‹ Cinq cents contes et apologues (volume 4)Chapitre 22 sur 93 · NS TE · texte numérisé non relu

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Autrefois le Bodhisattva était un ascète détaché des choses de ce monde; il demeurait constamment dans les régions désertes de la montagne (1). Il s’appliquait uniquement à méditer sur la sagesse et ne commettait aucun des actes mauvais. Il mangeait des fruits, buvait de l’eau et ne mettait absolument rien en réserve. Il songeait avec bienveillance à tous les êtres vivants qui, par leur ignorance et leur folie, se perdent; chaque fois qu’il voyait l’un d’eux en péril, il sacrifiait sa vie pour le sauver.

Un jour qu’il était allé chercher des fruits, il rencontra sur son chemin une tigresse qui allaitait ses petits; après que la tigresse eut allaité, elle fut très épuisée et n'eut rien à manger; affolée par la faim, elle voulut revenir pour dévorer ses propres petits. En voyant cela, le Bodhisattva fut ému de pitié; il songea avec compassion à tous les êtres vivants qui endurent pendant leur séjour dans le monde des souffrances infinies; qu'une mère et ses petits s'entre-dévorassent, il en éprouvait une douleur inexprimable ; sanglotant et versant des larmes, il se tournait et regardait de tous côtés pour chercher ce qui pourrait nourrir la tigresse et sauver ainsi la vie de ses petits; mais il ne vit absolumeut rien.

Il pensa alors en lui-même : « Le tigre est un animal qui mange de la chair. » Puis, réfléchissant profondément, il dit : « Si j'ai formé la résolution d'étudier la sagesse, c’est uniquement en vue du bien de tous les êtres vivants; ils

(1) 1j H. Dans tous ces textes, le mot J# ne saurait être traduit par « marais »; il désigne simplement une région déserte.

se perdent dans de terribles souffrances et j'ai voulu les

sauver, faire en sorte qu’ils obtiennent le bonheur et que leur vie soit perpétuellement tranquille. Pour moi, quand, plus tard je mourrai de vieillesse, l'agrégat de mon corps devra être abandonné; mieux vaut donc en faire don avec bienveillance afin de secourir les autres êtres et d'accomplir un acte de vertu. » Sur ce, il se jeta la tête la première dans la gueule du tigre ; s’il lui présenta sa tête, c'est parce qu'il désirait faire en sorte qu'il mourût promptement et qu’il ne s’aperçût pas de la souffrance. La tigresse et ses petits furent ainsi tous sauvés.

Tous les Buddhas louèrent la vertu (du Bodhisattva) et son mérite par lequel il égalait les plus grands saints. Les devas, les nagas, les bons génies et tous ceux qui sont doués de sagesse furent tous émus ; les uns obtinrent les dignités de Srotäpanna, de Sakrdâgâämin, d’Anâgâmin, d’Arhat ou de Pratyeka Buddha (1); il y en eut d’autres qui conçurent la pensée de la sagesse sans supérieure, correcte et vraie (anuttara bodhi éittotpäda) (2) et qui, grâce à leur vaillante résolution, enjambèrent de neuf kalpas en avant de tous les Bodhisattvas; ils firent le serment d’être dans les cinq impuretés (3) un guide des devas

(1) X# JÆ « canal » ou « chenal »; ce terme désigne ceux qui sont entrés dans « le courant » (srota) de la vie sainte, c’est-à-dire les srotäâpannas. %f ZK désigne les sakrdàgâmin, c’est-à-dire ceux qui reviendront naître une fois dans la condition d'homme et une fois dans la condition de deva; d'après le Fan yu ts'ien seu wen d'}itsing (p. 38 v°), le mot YH est l'équivalent du sanscrit punar — de nouveau; #4 Æ signifie donc : celui qui vient de nouveau, celui qui revient; le terme sakrdàâgàmin est souvent aussi rendu par l'expression — Z£, qui indique que le sakrdâgâmin revient une seule fois. À A «ne pas revenir »; ce terme désigne les anâgâämin qui ne doivent pas revenir dans le monde du désir. MÈ ÏH ce terme désigne les arhats; cf p: 1, n: 2. S — #4 «ayant seul la connaissance des causes »; ce terme désigne les Pratyeka Buddhas qui, ayant compris l’enchainement des doue nidäànas, assurent leur salut individuel.

(2) C'est là le point de départ de la carrière de Bodhisattva.

(3) À 4]. Les cinq impuretés (kasäya) sont : 1° impureté de longévité,

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et des hommes, de sauver tous ceux qui sont pervers et de faire que les hérétiques se conforment à la sagesse.

Telle est la manière dont la pâramità de charité du Bodhisattva pratique la libéralité.

