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libéralité de la bonne vue par laquelle un homme regarde avec bienveillance son père et sa mère, ses maîtres et ses aînés, les cramanas et les brahmanes; la seconde est la libéralité de l’air avenant qui consiste à avoir l’air avenant envers ces mêmes personnes ; la troisième est la libéralité du langage aimable ; la quatrième est la libéralité des attitudes prévenantes ; la cinquième est la libéralité des sentiments généreux ; la sixième est la libéralité qui consiste à offrir des lits et des sièges pour s'asseoir ; la septième est la libéralité qui consiste à laisser libre accès dans la maison où on habite. Celui qui pratique ces sept libéralités reçoit, d'existence en existence, des récompenses appropriées.
CFD AIN AC prre RS)
Autrefois vivait le roi Xia-pou qui commandait aux quatrevingt-quatre mille royaumes du Jambudvipa; quoique ce roi eût vingt mille épouses, aucun fils ne lui était né; enfin sa principale épouse mit au jour un fils qu’on nomma Tehan-l'an (Candana). Tchan-Pan devint un roi cakravartin et commanda aux quatre parties du monde. Mais ensuite il embrassa la vie religieuse et devint Buddha. Dans ce royaume il y eut une sécheresse prolongée ; pour la conjurer, les habitants prirent un grand bassin en or qu'ils remplirent d’eau parfumée ; puis ils invitèrent le Tathâgata et l'aspergèrent avec cette eau. Ils recueillirent ce qui restait de cette eau dans quatre-vingt-quatre mille flacons qu'ils répartirent entre les quatre-vingt-quatre mille royaumes, et, pour chacun d'eux, on éleva un stûpa. À cause de cette bonne œuvre, des pluies abondantes survinrent et le pays devint très prospère. Un homme, ayant répandu une poignée de fleurs sur un de ces stûpas, oblint une excellente récompense, car c’est lui qui aujourd’hui est devenu le Buddha ; de même, tous ceux qui avaient répandu de l’eau parfumée sur le Tathâgata T'chan-Fan et qui ont élevé des stüpas à cause de cette eau, devront tôt ou tard devenir des Buddhas. Il ne faut donc négliger aucune bonne œuvre, quelque minime qu’elle paraisse.
(Trip., XIV, 10, pp. 28 v°-29 r°.)
Autrefois, dans là ville de Chü-wei (Grâvasti), il y avait un notable extrêmement riche qui possédait des trésors illimités ; constamment, à tour de rôle, il invitait des çramanas à venir chez lui pour leur faire des offrandes ; en ce temps, dans la série des religieux, ce fut le tour de Chü-li-fou (Câriputra), qui, en compagnie d’un Mo-ho-lo (Mahalla) (1), se rendit chez le notable. Quand celui-ci le vit, il en fut très joyeux. Précisément en ce jour, des négociants (qui étaient à son service) revinrent sainset saufs d’un voyage maritime en rapportant quantité de denrées précieuses ; en ce moment aussi, le roi de ce royaume attribua des villages en apanage à ce notable ; enfin la femme de ce dernier, qui était enceinte, mit au monde un fils. Tous ces événements heureux se produisirent en même temps. Quand Chôü-li-fou (Càriputra) et son compagnon furent entrés chez le notable, ils recurent ses offrandes ; puis, lorsqu'ils eurent fini de manger, le notable fit passer l’eau et s’assit sur un petit banc qu'il plaça devant le vénérable. Chô-li-fou (Câriputra) prononça alors ce vœu :
« Ce jour a été une époque excellente où vous avez reçu de bonnes récompenses ; des avantages et des événements heureux se sont produits pour vous simultanément ; vous avez eu des transports d’allégresse et votre cœur a été plein de joie; d’un cœur croyant vous avez conçu avec élan la pensée des dix forces ; que toujours à l'avenir il en soit de même qu'aujourd'hui. »
Quand le notable eut entendu ce vœu, il en éprouva
(1) Expression dédaigneuse qui désigne un vieux moine.
