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sance antérieure et aperçut les causes provenant de ses existences passées; l'éléphant en concut de la tristesse et se refusa à boire et à manger.
Le cornac effrayé vint informer le roi que léléphant
ne voulait plus boire ni manger et qu’il n’en savait pas la raison. Le roi demanda au cornac s’il y avait eu aupara- …— vant quelque homme qui eût offensé cet éléphant. Le cornac répondit: «Il n’y a eu personne, si ce n’est un | cramana que j'ai vu venir auprès de l'éléphant, puis s’en aller au bout d’un instant. »
Le roi envoya de tous côtés des émissaires rechercher le cramana; des gens le trouvèrent parmi les arbres de la forêt; ils se saisirent de lui et l’'amenèrent en présence | du roi. Le roi lui demanda : « Quand vous êtes venu au- | près de mon éléphant, que lui avez-vous raconté ? » Le cramana répondit au roi : « Je ne lui ai pas dit grand chose ; je me suis borné à dire à l'éléphant : Vous et moi sommes tous deux coupables. » Alors le cramana exposa au roi toute l’histoire des causes produites par une vie antérieure; l'intelligence du roi fut aussitôt éclairée; il relächa donc ce cramana et le laissa retourner à sa de-
meure
Ainsi donc ceux qui pratiquent la conduite qui assure le bonheur doivent simultanément observer les défenses et accomplir des libéralités; qu’ils ne s’en tiennent pas à l’une seulement de ces deux choses, car alors leur mérite ne serait pas complet (1).
N°99, ETES RER D NES) Autrefois il y avait un musicien qui jouait toutes sortes d’airs de musique; il demanda une vache à un riche
(1) Ce paragraphe final sur la foi et les œuvres ne se trouve que dans la recension du Tchong king siuan tsa pi yu king (Trip. XIX, 7, p. 12 vo),
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