TROISIÈME PARTIE
S 1. Étude des observations inédites
Ces observations sont au nombre de cinq. Quatre si-
gnalent la ligature définitive de la carotide primitive, une (Obs. IV) à trait à une longue interruplion de la circulation carolidienne au cours de l'intervention. Les indicalions, dans les cinq cas, ont élé tirées de l'existence d'un anévrisme traumalique (blessure de guerre) intéressant où semblant intéresser la carotide primitive. La ligalure n'a été pratiquée que faute de pouvoir utiliser une intervention meilleure.
Dans le premier cas, il s'agit d'un anévrisme-artérioveineux jugulo-carotidien ; dans le second, d'un anévrisme artériel simple au niveau de la bifurcation ; dans le troisième, d’un anévrisme diffus; dans le quatrième, d'un anévrisme diffus de la carotide externe : et enfin dans le cinquième on eut affaire à un anévrisme artérioveineux intéressant la vertébrale et la thyroïdienne inférieure. Il avait été pris pour un anévrisme jugulo-caroüidien, et seule l'autopsie permit de s'apercevoir de l'erreur. ,
Mrs idi x RER a
Dans trois eas (Obs. HT, IV et V}), le projectile élait resté dans la plaie. ;
L'intervalle entre la blessure et l'opération n’est pas précisée dans un eas (Obs. IT); dans les autres, il est respectivement de 22 jours (Obs. TI), 24 jours (Obs. IV), 2 mois (Obs. 11) et 3 mois (Obs. NV).
On note en outre que plus cet intervalle est long, plus l'opération est rendue difficile, en raison de l'augmentation du tissu fibreux de réaction. El celte réaction a été tellement considérable dans un cas {0bs. V), qu’en trois mois elle a rendu impossible Ta séparation des
vaisseaux de la base du cou et a empêché de reconnaitre”
quel était le vaisseau lésé.
Nous trouvons donc là un correctif à fa ligne de conduite préconisée par Marquis. L'intervention doit se faire assez tard afin d'éviter les accidents de la ligature, mais il ne faut pas non plus trop attendre, sous peine de
voir s’accroître considérablement les difficultés opératoires.
La echnique suivie a été dans’ l’ensemble celle que nous avons déjà décrite : Découverte des vaisseaux audessous de lFanévrisme el mise en place d’un double catgut et d'une sonde de Nélaton pour l’hémostase provisoire.
L'ouverture du sac n’est effectuée que dans 3 cas (Obs. f, IE, IV); dans les observations IT et V elle n’a pu être pratiquée à cause de la gène provoquée par Île tissu fibreux de réaction.
La ligature de la carotide au-dessous de l’anévrisme a été effectuée dans les observations [et Il, eHe a été pratiquée au-dessus dans l'observation V: dans l’observation HI, la triple ligature G. P. GC. E. G. I. a été faite : enfin, dans l'observation IV, la C. E. seule a été liée
mais Ja circulation est restée longtemps interrompue dans la C. P. Notons enfin que la ligature artérielle s'est accompagnée de la ligature de la jugulaire interne dans les observations [et V.
Les ACCIDENTS de la ligature sont nuls dans 3 cas (Obs. [, TT et IV) et la guérison a été obtenue.
Dans l'observation Il, une. hémiplégie gauche a été notée au réveil, mais en dix jours elle a régressé au point que le malade peut marcher {malheureusement il n'a pu être suivi et on n'a pu savoir si la régression avait été complète).
Quant au décès qui est signalé dans l'observation V, il est dû à une hémorragie secondaire de l'artère vertébrale, el ne peut en aucune façon être imputé à la ligature de la carotide primilive. ;
En résumé, sur 4 cas de ligature définitive de la carotide primitive, nous ne notons qu'un accident : hémiplégie {ransitoire.
La guérison des lésions est obtenue dans 4 cas sur 5. Le décès constaté est dû non pas à l'intervention mais à l'impossibilité de diagnostiquer la lésion de l'artère vertébrale.
ee