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demande. » Il ne lui donna donc pas satisfaction; elle en conçut aussitôt de l’irritation et le renvoya en lui intimant l’ordre de partir. Une servante du maître de maison désapprouva les paroles de l'épouse (et pensa) : « Pourquoi déclarer à un homme des choses qui ne doivent pas (se dire) ? » Elle prit sa propre part de nourriture et la donna au Pratyeka Buddha.Quand celui-ci eut fini de manger, elle retourna dans sa chambre pour se coucher et s’aperçcut alors que sa peau sale et noire tombait d’ellemême, que son visage devenait d’une beauté supérieure à celle des autres femmes et qu’elle était semblable à une femme de jade céleste. Le maître de maison s’en émerveilla et lui demanda ce qui s'était passé ; il lui donna alors le titre de première épouse.
CPED RON D 08 rer)
Dans le royaume de Chü-wei (Crâvasti), il y avait un riche maître de maison nommé T'ch'en-kiu ; il avait chez lui une servante nommée Fou-nt-lch’e (Pürnikâ) ; la tête de celle-ci était entièrement chauve et ses yeux étaient d’un vert franc; sa bouche et son nez étaient tout de travers ; occupée constamment à des travaux en dehors de l’habitation, elle recueillait du bois de chauffage et coupait des herbes. A quelques /1 de la maison se trouvait une source qui avait une onde parfumée et douce ; cette servante y alla prendre de l’eau avec une cruche ; or,une femme du voisinage s'était pendue à un arbre et son visage se reflétait sur la source ; la servante aperçut sa figure et crut que c'était sa propre image ; aussitôt elle s’irrita en criant : « Voici donc comme je suis belle; cependant telles sont les corvées pénibles
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auxquelles on m'envoie dans les champs et dans les jardins ! » Alors elle brisa sa cruche, s’en revint à la mai-
son, monta dans la salle principale et s’assit sur le siège
orné de joyaux de l'épouse principale, au milieu des tentures à franges. Tous les gens de la famille furent fort surpris et pensèrent que la servante était devenue folle ; comme ils lui demandaient pourquoi elle agissait ainsi, elle répondit : « J'ai vu dans l’eau que j'étais belle. Mais mon maitre n'a pas su le reconnaitre et je ne suis traitée qu'avec mépris. » On lui donna un miroir pour qu’elle se regardàt et elle vit une image affreuse ; cependant, comme elle s’obstinait à ne pas être convaincue, on l’amena sur le bord de l’eau; elle apercut alors le reflet de la femme morte; la servante comprit (ce qui s'était passé) et se trouva couverte de confusion. |
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CÉRPERRRNIE De 76%
Dans les temps passés il y avait trois amis, un éléphant, un singe et un oiseau /ouo qui se tenaient abrités auprès d’un arbre Ni-ktu-lu (nyagrodha). Ils se dirent entre eux: « Puisque nous nous abritons auprès de cet arbre, il nous faut nous témoigner réciproquement du respect. « Le singe et l'oiseau /ouo demandèrent à l'éléphant : « Jusqu'où remontent vos souvenirs ? » L’éléphant répondit : « Je me souviens que, lorsque j'étais jeune, cet arbre atteignait juste mon ventre. » L’éléphant et l'oiseau {ouo posèrent la méme question au singe qui répondit : « Je me souviens que, lorsque j'étais jeune, en levant la main j'atteignais le sommet de cet arbre. » L’éléphant dit au singe : « Vous êtes plus âgé que moi. » L’éléphant et le singe interro-
gèrent l’oiseau {ouo qui dit : « Je me souviens que, sur le versant occidental des montagnes neigeuses, il y avait un grand arbre ni-kiu-lu (nyagrodha) ; j'en mangeai un fruit et je vins ici; c'est à la suite de cela que cet arbre prit naissance (1). » Les deux autres dirent : « C’est l’oiseau touo qui est le plus âgé. » L’éléphant plaça le singe sur sa tête et le singe mit l'oiseau ouo sur son épaule ; ils se promenèrent ensemble parmi les hommes, de village en village et de ville en ville, répétant toujours cette gâthà :
Si un homme est capable de garder dans son cœur la Loi, — il doit respecter ceux qui sont âgés ; — dans la vie présente, on le louera; — dans l'avenir, il naîtra dans les voies excellentes. |
L'oiseau {ouo prononça alors cette règle : « Quand les hommes suivront tous ce précepte, l’enseignement de la Loi se répandra. » (Le Buddha dit :) « Vous tous, qui êtes sortis du monde pour adopter ma doctrine, il vous faut davantage encore vous respecter mutuellement ; ainsi la Loi du Buddha se répandra. Dorénavant, conformez-vous à ceci : Que jeunes et vieux se respectent, se saluent avec vénération, viennent à la rencontre les uns des autres et se demandent réciproquement de leurs nouvelles. » Alors les bhiksus, ayant entendu l’enseignement du Buddha, tous, jeunes et vieux, se témoignèrent tour à tour du respect et se saluèrent avec vénération.
(Pribs XXKN EL HSDp:76 v-77002;)
Un homme venu d’un pays lointain avait amené un grand bœuf, gras, prospère et fort, et l'avait vendu à un homme
(1) Les excréments de l'oiseau contenaient une semence qui a donné naissance à l'arbre ; c'est donc l'oiseau qui est le plus âgé des trois.