un grand plaisir ; il fit alors don de deux pièces d’étoffe d'excellente qualité à Chü-li-fou (Câriputra) ; mais il ne donna rien au Mo-ho-lo. | De retour au temple, le Mo-ho-lo était tout déçu ; il se dit: « Si Chü-li-fou (Câriputra) a reçu aujourd’hui de tels présents, c'est à cause de son vœu qui a plu au notable. Il faut que je lui demande maintenant la formule de ce vœu. » Il alla donc demander à Chü-li-fou(Câriputra) de lui apprendre la formule du vœu qu’il avait prononcé naguère. Chü-li-fou l’avertit que ce vœu ne pouvait pas étre employé en toute occasion et qu'il y avait des cas où on pouvait s’en servir et d’autres où on ne devait pas s’en servir. Sur les instances du Mo-ho-lo qui suppliait que la formule du vœu lui fût apprise, Chü-li-fou (Câriputra) ne put résister à son désir et lui donna la formule. Quand le Mo-ho-lo eut recu cette formule, il lapprit aussitôt par cœur jusqu’à ce qu'il la sût couramment ; il eut alors cette pensée : « Au moment où mon tour sera venu d'être à la place d'honneur, je mettrai en usage cette formule. » Son tour étant donc venu, il se rendit chez le | notable et put être mis à la place d’honneur ; en ce | moment, les négociants du notable avaient perdu toutes | leurs richesses sur mer ; la femme du notable avait été impliquée dans une affaire judiciaire et en outre son fils était mort. Cependant le Mo-ho-lo prononça la formule d’auparavant : « Que toujours à l’avenir il en soit de même. » Quand le notable eut entendu cette phrase, il se mit en colère et, à grands coups de bâton, chassa le Mo-ho-lo hors de chez lui.
Ayant été furieusement battu de la sorte, le Mo-ho-lo, tout chagrin, entra (par mégarde) dans un champ de lin qui appartenait au roi et se mit à fouler aux pieds le lin, en sorte que les tiges furent brisées. [rrité de le voir agir ainsi, le gardien du champ lui administra une volée de coups de fouet et l’accabla de peine et de honte. Après
que le Mo-ho-lo eut été ainsi battu de nouveau, il demanda à celui qui l'avait frappé quelle faute il avait commise pour être battu. Le gardien lui expliqua qu'il avait foulé aux pieds le lin, puis il lui montra l'endroit où était le chemin.
Quelques {1 plus loin, en suivant la route, le Mo-ho-lo rencontra un homme qui avait coupé du blé et qui l'avait entassé en meule. La coutume en ce pays était qu'un passant contournât une meule en la contournant par la droite ; on lui donnait alors à boire et à manger afin qu'il demandât l'abondance (aux dieux pour le propriétaire du blé) ; mais, s’il la contournait par la gauche, on estimait que cela portait malheur. Or le Ao-ho-lo contourna la meule en passant par la gauche (1) ; le propriétaire du blé s'irrita contre lui et, à son tour, lui donna des coups de bâton ; le Mo-ho-lo demanda quel péché il avait commis pour être ainsi battu sans raison ; le propriétaire du blé lui répondit: « Lorsque vous avez passé devant ma meule, pourquoi ne l’avez-vous pas contournée par la droite en prononçant le vœu : Qu'il vous en vienne beaucoup ! C’est parce que vous avez contrevenu à nos coutumes que je vous ai battu. » Il lui indiqua alors le chemin qu'il devait suivre.
