‹ Cinq cents contes et apologues (volume 2)Chapitre 13 sur 59 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Buddha cette explication, j'ai obtenu cette Loi, j'ai obtenu de franchir les doutes et d'atteindre à l’autre rive, j'ai obtenu d'arracher les flèches empoisonnées des vues hérétiques ; ayant obtenu d'enlever mes opinions personnelles, mon cœur ne reviendra plus en arrière. »

Au moment où ce texte saint fut prononcé, le souverain Gakra et les quatre-vingt mille devas s’éloignèrent de la poussière, s’affranchirent de la souillure et obtinrent la pureté de l’œil de la Loi.

Le Buddha dit: « O ÆXiao-che-kia (Kaucçika), précédemment déjà avez-vous posé ces mêmes questions à des cramanas et à des brahmanes ? »

(Gakra) : « O Honoré du monde, je me souviens qu’autrefois, et aussi en compagnie de tous les devas, nous nous étions rassemblés dans une salle de l'excellente Loï ; je demandai aux devas si un Buddha était apparu dans ce monde ou non; tous me dirent qu'aucun Buddha n’était encore apparu. Les devas, apprenant qu'un Buddha n'était point encore apparu, se dispersèrent ; or, quand ces devas doués d’une grande vertu redoutable, eurent terminé leur part de bonheur, leur vie prit fin. Je fus alors saisi de crainte. Cependant je vis que des cramanas et des brahmanes se tenaient dans un lieu retiré et calme; je me rendis auprès d'eux; ces Çramanas et ces brahmanes me demandèrent qui j'étais; je leur répondis que j'étais le souverain Cakra. Je ne leur rendis point hommage et ce fut eux au contraire qui me rendirent hommage ; je ne les interrogeai point mais ce fut eux qui m'interrogèrent. Connaissant ainsi qu'ils étaient dépourvus .de sagesse, je ne pris point en eux mon refuge et mon appui. Maintenant je viens de là pour prendre dans le Buddha mon refuge et mon appui et être disciple du Buddha. » Il prononca alors ces gâthâs (1):

(1) Ces stances sont rappelées dans une citation expresse du Sûtrâlamkara (trad. Huber, p. 231). Mais la forme qu'en donne le traducteur

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