‹ Cinq ans d'histoire grecque, 1912-1917Chapitre 18 sur 71 · XX. — Les élections du 31 mai 13 juin · texte numérisé non relu

XX. — Les élections du 31 mai 13 juin

Messieurs, après les fatigues que m'avait values mon long maintien au pouvoir ; après les émotions que les guerres m'avaient causées, j'avais besoin d'un peu de repos et, m' étant éloigné du pouvoir, je me suis rendu à Spetzai ; mais, avant mon retour, une ordonnance de police avait été édictée, qui interdisait au premier ministre de la veille de débarquer au Pirée et qui m'obligeait de débarquer à Phalère. Quelques jours plus tard, la fête nationale était célébrée, et ce même premier ministre qui devait y assister et occuper, durant la cérémonie, la place réglementaire, n'a pas pu s'y rendre et a vu sa propre maison assiégée. Tel était l'effondrement du régime, devenu, depuis, manifeste. Néanmoins, on n'osait pas encore le violer ouvertement et, si certains délais constitutionnels furent prorogés, on prétend que la cause en était la non-existence des listes des électeurs. Je ne veux pas m'attarder à ce sujet.

Les élections ont enfin eu lieu le i3 juin, vous savez dans quelles conditions. Vous savez que le chef du parti libéral a dû s'abstenir de la lutte; vous savez qu'à travers toute la Grèce furent dépêchés des agents de la Cour proclamant que la question se posait entre le roi et Yenizélos, entre la guerre et la paix. Et pourtant, bien que les élections se fussent poursuivies en mon absence, le peuple désapprouva le premier « sauveur »,

ratifia ma politique et ramena, parmi les 184 députés de la Vieille- Grèce, 128 appartenant au parti libéral. Je sépare la Vieille -Grèce de la Nouvelle, car vous savez ce qui s'est passé en Macédoine, grâce à l'amiral de Feau douce (l'amiral Goudas), qui fut chargé de cuisiner dans cette région les élections et qui les organisa par des interventions inouïes. Toujours est-il que, suivant tous les gens honorables, les élections, faites en toute impartialité par le parti libéral, eussent valu à ce parti un triomphe complet en Macédoine ; nous n'avons pourtant pu y sauver que quatre députés sur les 7*3 élus.

Sur le chiffre total des députés, qui est de 3 10, le parti libéral a en tout gagné 184 sièges, contre les 126 gagnés par l'ensemble des partis adverses. On a voulu représenter ce résultat comme une preuve de ce que le parti des libéraux avait une majorité moins grande que par le passé. Mais qu'importe, si, dans ces conditions, grâce à la violation de la Constitution et à une pareille exploitation de tout, on a réussi à prouver que la majorité n'était pas aussi grande que trois ans plus tôt? Qu'importe cela? Le respect de la majorité était-il, pour cela, moins indiqué? Le roi était-il, de ce fait, autorisé à assumer plus ouvertement le rôle d'un monarque? Pouvait-il se fonder sur ce qu'il avait réussi par la première dissolution à diminuer la majorité des libéraux, pour en obtenir une nouvelle diminution par une seconde dissolution, une troisième diminution par une troisième dissolution et ainsi de suite ? (Hilarité.)

Mais, Messieurs, les élections ont lieu, le parti libéral triomphe et, cependant, le Gouvernement désapprouvé ne s'empresse pas d'abandonner le pouvoir ; au lieu d'éviter ainsi les responsabilités qu'il s'était accumulées, il se maintient au pouvoir durant tout le mois de

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juillet et jusqu'au 20 août. Il reste au pouvoir 70 jours après les élections.

Alavanos. — Tout en intriguant et en corrompant les députés.

