I. — Dänâpâramitä
Quand on parle de la pâramità de Libéralité, qu’entendon par là? Elle consiste en ceci: entourer de soins bienveillants les hommes et les animaux ; avoir compassion de la foule de ceux qui sont dans l'erreur ; se réjouir de ce
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que les sages ont réussi à se sauver; protéger et secourir tous les vivants ; dépassant le ciel et franchissant la terre, avoir une bienfaisance grande comme le fleuve ou comme la mer et faire des libéralités à tous les vivants ;
é > JE À #k. Ce sont les six pâramitàs dont la pratique caractérise un Bodhisattva. Elles sont énumérées aussitôt après. M. Sylvain Lévi m'indique que les mots chinois JE Eu FE signifient proprement « traversée sans faîte » et paraissent être une traduction, basée sur une fausse étymologie, du terme pâramitâ. En sanscrit, ce terme signifie « aller à l’autre bord » et est composé de pâram, accusatif régi par ifâ qui est le verbal de la racine à « aller »; le mot chinois F£
« traverser » suffirait donc à le traduire; si on y ajoute les mots Es f& « sans faite », c'est parce que les Chinois semblent avoir confondu, par un jeu de mots volontaire, l'élément initial pârami avec le mot parama signifiant « suprême ». Il est intéressant de rapprocher cette explication d'une étymologie proposée autrefois par Goldstuecker (cité dans Burnouf, Zniroduction à l'histoire du Buddhisme indien, re édit, p.:464,.n. 4$ 2° édit. LD: 415, n. 1).
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qui ont faim, les nourrir; ceux qui ont soif, les déltérer ; ceux qui ont froid, les vêtir; ceux qui souffrent
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