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Autrefois, le Bodhisattva était roi d’un grand royaume. Le royaume s'appelait A'ien-yr et le roi avait nom P'ienyue. Dans ses sentiments, il était sage ; dans ses actes, il était bon; sa physionomie était affable et régulière ; Le peuple avait subi son influence réformatrice; dans les prisons, il n'y avait personne d’enchaïîné ou d'enfermé. Ceux

âyuh-kasâäya, > 4] : dans les temps anciens, les hommes vivaient quatre-vingt-quatre mille années ; aujourd’hui la vie humaine est devenue beaucoup plus courte et ceux qui atteignent l’âge de cent ans sont rares ; c'est là un effet de l'accumulation des mauvaises actions; c'est ce qu'on appelle limpureté de longévité; 2° impureté de vue, drsti-kasâäya, LU 4] ; la vraie religion a disparu; la religion des images s’est graduellement développée; puis les hérésies ont pris naissance et les vues hérétiques augmentent toujours plus ; c’est ce qu’on appelle l’impureté de vue ; 3° impureté de passion, kleça-kasäya, JE J& 4] ; les êtres vivants ont beaucoup de passions qui, grâce aux doctrines hérétiques qu'ils admettent, troublent leur cœur; c'est ce qu’on appelle l’impureté de passion; 4° impureté de créature, sattva-kasâya, %% /Æ 4j; les êtres vivants sont fort pervertis ; ils ne respecten, plus leurs pères et mères et n’honorent plus leurs supérieurs; ils ne redoutent plus les peines qui sont la rétribution des mauvaises actions ; ils ne font plus d'actions méritoires et n'observent plus les abstinences; c'est ce qu'on appelle l’impureté des êtres; 5° impureté de kalpa, kalpa-kasäya, Ff Ÿ#j ; dans un kalpa de diminution, quand la durée de la vie humaine est réduite à trente ans, le fléau de la famine apparaît; quand cette durée est réduite à vingt ans, le fléau de la peste apparaît; quand cette durée est réduite à dix ans, le fléau des armes de guerre apparait; alors tous les êtres du monde périssent; c'est là ce qu'on appelle l'impureté de kalpa (Cf Mahâvyutpatti, n° 124; Dict. num. chinois, Trip. de Tokyd, XXXVII, fase. 1, p.192-r°;et fasc. 3, p.96 r°).

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du peuple qui étaient pauvres obtenaient de lui tout ce qu’ils demandaient ; sa bonté bienveillante était favorable et efficace ; ses bienfaits le rendaient semblable au souverain Cakra.

Un ascète d’un pays étranger pensait constamment à cette bonté et à cette libéralité du roi qui satisfaisaient tous les désirs de la foule des hommes; c’est le propre de la masse des hérétiques qu'ils sont jaloux et cherchent, par la fausseté, à ruiner le vrai; cet ascète donc se rendit à la porte du palais et dit : « J’ai entendu dire que le sage roi remédie à tous les dénuements du peuple, de même que la bienfaisance céleste qui couvre toutes choses. » IL dit alors aux gardes : « Allez informer le roi (de ma venue). »

Les ministres intimes ayant informé le roi, celui-ci.

donna aussitôt audience à l’ascète qui s’exprima en ces termes : « O sage roi, l'efficacité de votre bonté s’étend sur les royaumes des quatre points cardinaux ; tous les êtres doués d'intelligence s’en extasient sans exception. J’ose exposer ce que je désire pour vous en informer. » Le roi dit : « Fort bien. » L’ascète reprit: « Quand un roi céleste fait des libéralités, quelle que soit la chose qu’on lui demande, ilne la refuse pas. En ce moment, j'ai besoin d’une tête d'homme pour quelque affaire ; je désire demander votre têle, Ô roi, pour que vous concouriez à réaliser mes espérances. » Le roi répondit : « De quel avantage peut vous être ma tête pour que vous désiriez l'avoir ?.Je possède toutes sortes de joyaux dont je vous ferai présent en abondance. » L’ascète refusa de les accepter.

Le roi fit encore faire par un artisan une tête constituée avec les sept sortes de substances précieuses, chacune d'elles étant représentée par plusieurs centaines de pièces, et il donna cette tête à l’ascète, mais celui-ci dit : « C’est seulement votre tête, à roi, que je désire. »

Le roi ne s'était jamais jusqu'alors refusé à aucun des

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désirs qui lui avaient été exprimés ; il descendit donc de la salle, enroula ses cheveux à un arbre et dit : « Je vous fais don de ma tête. » L’ascète tira son épée et s’avança en marchant rapidement.