XXL — Le prétexte de la maladie royale

E. Venizélos. — Et, lorsque nous demandions que, pour le bon fonctionnement du régime, le Gouvernement désapprouvé fût éloigné du pouvoir, on nous répondait que le roi risquerait de mourir s'il invitait au pouvoir le chef des libéraux et s'il perdait ses forces à discuter avec lui sur la situation politique. Nous répondions que la Constitution a prévu le cas en autorisant la formation d'une régence. Mais les c sauveurs » et les « vice-sauveurs » et tous les esclaves de la Cour, qui travaillaient à la violation du régime et à l'instauration de la tyrannie en Grèce, se sont, tous, dressés et l'anarchiste-agitateur lui-même, le député de l'Attique, M. Rhallys, est allé jusqu'à donner une interview où il qualifia de « pensée impie et blasphématoire » notre exigence d'assurer le fonctionnement du régime par la constitution d'une régence et de résoudre ainsi la question gouvernementale ; il a dit encore que notre exigence était un c mouvement irrévérencieux, profane, inconvenant et lâche ». Et vous vous rappelez, Messieurs, le langage de la presse favorable au Gouvernement et à la Cour. Elle écrivait sans ambages : « Yenizelos ne saurait être appelé au pouvoir, le roi n'approuvant pas sa politique. » Et des hommes soidisant politiques et parlementaires restaient installés dans les fauteuils ministériels, alors que d'autres vou-

laient occuper ces fauteuils et que d'autres, tel M. Rhallys, s'en moquaient ; ces derniers voulaient inscrire une hypothèque sur leur appel au pouvoir, admettant ainsi que le peuple fût insulté et que le régime devint une loque. « L'élu de la majorité, disaient-ils, ne sera pas appelé, car le roi, ayant une opinion différente, n'a pas l'intention de se soumettre à l'opinion du peuple grec. » Enfin, le 23 août le Gouvernement libéral assuma de nouveau le pouvoir; nous avions sondé le terrain et nous nous étions aperçu que les résultats de la propagande allemande, dirigée par le baron Schenk et patronée — je dois, hélas ! le dire — par la reine et par le roi, ne permettaient pas encore à ce dernier de jeter le gant à la face de l'opinion publique. La couronne a même estimé qu'il était dangereux de ne pas m'appeler au pouvoir; elle savait que j'étais prêt à assumer de nouveau la direction du parti libéral. Elle n'a pas osé affronter la lutte. Elle m'a donc invité le 23 août et m'a confié le pouvoir, mais non point avec l'intention de collaborer sincèrement avec moi, non point pour m'offrir l'appui que sa fonction lui imposait de m'offrir, mais pour me tendre un piège.

Je fus invité le 23 août et j'exposai au roi ma politique; je lui ai dit qu'il ne saurait naturellement être question des Dardanelles, mais que nous reviendrions à notre première politique et maintiendrions les fondements posés dès le premier jour, notamment notre décision d'empêcher la Bulgarie d'écraser la Serbie. Et le roi a approuvé cette politique ; je suis venu à la Chambre faire une déclaration en ce sens et, en ma qualité de gouvernant responsable du pays, j'ai fait savoir à la Serbie, ainsi qu'aux autres puissances, les empires centraux y compris, que ma politique restait la même et que je n'allais tolérer aucune agression de la Bulgarie contre la Serbie.

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XXIL — La première trahison

Mais tandis que je parlais ainsi et que j'établissais de la sorte la politique officielle de l'Etat, la Bulgarie et la Turquie, l'Autriche et l'Allemagne savaient que la politique de la Grèce était toute différente de celle proclamée par le gouvernant responsable, par l'homme entouré de la confiance du pays et de la confiance apparente de la couronne.

Avant que le parti libéral n'eût de nouveau assumé le pouvoir, la couronne, au su du président du gouvernement apparent — je n'ai pas la preuve de cette complicité, mais je la considère comme très probable, par suite de plusieurs choses dites par M. Gounaris, président du Conseil, et en même temps membre du Gouvernement véritable et occulte — avait communiqué à ces puissances que le traité avec la Serbie ne l'intéressait plus, qu'elle laissait la Bulgarie libre de l'attaquer et que la Bulgarie n'avait rien à craindre de notre côté dans l'application de sa politique qui consistait à l'établissement de son hégémonie dans les Balkans.

