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pensées, qu'ils rencontrent le Buddha, qu'ils voient la Loi. que, avec l'assemblée des çramanas ils puissent être.
informés de la sagesse droite et vraie sans supérieure,
que leur cœur s'ouvre, que leurs souillures soient détruites, qu ils voient ce que moi-même je vois. » Quand ik eut mis en action cette contemplation de bienveillance, levenin du serpent fut détruit; le serpent laissa retomber sa tête et s’endormit; P'ou-che monta sur sa tête et entræ dans la ville; au milieu de la ville se trouvait un géniecéleste qui, en voyant venir P’ou-che, dit tout joyeux : « Depuis longtemps je pensais avec admiration à votresainte vertu; en venant maintenant vous promener ici, vous avez accompli mon plus cher désir; je voudrais vous. retenir pendant une saison, soit quatre-vingt-dix jours. ». P'ou-che y consentit; le roi céleste remit alors les affaires. du gouvernement à ses conseillers intimes; lui-même faisait des offrandes (à P'ou-che); du matin jusqu'au soir, pénétré de respect, il recevait l’enseignement que tous les. Buddhas ont donné concernant la noble conduite qui reconnaît l’impermanence, la douleur et le vide, la non-réalité du corps, et concernant la sage doctrine qui sauve la multitude des êtres. Après avoir ainsi reçu des offrandespendant tous les jours d’une saison, P’ou-che se disposa. à se remettre en route. Le roi céleste lui donna comme. cadeau de départ une vraie perle claire comme la lune, en lui disant : « Portez sur vous cette perle qui éclaire à quarante 1 de distance; (dans ce rayon), conformément. à tous les désirs que vous pourrez exprimer, toutes sortes. de joyaux vous arriveront en abondance. Si plus tard vous.
tième condition fâcheuse est, pour un deva, d’être un deva Animitta (?} RE #4 ou, suivant d'autres, un deva Dirghâyus FE = (voyez dict. Æiao ich'eng fa chou). — On trouve une autre liste dans la Mahävyutpatti $ 120 : narakâh (enfers); tiryañtah (animaux); pretäh (mânes); dirghäyuso deväh: (dieux à longévité); pratyanta janapadam (pays hors frontière); indriyavaikalyam (infirmité): mithyâdarçanam (doctrine fausse); tathâgatänâm anutpâdah (pas de naissance des Tathâgatas).
CRE OT Lu =. 14 LL, RP 2 4 "7, old rie Ua, ha, 7.0 Le, 27. Cu y ed n : RS Er à LATE TT AS ET APT LIRE
34 CONTES BOUDDUIQUES (N° 9)
obtenez de devenir Buddha, je souhaite d’être votre disciple pour servir personnellement à vos côtés. » P'ou-che y consentit, puis il poursuivit son chemin. à
Il aperçut une ville d’or jaune dont la belle ornementation dépassait celle de la ville d'argent; il y avait là aussi un serpent venimeux qui s’enroulait quatorze fois autour de la ville; son énorme corps était deux fois plus volumineux que celui du premier serpent; iléleva sa tête à plusieurs dizaines de pieds de hauteur; P’ou-che songea derechef à la contemplation de la vaste bienveillance; le serpent perdit aussitôt son venin; il laissa retomber sa tête et s’endormit. P'ou-che monta sur (sa tête) et entra dans la ville ; au milieu se trouvait un homme divin qui, lorsqu'il vit venir P'ou-che, se réjouit et dit: « Depuis longtemps je pensais avec admiration à votre gloire surnaturelle; ce m'est un grand sujet de joie que vous soyez venu vous promener ici; je désire vous retenir pendant deux saisons, soit cent quatre-vingts jours; je voudrais vous faire continuellement des offrandes; j'espère retenir ici votre personne majestueuse et divine. » P'ou-che accorda son assentiment à cela; il resta pour lui expliquer la loi et la conduite sage qui n’a pas de supérieure. Quand ce fut fini, il prit congé de lui pour se retirer. L'homme divin à son tour lui donna en cadeau de départ une perle divine (en lui disant) : « L’éclat (de cette perle) resplendit à quatre-vingts /i à la ronde ; ce nombre de li se trouvera rempli de toutes les sortes de joyaux que vous pourriez désirer avoir; quand vous aurez obtenu la sagesse, je souhaite devenir votre disciple et n’avoir personne qui me soit supérieur pour les facultés surnaturelles. » Après avoir recu cette perle divine, P’ou-che se remit en route.
