‹ Cinq cents contes et apologues (volume 3)Chapitre 27 sur 72 · IL · texte numérisé non relu

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des porcs, des porcs de lait, des chiens et des poules, au nombre de centpour chaque espèce; tous cesanimauxfurent remis aux cuisiniers. Parmi les cuisiniers qui tuaient les bœufs et les moutons se trouvait un upâsaka qui dit :

« J’observe les défenses du Buddha et je ne saurais tuer.

des êtres vivants.» L’intendant des cuisines s'irrita fort et alla dire la chose au roi pour qu’on punit cet homme.

Le roi demanda à celui-ci : « Est-ce intentionnellement que vous avez contrevenu à mes ordres ? S'il en est ainsi, je vous ferai périr. » Le cuisinier répondit : « Je suis un disciple du Buddha ; j'ai accepté et j’observe les cinq défenses; plutôt faire périr mon corps en ne contrevenant pas aux ordres du Buddha que de tuer des êtres vivants. Si, me conformant aux ordres du roi, je commettais le crime de tuer, après ma mort j'entrerais dans les enfers; je n’en sortirais qu'après y avoir subi jusqu’au bout ma peine pendant plusieurs centaines de milliers de myriades d'années et je devrais toujours avoir des vies abrégées. Si j'observe sans défaillance les défenses et que j'encoure une condamnation capitale de votre part, à roi, après ma mort, je serai transporté en haut parmi les devas; parmi les devas en haut j'obtiendrai du bonheur et tous mes désirs seront satisfaits spontanément; si maintenant je dois mourir, j'échangerai le corps de ma vie présente pour obtenir de vivre en haut comme deva. Les rétributons en peines et en récompenses sont donc fort différentes (dans l’un ou dans l’autre cas). C’est pourquoi je mourrai, Mais je Mmourrai sans avoir violé (les défenses). »

Le roi lui déclara : « Je vous donne un délai de sept jours au bout duquel vous devez périr en étant foulé aux pieds par un éléphant. Si vous ne mourez pas alors, c'est que vous aurez dit Vrai. » Quand le délai fut écoulé (1), le

(1) La leçon EL H 7 64 —: <& parait fautive, bien que l'édition de Fokyd n'indique aucune variante. Il est probable qu'en doit lire : £

PS arte

corps de cet upâsaka devint semblable à celui du Buddha

ét il eut toute l'apparence extérieure dn Buddha; afin de faire l’épreuve, cinq cents éléphants vinrent pour le fouler aux pieds ; mais l’upâsaka éleva la main à la manière

du Buddha et ses cinq doigts se transformèrent en cinq

montagnes de chacune desquelles sortit un lion; en voyant ces lions, les éléphants eurent grand’peur et se couchèrent tous à terre, ainsi que cela s'était déjà passé au temps où le Buddha était dans le monde(1). Le roi reconnut alors avec foi qu'il y avait un Buddha et il renonça à ses sacrifices ; il accepta de cet homme les défenses du Buddha et les ministres, les officiers et le peuple tous aussi reçurent de lui les défenses. Il devint le maitre spirituel du royaume. Telle est la manière dont un sage peut sauver les hommes en observant les défenses.

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