Stratos. — Aucun membre du Gouvernement d'alors n'avait connaissance d'une pareille communication.

E. Venizélos. — Gomment le savez-vous pour les autres membres?

Stratos. — Pour donner de la clarté à mon renseignement, je déclare à la Chambre que jamais quoi que ce soit de pareil ne fut communiqué au Conseil des ministres par le président du Conseil d'alors, qui peutêtre connaissait, lui, cette démarche.

E. Venizélos. — Je répète que je n'exprime là qu'une conviction. Je n'en ai pas les preuves matérielles. Mais j'ai acquis cette conviction par suite des rapports qui existaient, tant que ce Gouvernement était au pouvoir, entre son président et le véritable Gouvernement, celui des coulisses. Il m'est impossible d'admettre que M. Gounaris ignorait personnellement cet acte. Nous possédons une dépêche de M. Psycha, de Bucarest, en date du 3o juillet disant : « Mon collègue anglais m'a dit que, suivant des renseignements autorisés, l'Allemagne a donné à la Bulgarie l'assurance catégorique que la neutralité grecque est définitivement garantie, même en cas d'attaque de la Bulgarie contre la Serbie. » Nous avons, en plus, la déclaration faite par Radoslavoff à ses amis le 26 septembre. M. Panourgia, chargé d'affaires, télégraphie de Nisch : « Le sous-secrétaire d'Etat m'a dit tout à l'heure que, suivant le ministre de Serbie à Sofia, Radoslavoff a récemment déclaré à ses amis politiques que la Bulgarie n'a rien à craindre, puisqu'elle a l'assurance officielle que la Grèce et la Roumanie resteront neutres au cas où elle attaquerait la Serbie : celle-ci, attaquée par l'Allemagne et par l'Autriche, restera isolée, ce qui permettra à la Bulgarie de réaliser ses aspirations. Le ministre d'une puissance à Sofia a confirmé celte nouvelle au ministre de Serbie. »

Mais ce n'est pas tout. Lorsque, plus tard, une discussion a eu lieu à ce sujet dans cette Chambre et que j'ai accusé le Gouvernement précédent d'avoir donné cette assurance à la Bulgarie, M. Gounaris n'a pas reconnu le fait, mais ne l'a pas contesté catégoriquement non plus. Et, lorsque plus tard j'ai entamé à ce sujet, par les colonnes du Kiryx, une discussion avec nos adversaires, ï Hespérinon Neon Asty, organe de M. Gounaris, a formellement reconnu que l'Aile-

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magne et la Bulgarie savaient d'avance que la Grèce était résolue à ne pas appliquer le traité gréco-serbe. Or, je poserai, Messieurs, cette question : Gomment jugera-t-on la politique du roi qui, soixante-dix jours après les élections, se décida à s'adresser au parti libéral et à lui confier le pouvoir ; qui demanda à apprendre le programme de ce parti; qui l'apprit et l'approuva, mais qui lui dissimula que son approbation n'était qu'apparente, pour qu'au moment décisif l'accord fût prouvé inexistant? Gomment apprécierez-vous cette conduite du roi ?

De nombreux députés. — C'est une infamie.

XXIH. — Constantin a voulu l'écrasement complet de la Serbie

E. Venizélos. — Mais, Messieurs, abstraction faite de l'appréciation morale de cette conduite du roi à l'égard de son premier ministre, je vous demande : « Son acte en question constitue-t-il, oui ou non, une violation complète du régime, du moment que la couronne, soit seule, soit en collaboration avec le président du Gouvernement que les élections venaient de désapprouver, procédait à de pareilles déclarations, contrairement à la politique bien connue du parti que les élections ont mis en avant et qui devait observer cette ligne de conduite?. »