Un peu plus loin, le Mo-ho-lo rencontra un endroit où on enterrait un homme; il contourna le tumulus et la fosse comme il aurait dû le faire lorsqu'il s'agissait de la meule de blé et prononça ce vœu : « Qu'il vous en vienne beaucoup! qu'il vous en vienne beaucoup ! » Celui quimenait le deuil, saisi de colère, lempoigna et le rossa, puis il lui dit : « Quand vous voyez un cas de mort, vous devez être ému de compassion et dire : Qu'à l'avenir il ne vous arrive
(1) Précédemment, le Mo-ho-lo s'était vu battre parce qu'il avait quitté le droit chemin et avait été dans un champ de lin; maintenant, il a soin de rester dans le chemin, quoique cela lui fasse contourner la meule de blé par la gauche.
jamais rien de semblable. Pourquoi avez-vous dit au contraire: Qu'il vous en vienne beaucoup! » Le Mo-ho-lo répondit : « Dorénavant, je suivrai votre conseil. »
A quelque distance de là, il rencontra un mariage, et, comme le lui avait enseigné celui qui suivait les funérailles, il dit: « Qu'à l'avenir il ne vous arrive jamais rien de semblable. » Aussitôt les mariés, irrités de cette parole, lui infligèrent une correction qui lui rompit la tête.
Il continua son chemin en marchant tout hagard à cause des coups qu'il avait recus. Il rencontra un homme qui cherchait à prendre des oies sauvages, et, dans sa terreur et son égarement, il se précipita dans ses filets et, dela sorte, effraya etfit partir ses oies sauvages. Le chasseur furieux se saisit de lui et le battit. Le Mo-ho-lo, souffrant cruellement des coups qu'il avait reçus, dit au chasseur : « En suivant le droit chemin, j'ai plusieurs fois recu des volées de coups; mon esprit s'est égaré, mes pas sont devenus titubants, et c’est ainsi que je me suis précipité dans vos filets ; veuillez me pardonner et me laisser aller plus loin. » Le chasseur lui répondit: « Vous êtes un rustre d'aller ainsi droit devant vous la tête haute (1). Pourquoi n'avancez-vous pas avec précaution en tâtant le terrain avec vos mains ? »
Le Mo-ho-lo se remit en route, et, comme le lui avait conseillé le chasseur, il tâtait le terrain avec ses mains. Or, il rencontra en chemin un blanchisseur qui, en le voyant marcher à quatre pattes, crut qu’il voulait lui dérober ses vêtements ; il l’empoigna donc etle battit derechef. Après avoir enduré des souffrances extrêmes, le Mo-ho-lo lui raconta tout ce que nous avons dit plus haut et put se faire relâcher. Quand il fut arrivé au Jetavana, il dit au bhiksus : « Pré-
(1) Les mots Âf} ÂïË sont embarrassants : le second d'entre eux ne se trouve pas dans le dictionnaire de ÆX’ang-hi qui indique seulement l'expression Âf} 4 dans le sens de tromperie ». Je traduis d'après le
sens que demanderait le contexte.
cédemment, j'ai récité la formule de vœu que m'avait enseignée Chü-li-fou(Çâriputra) et j'en ai éprouvé de grandes douleurs. » Il leur exposa comment il avait été battu, en sorte que sa peau et son corps étaient tout déchirés et qu'il avait failli en perdre la vie. Les bhiksus l’amenèrent alors auprès du Buddha à qui ils racontèrent comment cet homme avait été cruellement battu.
