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Le Buddha dità Mou-lien (Maudgalyâyana) : « Celui qui vous est apparié (4) va survenir ». Maudgalyâyana répondit : « J'ai une puissance surnaturelle grâce à laquelle je pourrais sauter par-dessus le mont Siu-mi (Sumeru); si celui qui m'est apparié vient par l’est, j'irai vers l’ouest; s’il vient par le nord, je m'enfuirai au sud; comment pourra-t-il m'atteindre ? » Le Buddha dit à Maudgalyäyana : « Le châtiment et la récompense sont inéluctables; on ne saurait parvenir à les éviter. »
(1) Sous-entendez : parce que je crains qu'il ne se trouve dans les excréments de ce petit oiseau quelques parcelles de diamant qui, en tombant sur moi, me briseront.
(2) La convoitise (lobha), la haine (dvesa), l'égarement (moha).
(3) Les quatre Mâras sont, : skandha-Mâra, kleça-Mâra, mrtyu-Màra el devaputra-Mâra. Voyez Childers, Dicl., s. v. Mâra, et Foucher, Elude sur l'iconographie bouddhique de l'Inde (1905), p. 19.
(4) C'est-à-dire : La personne avec qui vous devez nécessairement être mis en relations par un effet de vos existences antérieures.
(Maudgalyäyana) vola au loin sans s'arrêter et tomba au
milieu des montagnes, il y avait là alors un vieillard avec une roue de char; Maudgalyâyana tomba droit devant lui, et, comme son aspect le faisait ressembler à un démon, le vieillard crut qu'il était un être malfaisant;il éleva donc sa roue de char, l'en frappa et lui rompit le corps.
Maudgalyäyana, accablé de douleurs, fut très honteux et chagrin; il en oublia toute sa connaissance des existences antérieures; le Buddha eut pitié de lui et lui rendit son pouvoir surnaturel; alors, il put, par la réflexion, remonter aux formes des naissances antérieures: celui qui l'avait frappé avec la roue du char, le vieillard, avait été, lors d'une vie antérieure, le père de Maudgalyäyana ; ayant eu une dispute avec son père, Maudgalyâyana s’était dit dans son for intérieur : « Sion pouvait frapper à mort ce vieux et que ses os fussent rompus, ce serait heureux. » C’est pourquoi il subit le malheur inhérent à ce crime.
Il faut veiller à ne jamais commettre le crime de manque de piété filiale; ainsi, dès que l’homme est né et se trouve dans le monde, il ne peut se dispenser d'être attentif à ses sentiments et à ses paroles et il doit donner avec piété filiale ses soins à son père et à sa mère.
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Autrefois, 1l y avait un religieux qui marchait parmi les herbes lorsqu'un grand serpent lui dit : « O religieux, ho-chang (upâdhyäya) ». Tout effrayé, le religieux jeta ses regards de côté et d’autre. Le serpent lui dit : « O religieux, ne craignez pas et n’ayez point de peur; je désire que vous m'expliquiez les livres saints pour que je sois
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débarrassé de ce corps que j'ai reçu en punition. » Le ser-
pent ajouta : « O religieux, avez-vous entendu parler du
roi A-k’i-la (Ajita) ? » Comme l’autre répondait qu'il en avait entendu parler, le serpent dit : « C’est moi. »
Le religieux reprit : « Le roi A-k'1-la (Ajita) a élevé des stüpas et des temples bouddhiques; ses offrandes et ses actes méritoires ont été très considérables; il aurait dû naître en haut, parmi les devas; comment se fait-il qu’il soit dans une telle condition ? » Le serpent lui dit: « Au moment où j'étais près de terminer ma vie, un homme qui tenait un éventail auprès de moi le laissa tomber sur mon visage; j'en conçus de l’irritation et (c'est pourquoi) j'ai reçu un corps de serpent. »
Le religieux lui expliqua les livres sacrés; (le serpent) l'écouta joyeusement de tout son cœur et s’abstint de manger pendant sept jours; quand sa vie fut écoulée, il naquit comme deva; quelques mois plus tard, il prit des fleurs et les répandit devant le Buddha ; comme la foule s’en étonnait, il prononça ces mots du haut des airs : « Je suis le roi A-k'i-la (Ajita); grâce au bienfait d’un religieux, j'ai entendu la Loi et j'ai obtenu de naître en haut comme deva; maintenant je viens offrir des fleurs pour reconnaître la bienveillance du Buddha à mon égard.»
Ainsi, quand un homme est près de mourir, ceux qui sont à ses côtés pour le servir ne doivent pas s'abstenir de bien veiller sur les dispositions morales du malade.
N° 214 CARD SCIE DRE nes) Dans un royaume étranger il y avait un homme qui, en
exerçant son métier, avait gagné plusieurs milliers de LE 7
livres d'or et d'argent. Comme il en faisait le plus grand
cas, il voulut les cacher dans la terre; mais il craignit que les courtilières, les reptiles et les rats ne les lui dérobas= sent ; il voulut les cacher parmi les herbes dans un marais; mais il craignit derechef que les renards et les bêtes sauvages ne les lui prissent; il n'avait d'ailleurs aucune confiance dans ses parents, soit agnats ou cognats, soit
frères aînés ou frères cadets, soit femme ou enfants. IL
mit donc ses richesses dans son sein et il allait et venait, redoutant toujours de les perdre.
Un jour, pendant le mois du grand jeüne, les disciples des quatres catégories s'étaient tous rendus dans le temple du stüpa pour y brüler des parfums et y répandre des fleurs; cethomme les observa et vit tout ce qu'ils faisaient ; en outre il aperçut un grand bol devant le temple du stûpa ; les disciples des quatre catégories tournaient autour (pradaksina) du stüpa, et prenaient de l'or, de l'argent, des pièces de monnaies et des objets précieux qu'ils jetaient dans le bol. Cet homme leur demanda : « Pourquoi jetezvous des objets précieux pour les mettre dans ce bol?» Les religieux lui répondirent : «Cet acte s'appelle d’abord : libéralité; son second nom est:ce qui est fermement à l'abri; son troisième nom est: ce qui ne connaît pas la corruption. »
Cet homme songea en lui-même : «S'il en est vraiment comme le disent ces gens, voici ce que je cherche, » Il prit alors tout son or et son argent et le jeta dans le bol. Les religieux formèrent un vœu en sa faveur et ajoutèrent: «Ce qui est fermement (à l'abri), l’eau ne saurait le submerger: le feu ne saurait le brüler; les voleurs etles hommes malveillants ne sauraient s’en emparer ou l’endommager. Les richesses que vous avez jetées ici pour les cacher ne connaîtront plus la corruption, et, dans l’avenir, vous obtiendrez une récompense descentaines, des milliers, et des myriades de fois supérieure. Voilà pourquoi on
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ce s'ouvrir et il éprouva une joie illimitée ; aust, devantle stüpa, il obtint la sagesse de Srotäpanna.
ite productrice de) bonheur, son acte méritoire n’est pas an dévouement sans raison, caril s’acquiert la sagesse.
N° 156 bis.
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N° 158 bus.
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