Mais il ne s'agit pas seulement du manque de bonne foi envers le Gouvernement appelé au pouvoir. Il ne s'agit pas seulement de la transformation du régime en un chiffon de papier, par suite de pareilles déclara-

tions, faites après les élections. Je demande : « Comment jugerez-vous la conduite de la couronne par rapport à l'État allié, à la Serbie? Est-ce là, oui ou non, un acte de trahison envers ce pays ? Pour quelle raison devions-nous donner d'avance aux empires centraux l'assurance qu'ils peuvent écraser notre allié balkanique sans que nous nous y opposions ? Et comment apprécierez-vous encore la conduite du roi, quand vous apprendrez ceci : après mon arrivée au pouvoir, le ministre de Serbie M. Balougtchitch vint me communiquer un télégramme de M. Pachitch, demandant quelle serait notre opinion au sujet des idées prévalant dans les milieux militaires de Serbie et suivant lesquelles la Serbie devait profiter de l'impréparation militaire de la Bulgarie pour envahir son territoire et prévenir sa mobilisation; quand le ministre de Serbie m'a posé cette question, je me suis réservé de lui répondre après m'ètre entendu avec le roi; j'ai vu le roi et lui ai communiqué la démarche du ministre de Serbie; il m'a répondu qu'il estimait préférable que les Serbes n'attaquassent pas les Bulgares, notre alliance étant défensive; et il m'a ajouté que si les Serbes voulaient attaquer, eux, les premiers les Bulgares, il s'agirait de savoir si nous serions obligés de les aider en une pareille guerre. — Gomment qualifierez-vous cette politique ? — Nous donnons un pareil avis alors qu'en môme temps nous incitons l'ennemi commun à tomber sur notre allié; nous laissons ainsi ce dernier dans l'erreur, tandis qu il aurait peut-être pu trouver une chance de salut dans ce coup désespéré, dans cette attaque préventive contre la Bulgarie !

Messieurs, tant que la Grèce menaçait fermement de ne pas tolérer une attaque bulgare; tant que le Gouvernement libéral était au pouvoir; tant que, plus tard encore, le Gouvernement qui lui a succédé faisait

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des déclarations apparentes dans le même sens; tant que la Grèce maintenait fermement sa décision de ne pas permettre à la Bulgarie d'attaquer la Serbie, la Bulgarie n'a pas osé attaquer. Je ne veux pas prétendre que si la Bulgarie savait que nous la contreattaquerions elle aurait certainement évité de déclarer la guerre à la Serbie. Je veux seulement vous affirmer que, selon ma véritable conviction, la Bulgarie hésiterait beaucoup avant de le faire.

Mais, abstraction faite de l'opinion que vous avez à ce sujet, je vous demande : La crainte que la Grèce attaquerait la Bulgarie était-elle, oui ou non, un frein suspendant l'attaque bulgare contre la Serbie? Quelle raison avions-nous pour enlever à la Bulgarie ce frein modérateur?

Ayant permis, Messieurs, et facilité l'intervention de la Bulgarie dans la guerre en vue de son attaque contre la Serbie, — j'ai le droit de le proclamer de cette tribune, avec toute l'autorité de ma fonction, — nous trahissions non seulement notre alliée la Serbie, mais aussi les intérêts grecs, les intérêts vitaux de la Grèce. Nous ne servions que les intérêts étrangers, les intérêts allemands. (Applaudissements . )

En laissant la Bulgarie attaquer la Serbie, nous rendions absolument certain l'anéantissement de notre alliée. Et rien que l'écrasement de la Serbie, était un coup monstrueux porté à la Grèce; car, même si le seul résultat en devait être la suppression de la Serbie et même si les autres conditions interbalkaniques ne devaient point changer, l'écrasement de la Serbie détruirait, à lui seul, l'équilibre des forces dans les Balkans et mettrait la Grèce dans une position d'infériorité vis-à-vis des autres puissances et notamment vis-à-vis de notre adversaire héréditaire.

L'existence dans la péninsule balkanique d'une Serbie

forte était un capital qui appartenait aussi à la Grèce : de cette manière honteuse, nous l'avons nous-mêmes détruit.