Le Buddha dit: « Ce n’est pas seulement aujourd’hui que ce Mo-ho-lo à été ainsi prédestiné. Autrefois en effet, il y avait la fille d’un royaume qui était tombée malade. L’astrologue consulta les sorts à ce sujet et déclara qu’elle devait aller parmi les tombes pour se débarrasser de son mal. La princesse donc, avec sa suite, se rendit dans l’endroit où étaient les tombes. Précisément alors il y avait sur la route deux marchands qui, en voyant la fille du rot et le redoutable cortège de ceux qui laccompagnaient, furent saisis de peur et se réfugièrent parmi les tombes. L'un d’eux fut pris par les gardes de la princesse qui lui coupèrent les oreilles et le nez. L'autre, extrêmement eilrayé, se coucha parmi les cadavres et feignit d'être mort. Or, la fille du roi, désirant se délivrer de son mal, voulut qu'on choisit un homme mort récemment, dont la peau ne serait pas encore en putréfaction ; elle désirait s'asseoir sur lui et se laver afin de se guérir de sa maladie (1). Les gens qu'elle envoya faire cette recherche rencontrèrent justement ce marchand ; en le tâtant avec la main, ils s’aperçurent que son corps était encore flexible et pensèrent qu’il était mort récemment. (La princesse)se mit donc às’enduire avec de la poudre de moutarde et à se laver en se tenant sur le marchand. Les vapeurs âcres de la poudre de mou-
1) La princesse devait s'asseoir toute nue sur le cadavre d’un homme mort: puis elle se laverait avec certaines drogues qui feraient passer la maladie de son corps dans celui du mort. Pour accomplir ce rite ma-
gique, elle préférait naturellement que le cadavre ne füt pas encore en
putréfaction.
TSA PAO TSANG KING (N° 408) (ès
tarde pénétrèrent dans le nez du marchand qui, malgré tous ses efforts pour se retenir, ne put s'empêcher d’éternuer violemment et se leva soudain. Les gens de l’escorte pensèrent qu ils avaient fait surgir un démon et, craignant qu'ilne pt leur infliger toutes sortes de maléfices, ils fermèrent la porte (du cimetière) et se tinrent contre elle (pour qu'on ne pütla rouvrir). La princesse était dans une situation critique, car le marchand la tenait étroitement et ne la lâchait pas; le marchand lui dit la vérité et lui déclara qu'il n’était pas un démon. Alors la princesse, en compagnie du marchand, se rendit à la ville; elle appela le gardien de la porte et lui dit tout ce qui s’était passé ; quoique le roi son père entendit sa voix, il conservait quelques doutes ; accompagné de soldats en armes, il fit ouvrir la porte et alla voir ce qui en était ; il reconnut qu'il n'avait point affaire à un démon. Le roi dit alors: « Le corps nu d’une fille ne doit pas être vu deux fois. » Il donna sa filleen mariage au marchand qui fut tout joyeux et eut des félicités sans limites.
Le Buddha dit: « Le marchand qui, en ce temps, obtint la fille du roi, c'est Chü-li-fou (Câriputra) ; celui à qui on coupa les oreilles et le nez, c'est le Ao-ho-lo.….. »
CPR RENE LOoT Dh 290)
Un marchand de l'Inde du Sud qui se connaissait bien en perles parcourt divers royaumes en présentant partout une perle dont personne ne sait discerner les qualités distinctives. Il arrive enfin dans le royaume de Crâvasti, mais ni le roi Prasenajit ni ses ministres ne peuvent répondre à ses questions. Il apporte alors la perle au Buddha. Celui-ci lui dit aussitôt : « Cette perle provient de la cervelle du poisson gigantesque Makara; le corps de ce poisson est long de cent quatre-vingt mille /?; cette perle se nomme solidité de diamant (vajrasära?); elle a plusieurs
vertus : en premier lieu, si elle est vue par un homme empoi-
sonné ou si son éclat touche le corps de cet homme, le poison se dissipera ; en second lieu, la fièvre disparaîtra de la même manière chez un homme fiévreux ; en troisième lieu un homme qui est entouré d'ennemis, s'il tient en mains cette perle, ne trouvera plus devant lui que des amis. Émerveillé de cette réponse, le marchand de perles entre en religion. Une scène analogue s'est passée autrefois : un ascète a su dire qu'une feuille d'arbre qu'on lui présentait se nommait « sommet d'or (suvarna çekhara ?) ; que les malades ou même les moribonds, s'ils s'asseyaient sous ce feuillage, guérissaient ; que, de même, le poison et la fièvre élaient dissipés par la vertu de ces feuilles.