À ce spectacle, le dieu de l'arbre, indigné de la perversité de cet homme, lui frappa la joue de la main, en sorte que son corps s’affaissa sur lui-même, que sa figure se retourna en arrière, que sa main tomba et que l’épée lui échappa. Le roi put ainsi rester sain et sauf; ses ministres et son peuple lui souhaitèrent une longue vie ; en proie à la fois à l'émotion et à La joie, tous les devas louèrent sa vertu en disant : « Voici ce qu’on peut appeler une libéralité qui vient du cœur. » Les quatre rois (devaräjas) Le protégèrent et toutes les mauvaises influences disparurent ; dans le pays, il n’y eut plus de maladies et les cinq sortes de céréales furent abondantes et mürirent; les prisons s’effondrèrent ; le prince et le peuple furent très joyeux.

Le Buddha dit aux çramanas : « Celui qui en ce temps était le roi A’ien-yi, c'est moi-même; l’ascète, c’est Devadatta. »

Telle est la manière dont la pâramità de charité du Bodhisattva pratique la libéralité.

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Autrefois le Bodhisattva était le roi d'un grand royaume; il gouvernait son peuple avec bienveillance; il agissait avec abnégation pour sauver les autres. Chaque mois et chaque jour, il parcourait Le pays pour voir ceux qui étaient dans le dénuement ; il aidait et secourait les abandonnés

et les veuves ; aux malades il donnait des remèdes et de la bouillie de riz; chaque fois qu'il sortait pour faire une tournée d’inspection, il ordonnait que les chars de son escorte fussent chargés de toutes sortes de joyaux, de vêtements et de remèdes ; ceux qui étaient morts, il les enterrait. Chaque fois qu'il voyait des gens pauvres, il s'en faisait un reproche comme d’une faute, disant : « C’est lorsque le prince est pauvre en vertu que le peuple est misérable. Quand le prince est riche en vertu, le peuple est dans l’abondance. Si donc maintenant le peuple est pauvre, c’est parce que je suis pauvre moi-même. » Telle étant la bienveillance de ce roi, sa renommée s’étendit sur les dix régions. |

Le souverain Çakra (1) sentait que la place où il s’asseyait devenait chaude à cause de lui (2) ; Cakra eut alors peur dans son cœur et dit : « La vertu de ce roi est fort haute; certainement il me ravira ma place. Si je détruis sa résolution, c'en sera fini de son entreprise. » Alors il se transforma lui-même en un vieux brahmane et vint mendier mille pièces d'argent au roi, qui lui en fit don; puis il dit : « Je suis sur le déclin de ma vie, je crains que des gens ne me dépouillent; je désire vous confier cet argent, Ô roi. » Le roi ayant répondu qu'il n’y avait pas de voleurs dans son royaume, le brahmane insista pour lui confier ce dépôt et le roi l’accepta.

Cakra prit encore miraculeusement la forme d’un brahmane qui se rendit à la porte du palais ; un ministre intime ayant annoncé sa venue au roi, celui-ci lui donna audience

() $ Z % #&. L'Indra Devendra du second ciel. Il y a six cieux (devaloka) dans la cosmologie bouddhique : le ciel Caturmahärâjika, le ciel Trayastrimça, le ciel Yäma, le ciel Tusita, le ciel Nirmânarati, le ciel Paranirmitavaçavartin. Indra, ou Cakra l’Indra des dieux, est le premier des trente-trois (trayas-trimça) dieux qui, entourés de leur cour, peuplent le second ciel. Ainsi donc, l'expression « l'Indra du second ciel » équivaut tout simplement à : « Indra ». (Note de M. Sylvain Lévi.)

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aussitôt. Le brahmane dit en le louant : « O grand roi, la renommée de vos mérites s’est répandue aux huit extrémités du monde: votre conduite vertueuse est d'espèce rare. Maintenant je suis venu exprès de loin dans l’intenton de vous demander quelque chose. » Le roi ayant dit: « Fort bien », il continua : « Je n’ai jamais eu que peu de félicité et je suis né dans une condition ordinaire; votre noblesse et votre gloire me plaisent; je voudrais vous demander de me donner ce royaume. » Le roi répondit: « C'est fort bien. » Alors donc le roi monta dans un char léger avec sa femme et son fils et s’en alla. Le souverain des devas se transforma encore miraculeusement en un brahmane qui vint demander au roi de lui donner son char; le roi lui fit présent de son char et de son cheval, puis il poursuivit sa route avec sa femme et son fils. Il s'arrêta dans la montagne pour y passer la nuit.

