‹ Cinq ans à Panama et le canal interocéanique de M. de Lesseps [microforme]Chapitre 16 sur 80 · UX · texte numérisé non relu

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surtout des vyuecas, des ignames, des pommes de terre, du riz, des bananes, du blé, des oignons, de l'ail, des fèves, des pois. Parfois on rencontre des choux de Bruxelles, des choux ordinaires, des chouxfleurs, de la laitue, et, par ci, par là, des choux pommés ou plutôt les jeunes feuilles et le cœur d'un chou pommé, ce qui n'est pas à dédaigner. Il y a aussi des fruits en grande quantité, bien que les indigènes les tiennent pour malsains: des aquacales où poires alligator, des oranges, des citrons, des papeyas, sans compter les melons, mangues, bananes, guavas et noix de coco.

La manière de faire le marché peut paraitre bizarre, au moins à un étranger. Ce sont les cuisiniers qui le font ; et, comme ils n'achètent jamais que juste ce qu'il faut pour la journée, on voit, dans des bassins en bois portés sur la tête un petit poisson, un morceau de viande, un yucca, un igname, une botte d'ail et un oignon, quatre ou cinq mangues, deux bananes, deux ou trois citrons, un peu de riz dans une calebasse, et du pain. C'est un spectacle fort gai que les vendeuses se démenant au milieu des chalands, tandis que les hommes de peine déchargent les canots bondés de provisions.

Gà et là se tiennent de ces petits et patients baudets, qui caractérisent les villes espagnoles.

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