’Alphabet, et qui,

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