ÉTrID- XIV T0 p.20 1)
Le Buddha s’est blessé au pied avec une épine de kta-l'o-lo (khadira, Acacia catechu) et aucun remède ne parvient à arrêter le sang qui coule de la plaie. Mais Che-li-kia-ye (Daçabala Kà- Gyapa) obtient immédiatement la guérison en prononçant cette parole véridique : « Sile Buddha Tathâgata a un cœur équitable envers tous les êtres vivants, s’il ne fait aucune différence entre Râhula et Devadatta, que le sang de son pied cesse de couler. » Il en a été de même autrefois : le fils d'un brahmane, désolé de voir que son père se refuse à observer rigoureusement la défense de tuer des êtres vivants, se rend au bord d’un étang habité par un nâga dont la vue seule suffit à tuer les hommes ; l'influence empoisonnée s'est déjà répandu dans son corps lorsque son père survient et le sauve en prononçant cette parole : « Si mon fils n'a jamais eu l'intention de faire du mal à aucun être, ce poison doit se dissiper. »
(Trips, IN 10, p.50:1.)
Le Tathägata se trouvant sous l'arbre de la Bodhi, le chef des démons Po-siun (Pâpiyän) (1) vient l’attaquer à la tête de huit
(1) Evo. Huber a expliqué la transcription Po-siun Jk 4) par l'hypothèse
fort vraisemblable que fj siun est le substitut fautif de #] p'o (Sutrlamkära, p. 478).
millions de démons ; Pâpiyân intime au Buddha l'ordre de s’en aller en le menaçant, s’il n'obéit pas, de le prendre par les pieds et de le jeter à la mer. Le Buddha lui répond qu'il est sans crainte, car les mérites passés de Pâpiyân sont loin de pouvoir contrebalancer ceux du Buddha. Pâpiyân demande au Buddha comment il pourra attester la véracité de ce qu'il vient de dire touchant leurs mérites passés respectifs. Le Buddha indique du
doigt la terre en prenant celle-ci à témoin ; aussitôt de grands tremblements de terre se produisent et la divinité de la terre sort pour altester que le Buddha a dit vrai. Suit un avadâna qui n'est que la réplique décolorée de ce récit.
CPrip:, XIV: 10:p: 90 rt)
Le Tathâgata, se trouvant à Crâvasli, est las des offrandes avantageuses qu'on lui apporte ; il se retire dans un monastère de la forêt T'an-tchouang-yen (lobhâlamkäâra ?) ; le supérieur de ce monastère est un arhat nommé Na-yi-kia (nâyaka — directeur). Le lendemain, quantité de gens viennent apporter des vètements en offrande. Le Buddha les repousse et tient un discours pour montrer l'influence pernicieuse des offrandes qui ruinent la vie religieuse. [Il raconte ensuite un avadâna: autrefois dans le royaume de Kâci, il y avait un premier ministre nommé Yetch'a (Yaksa). Le fils de ce ministre, qui s'appelait Ye-ni-ta-lo (Yajñadatta), sort du monde pour se livrer à l’ascétisme ; mais les religieux au milieu desquels il se trouve se disputaient constamment entre eux pour avoir les meilleurs fruits et les meilleures herbes ; Ye-ni-ta-lo les ramène au sentiment de leurs devoirs en se contentant toujours de la part Ja plus mauvaise, ce qui lui vaut d'acquérir les cinq pénétrations (abhijñâs).
(Trips ANT 10 p;: 00 0)
Un brigand va être mis à mort sur l’ordre du roi Prasenajit : en se rendant à l'endroit du supplice, il rencontre le Tathâgala
et conçoil un sentiment de joie. À cause de cela il renaît dans la condition de deva. Il descend alors dans ce monde pour faire des offrandes au Buddha ; le Buddha lui ayant expliqué la Loi, il devient srotâäpanna.