Cependant, un religieux doué des cinq pénétrations (abhijñä) était un ami du roi et se plaisait à songer à la vertu du roi; levant les yeux en haut, il observa la constellation qui présidait aux destinées de celui-ci et s’aperçut qu'il avait perdu son royaume ; calmant son cœur, il s'arrêta en contemplation; il vit que c'était Cakra, souverain des devas, qui, par avidité et jalousie, lui avait enlevé son royaume, et que le roi était épuisé et malade. Ce religieux, recourant à ses facultés surnaturelles, se rendit subitement à l'endroit où était le roi et lui dit: « Quel but désirez-vous atteindre pour que vous soyez résolu à souffrir ainsi? » Le roi répondit : « L'objet de mon désir, vous le connaissez parfaitement. » Le religieux alors créa miraculeusement un char à un timon pour ramener le roi; au matin, ils se séparèrent l’un de l’autre.

Le deva (Cakra) se transforma miraculeusement en un brahmane qui, de nouveau, demanda qu'on lui donnât ce char ; derechef le roi en fit don; il continua à avancer et n'était plus qu’à quelques dizaines de Z de lautre

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royaume (1) lorsque le deva (CÇakra) prit de nouveau miraculeusement la forme du premier brahmane et vint réclamer ses pièces d'argent. Le roi lui répondit : « J'ai fait don de mon royaume à un autre homme et j'ai complètement oublié votre argent. » Le brahmane répliqua : «Il faut que dans trois jours vous me l’ayez rendu. » Le roi alors mit en gage chez deux personnes différentes sa femme et son fils; il obtint ainsi mille pièces d’argent qu’il rendit au brahmane.

Sa femme était de service auprès de la fille de l’homme à qui elle avait été donnée en gage lorsque cette fille enleva, pour se baigner, ses perles et ses joyaux et les suspendit à un support; le deva (Çakra) se transforma alors en un épervier qui emporta dans ses serres les vêtements et les joyaux; la jeune fille accusa sa servante de les avoir volés ; on la jugea donc, on la chargea de liens et on l’emprisonna.

Quant au fils, il dormait en compagnie du fils de l’homme à qui il avait été donné en gage lorsque le deva (Gakra) vint pendant la nuit et tua le fils du maître de maison; le père du mort prit alors l’autre enfant et le fit emprisonner.

La mère et son fils étaient tous deux enchaïnés et affamés ; leur visage était défait; ils appelaient au secours sans qu'on vint à leur aide et se lamentaient tout le long du jour. Ils furent condamnés à être exécutés sur la place publique. Cependant le roi, ayant réussi à emprunter mille pièces d'argent, venait pour racheter sa femme et son fils lorsqu'il les aperçut en traversant la place du marché. Alors il évoqua dans sa pensée tous les Buddhas des dix régions, se repentit de ses fautes et dit : « C’est ma méchanceté dans des vies antérieures qui a causé ceci ! » Calmant donc son cœur, il entra en contemplation,

(1) Le roi fugitif ne rentrait pas dans son pays; il allait dans un autre royaume; c'est ce que la suite du récit fait mieux comprendre.

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et, par la clairvoyance de sa pénétration surnaturelle, il aperçut ce qu'avait fait le deva (Çakra); dans les airs il y eut une voix qui lui dit : « Pourquoi ne le tuez-vous pas au plus vite ? » Le roi répondit : « J'ai appris que Le souverain Cakra secourait universellement tous les êtres vivants ; son cœur sincère a de la compassion et sa sollicitude dépasse celle d’une tendre mère; tous Les êtres qui sont animés de sang ontreçu sans exception ses faveurs. Si cependant il s’est conduit maintenant ainsi, n’est-ce pas parce qu'il redoutait que je prisse sa place de souverain ? »

Cependant Cakra, qui avait conçu des intentions malfaisantes, vit ses crimes arriver à maturité et sa punition décidée; il entra vivant dans (les enfers de) la Grande Montagne (1). Les devas, les hommes, les nâgas et les démons proclamèrent tous que cela était bien. Alors le roi, souverain du pays, grâcia la femme et le fils (du premier roi); quand les deux rois eurent une entrevue, ils s’interrogèrent sur l’origine de tout cela et se racontèrent entièrement ce qui s'était passé; dans le royaume, tous, grands et petits, versaient des larmes. Le roi, souverain du pays, partagea son royaume et en donna la moitié à l’autre roi pour qu'il la gouvernât; les ministres et le peuple de l’ancien royaume de cet autre roi s’informérent de l'endroit où il se trouvait et vinrent tous à sa rencontre ; les princes et les peuples de ces deux royaumes étaient partagés entre la pitié et la joie.

(Le Buddha dit :) « Celui qui en ce temps était Le roi, c'est moi-même; sa femme, c'était A’ieou-yt (Gopà) (2); son fils, c'était Lo-yun (Rahula); le souverain des devas, c'était

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