Il apercçut une ville de lieou-li (vaidürya) dont la splendeur dépassait celle de la ville précédente; il y avait là aussi un serpent venimeux dont l'énorme corps était extrêmement grand, il s’enroulait vingt et une fois autour
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de la ville; la tête dressée et le regard irrité, il défendait l'accès de la porte de cette ville. Derechef P'ou-che s’assit, songea profondément à la contemplation de la bienveillance universelle, et fit le serment de secourir tous les êtres vivants; le serpent sentit s’épuiser son venin et
laissa retomber la tête; (P'ou-che) monta sur (sa tête) et
entra dans la ville: au milieu se trouvait un homme divin qui se réjouit et qui s'exprima comme l'avaient fait les hommes précédents; il invita P'ou-che à rester pendant trois saisons, souhaitant de lui offrir tout ce qu’il désirerait; quand ce temps fut terminé, P'ou-che prit congé pour se retirer; son hôte lui donna à son tour en cadeau
- de départ une perle divine (en lui disant) : « L’éclat de cette
perle resplendit à cent soixante !1 à la ronde ; où que soit cette perle, toutes sortes de joyaux l’accompagnent et remplissent la superficie qu’elle éclaire; quel que soit votre désir, vous obtiendrez tout ce que vous demanderez; quand vous aurez atteint la sagesse de l'intelligence, droite, correcte et sans supérieure, je désire être votre disciple etavoir la connaissance la plus claire. » P'ou-che lui répondit : « Votre souhait sera certainement exaucé. »
Quand P'ou-che eut obtenu ces paroles, il dit : « Voilà qui me suffira pour secourir tous les êtres de leurs misères. » Il se disposa à revenir dans son ancien pays. Tous les dieux nâgas de la mertinrent conseil ensemble et dirent : « Dans notre vaste mer, ce sont précisément ces trois perles qui sont ce que nous avons de plus magnifique; or, ce religieux les possède toutes trois: quelle gloire nous reste-t-11? Mieux vaudrait perdre absolument tous nos joyaux que de perdre ces perles. » Alors un dieu de la mer prit la forme d’un homme quelconque
et se présenta devant P'ou-che en lui disant : « J'ai appris que Votre Grâce avait obtenu des joyaux plus beaux que tout ce qui est au monde; puis-je les voir? » P'ou-che les
lui montra, mais le dieu le frappa à la tête et lui prit ces
perles. P'ou-che se borna à dire : « J'ai traversé toutes sortes d’obstacles et j'ai franchi la vaste mer pour obtenir ces joyaux dont je désirais me servir pour soulager tous les êtres de leurs misères ; faut-il qu’au contraire je sois dépouillé par ce dieu ? » Il lui dit: « Rendez-moi mes perles, sinon je mets à sec votre mer. » Le dieu de la mer répliqua : « Combien insensée est votre parole ! Cette vaste mer que voici est profonde, étendue et insondable; qui pourrait l’épuiser ? Le soleil qui est au ciel peut périr et le vent violent peut cesser, mais il serait aussi difficile d'épuiser la mer que de détruire l’espace. » P'ou-che dit :
« Autrefois, au temps du Buddha Ting-kouang (Dipam-
kara), j'ai formulé précédemment le souhait d'obtenir la
force de la sagesse qui peut bouleverser toutes les mers,
arracher le Sumeru, ébranler le ciel et la terre et aussi déplacer tous les temples; le Buddha a accédé à mon désir et m'a accordé ce que je souhaitais; maintenant puisque j'ai obtenu (un tel privilège), votre force perverse, Ô démons, sera comme un fil ou un cheveu; comment pourrait-elle faire obstacle à ma puissance correcte et vraie ? » Il expliqua alors les livres saints et dit: « A travers les kalpas innombrables qui se sont passés jusqu'à maintenant, le lait maternel que j'ai bu, les larmes que j'ai versées en me lamentant et le sang qui a coulé de moi quand je mourais, la mer elle-même ne saurait les contenir; les tendres affections sont difficiles à rompre, le cycle des naissances et des morts est difficile à arrêter ; cependant j'ai déjà voulu rompre le principe des tendres affections et arrêter les génies de la vie et de la mort; si, en retirant l’eau de la mer pendant la génération actuelle, je ne l’épuise pas, je continuerai à la retirer de génération en génération. » Alors, s’affermissant sur ses deux pieds, il se mit à épuiser l’eau de la mer avec une calebasse et à la jeter hors de l’enceinte de fer.
Or, un deva nommé P'en-tsing (Pureté universelle)