‹ Cinq cents contes et apologues (volume 3)Chapitre 21 sur 72 · CPU SET DE TENS · texte numérisé non relu

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Au sud du mont Siu-mi (Sumeru), il y avait un grand arbre qui était haut de quatre mille li; quand tous les | oiseaux po-lch'a (1) venaient se percher sur lui pour passer la nuit, l'arbre ne remuait jamais; or, il y eut un petit oiseau ressemblant à une caille qui se posa sur lui et l'arbre s’agita aussitôt avec violence; les oiseaux po-tcha dirent au dieu de l’arbre : « Ignorez-vous que nos corps vous seront lourds pour que vous ne remuiez point dès l'abord”? Au contraire, avant même que le petit oiseau ait passé la nuit, vous vous agitez. » Le dieu de l'arbre leur dit : « Quoique cet oiseau soit petit, il vient du fond de la

(1 Peut-être ce terme est-il la transcription du mot paksa, aile d'oiseau. « Tous les oiseaux po-{ch'a » ce seraient done « tous les oiseaux ailés. »

… mer ets’est nourri uniquement de diamant. Le diamant est … une substance qui, en quelque lieu qu’elle tombe, brise tout. C’est pourquoi j'ai eu fort peur et n'ai pu rester tranquille (1). »

Les livres saints ont fait de cette histoire un apologue : Quand un homme a compris et approfondi une stance des livres saints, quand sa bouche la récite et que son cœur la médite, les trois poisons (2), les quatre Mo (Märas) (3) et les quatre-vingt mille portes de souillure qu'il a dans son corps ne pourront plus être tranquilles ; à

combien plus forte raison celui qui a recueilli avec ampleur è toutes Les Lois pourra-t-il devenir pour le monde un pont bi (qui assurera son salut). 4 À |

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