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At CINQ ANS A PANAMA
cachot où le grand navigateur fut enchaîné au sol, comme un criminel.
Balboa resta sur l'ile et y tenta la culture. Au bout de quelques années, il perdit tout ce qu'il avait acquis pendant son heureux voyage à la côte ferme, et même s'erdetta, ce qui, sous le régime espagnol de cette époque, entrainait une servitude pire que la mort. Il voulut retourner à la grande terre, mais il n'osait le faire, dans la crainte que ses créanciers ne s'opposassent à son départ. Il s’ingénia, toutefois, pour trouverun moyen. Voicile procédé qu'ilemploye. S'étant caché dans un tonneau, il fit transporter ce tonneau, et son contenu, de sa ferme — à Salvatierra, sur le bord de la mer — sur un navire prêt à faire voile vers l'Amérique du Sud. Quand le navire fut loin en mer, Balboa sortit de son tonneau, à la stupéfaction du capitaine qui se mit dans une violente colère et dit au pauvre passe-volant qu'il le déposerait à terre dans la première île inhabitée qu'il rencontrerait. Mais Balboa raconta son histoire au capitaine qui s'apaisa et lui permit de continuer son voyage avec lui.
Cette partie de l'Amérique du Sud qui longe V’isthme du Darien fut divisée, pa: le roi Ferdinand, en deux provinces, dont les limites s'étendirent à travers le golfe d'Uraba. La partie orientale, qui va jusqu’au ap de La Vela, reçut le nom de Nouvelle-Andalousie ; le gouvernement en fut confié à d'Ojéda.