(Trip. XNI;10,D;30:ve,)
Un criminel, à qui on a coupé les pieds et les mains, est gisant sur le bord du chemin ; le Buddha survient et ordonne à Ânanda de lui donner à manger ; le misérable en conçoit un senliment de joie, et c’est pourquoi, après sa mort, il renaît dans la condition de deva. Il redescend alors pour remercier le Buddha de son bienfait ; le Buddha lui explique la Loi et il devient srotàpanna. |
CEribs ANT :10, D: 50 4)
Un notable du royaume de Crâvasti aurait voulu se construire une habitation dans le Jetavana, mais il ne le peut pas parce que Sudatla a occupé tout le terrain et n’a laissé aucun espace libre. Le nolable alors s’installe à l’intérieur de la porte principale du Jetavana ; 1l prépare avec de l’eau pure, du miel et de la farime grillée une bouillie qu’il donne à tous les passanis ; au bout de quatre-vingt-dix jours, il arrive que le Buddha lui-même reçoit. de cette bouillie. A cause de cela, le notable, après sa mort, renait dans la condition de deva. Étant redescendu dans le monde, il écoute le Buddha expliquer la Loi et devient srotäpanna.
CArip IN 10% pp: 60 V5 1.)
Le roi Prasenajit et le notable Sudatta envoient un homme prier le Buddha de venir en char à Crâvasti. Le Buddha commence par déclarer qu'il n’a pas besoin de char puisqu'il peut se transporter par sa seule force surnaturelle ; désireux cependant d'assurer un mérite au messager, ilmonte dans le char que celui-
ci lui offre. Pour avoir présenté ce char au Buddha, le messager, après sa mort, renaît dans la condition de deva. Il redescend alors dans le monde, écoute le Buddha expliquer la Loi et devient srotäpanna.
CÉPIDR RAIN HO D, 22 00)
A l’imitation de Sudatta, le roi Prasenajit fait une quête dans son royaume afin d'engager les gens à donner des aumônes el à s'assurer ainsi des bonheurs futurs; un pauvre homme lui présente une éloffe de laine qui est tout ce qu'il possède ; le roi la remet ensuite au Buddha. Après sa mort, le pauvre homme renaît dans la condition de deva. Il redescend dans ce monde pour faire des offrandes au Buddha ; celui-ci lui ayant expliqué la Loi, il devient srotâäpanna.
CPrID XX EN EE 07 pD; 6 118.)
Dans le royaume de Cràvasti vivent deux frères ; l'aîné pratique la religion bouddhique; le cadet sert Fou-lan-na (Püûrana) [1|. Le premier engage vainement le second à adopter sa croyance ; ne pouvant y parvenir, 1l se sépare de lui ; après sa mort, il renaît dans la condition de deva. Il redescend dans le monde et devient srotâäpanna après que le Buddha lui a expliqué la Loi.
(rip XIV TO DS re)
Dans le royaume de Crâvasti, deux frères, qui vivaient en mésintelligence, se rendent chez le roi pour faire régler leur différend. Sur le chemin, ils rencontrent le Buddha qui leur explique la Loi et ils obtiennent la voie d’arhat. Leur père, informé de ce qui s'est passé, en conçoil une grande joie ; à cause de ce bon sentiment, il renaît après sa mort dans la condition de deva. Il retourne auprès du Buddha qui lui explique la Loi et il devient srotâäpanna.
(1) Un des six maîtres Tirthikas.
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(Trip, XIV, 10, p. 31 re.)
Un père a voulu que son fils entrâl en religion ; mais, au bout de peu de temps, ce fils, que le Buddha a chargé du balayage, se lasse de ce travail et déclare qu'il veut quitter la vie religieuse ; son père n'y cousent pas; il se chargera à la place de son fils de faire le balayage, mais 1l l'oblige à relourner au Jetavana vihâra ; quand le fils voit l'intérieur du monastère calme et pur, il conçoit un sentiment de joie et affirme que, dût-il en mourir, il reslera en religion et s’occupera du balayage. Après sa mort, il renaît dans la condition de deva. Il retourne alors auprès du Buddha et, celui-ci lui ayant expliqué la Loi, il devient srotäpanna.