XXIV. — L'intérêt grec fut sacrifié à l'intérêt germano=bulgare

Mais les intérêts grecs ne subirent pas de dommage seulement par suite de l'anéantissement de notre alliée la Serbie. Un autre dommage, positif, évident, net, apparaissait d'une manière frappante et claire aux yeux de tous ceux qui ne se rendaient pas volontairement aveugles. La destruction de la Serbie, faite avec la coopération de la Bulgarie, assurait la réalisation des exigences les plus outrecuidantes de la Bulgarie, qui visait à l'hégémonie balkanique. L'écrasement de la Serbie, perpétré avec la coopération de la Bulgarie, a donné depuis deux ans à ce dernier Etat, comme vous le savez déjà, seize nouvelles provinces, soit quatrevingts arrondissements, auxquelles furent ajoutées plus tard les provinces de Prizrend et de Prischtin. Cela fait dix-huit provinces en tout, sous réserve de ce que donneront la Dobrouteha et, peut-être, l'Albanie, dont l'acquisition donnerait à la Bulgarie un débouché sur l'Adriatique.

Et je demande, Messieurs les députés : Cette action de la couronne et de ses conseillers non-officiels qui assuraient le succès de l'agression de la Bulgarie contre la Serbie, était-elle permise, même abstraction faite de notre participation à la guerre? Était-ce là une politique de neutralité bienveillante envers la Serbie, ou bien une politique de trahison ?

Sur tous les bancs. — De trahison.

E. Venizélos. — Et je demande : Cette politique était-ce une politique grecque, fût-ce bulgarophile, ou bien une politique purement étrangère, antinationale, soit bulgare, soit allemande ? Qu'est-ce qui obligeait la couronne à donner cette assurance avant que l'agression eût lieu? Je pose la question et, à ma question qui ne s'adresse pas pour la première fois aux responsables, aucune réponse ne fut jamais donnée.

Pourquoi le disaient-ils d'avance ? Pourquoi devionsnous assurer d'avance le succès de l'agression bulgare? Et je demande : Quelle fut, enfin, la compensation qu'ils ont reçue pour cette infamie? Où sont-ils, après tout, les trente deniers de la trahison? Nous ne voyons, Messieurs, ni les compensations, ni les trente deniers. Le mobile en fut un seul, le suivant : « L'Allemagne au-dessus de tout dans ce monde. » Telle était la politique de la couronne à cette époque. L'Allemagne avait intérêt à écraser la Serbie pour rétablir ses communications avec la Turquie. L'Allemagne trouvait un obstacle non seulement dans notre participation à la guerre, mais aussi dans la simple menace que la Grèce constituait pour la Bulgarie ; cet obstacle nous devions l'enlever, le mettre de côté, puisque nous ne pouvions pas, puisque nous n'osions pas nous ranger ouvertement aux cotés de l'Allemagne, par crainte d'une révolte intérieure et des canons de la flotte anglo-française.

G. Cafandaris. — Monsieur le président, ne pourriez-vous pas permettre à vos adversaires politiques de donner des explications à ce sujet?

E. Venizélos. — Il n'y a personne, malheureusement, qui veuille assumer les responsabilités. N. Stratos. — Vous ne vous adressez pas à moi. E. Venizélos. — Ajuste titre.

G. Cafandaris. — Permettez-moi de poursuivre mon

observation. Puisqu'ils ne peuvent donner d'explications, pourquoi continuent-ils de soutenir leur politique?

Cassavetis. — Monsieur le président, M. le député d'Etolie et d'Acarnanie (M- Stratos), en réponse au déli de M. Cafandaris a dit qu'il est dans son droit.

N. Stratos. — Non. Quand j'ai posé la question à M. le président du Conseil, j'ai demandé s'il me comprend parmi les responsables du Gouvernement de io,i5 et il m'a dit que non.

Cassavetis. — Je ne suis pas de cet avis et je dis à M. le député d'Etolie et d'Acarnanie : « C'est a tort qu'on ne s'adresse pas à vous, car n'oubliez pas que vous êtes le seul dans cette salle qui ayez soutenu la livraison de Rupel. »

Stratos. — Vous vous trompez.

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