‹ Cinq cents contes et apologues (volume 4)Chapitre 38 sur 93 · OC ART · texte numérisé non relu

OC ART

(2) Æ (ou KÆ) JK #1 Æ. Le Pen Psao, cité dans le dictionnaire de K'ang-hi, dit que les vaches du Nords ont appelées fs’'in et qu’elles sont plus petites que les bufflesses (chouei nieou).

(3) Le cheng SE est un dixième de boisseau =:

filles illustres jusqu'aux chars précieux, il le possédait en mille quatre-vingt-quatre exemplaires (1) de chaque sorte et s’en servait pour faire des libéralités aux hommes. Wei-lan exerçait sa bienfaisance dans les huit régions de l'espace, en haut et en bas. Les devas, les nâgas et les bons génies contribuaient tous à sa joie.

Quelqu'un qui exercerait la charité comme le faisait Wei-lan pour secourir la multitude des gens ordinaires et qui pratiquerait cela jusqu’à la fin de sa vie sans se relâcher un seul jour, ne vaudrait pas celui qui aurait donné la nourriture d’un seul jour à une seule femme pure et croyante, observant les défenses ; le bonheur de ce dernier serait un nombre incalculable de fois plus grand que le bonheur du premier; d'autre part, celui qui ferait simultanément à cent femmes pures et croyantes les libéralités dont il a été question plus haut ne vaudrait pas celui qui | aurait donné un seul repas à un homme pur et croyant, observant les défenses; (donner un repas à) cent hommes k observant les défenses ne vaut pas le fait de donner un seul repas à une ascète (2), femme observant les défenses ; cent ascètes femmes ne valent pas un seul çrâmanera de noble conduite ; donner à manger à cent crâmaneras est un acte qui ne vaut pas celui de donner à manger à un seul çrâmanera pratiquant l’observation complète des défenses, n'ayant aucune souillure dans son cœur, étant pur dans ses pensées et dans ses actes. Les hommes ordinaires sont comme les briques et les cailloux; l’homme qui agit noblement en observant toutes les défenses est

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(1) Il est probable que, au lieu de 1.084, il faut lire 84.000, ce dernier nombre ayant une valeur consacrée dans le Bouddhisme. Cf. les 84.000 stüpas d’Açoka, etc.

(2) L'expression À f# « supprimer la disette » désigne une personne qui a supprimé en elle tous les désirs et qui, par conséquent, n'éprouve plus le manque de rien. Voyez le Fo kiao fseu tien de Kojima Sekiho (p. 302 r°), qui cite, à propos de cette expression, une glose de Senghouei lu!ï-même.

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semblable à la perle claire comme la lune ; des briques et des cailloux à remplir les quatre parties du monde ne vaudraient pas une seule perle vraie, De même, des libéralités nombreuses comme celles de Wei-lan, même si elles atteignent une foule de gens observant les défenses, ne valent pas un repas donné à un seul çrotâpanna; cent crotâäpannas ne valent pas un sakrdâgâmin; cent sakrdägâmins ne valent pas un seul anâgâämin; donner à manger à cent anâgâmins est un acte qui ne vaut pas celui de donner à manger à un seul arhat.

Ou encore : toutes les libéralités précédentes de Weilan atteignant une multitude de personnages sages et saints ne valent pas le fait de servir avec piété filiale ses parents; celui qui pratique la piété filiale y emploie tout son cœur et n'a ni distraction ni égoïsme; servir avec piété filiale ses parents pendant cent existences ne vaut pas le fait de donner à manger à un seul Pratyeka Buddha ; (l'acte de donner à manger à) cent Pratyeka Buddhas ne vaut pas celui de donner à manger à un seul Buddha ; (l'acte de donner à manger à) cent Buddhas ne vaut pas celui d’édifier un seul temple.

En pratiquant les trois refuges qui sont : se réfugier en Buddha, se réfugier en la Loi, se réfugier en l’assemblée des bhiksus; — en observant les cinq défenses qui sont : allant jusqu’au bout de la bonté, ne pas tuer; gardant la pureté, ne pas voler; restant chaste, ne pas commettre adultère avec la femme d'autrui; étant de bonne foi, ne pas tromper; pieux et obéissant, ne pas s’enivrer; — tenir compte chaque mois des six jours d’abstinence, — Île bonheur qu'on acquerra sera très élevé et l'emportera, d'une manière qu'il est difficile d'évaluer, sur Les libéralités que faisait Wei-lan en donnant toutes sortes d'objets précieux et en nourrissant les sages et les saints.

Observer les défenses ne vaut pas l'acte de témoigner

d’un cœur égal sa sollicitude et ses soins à tous les êtres

vivants, car le bonheur qu'on s'assure ainsi est sans limites. Même si un homme n’offrait ainsi que des légumes, de la bouillie de riz et des nattes de paille, s’il s’en tient à la formule des trois refuges, s’il garde en lui les sentiments des quatre sortes (1), s’il observe au complet les cinq défenses, quand bien même on pourrait mettre en contrepoids les montagnes et les mers, le bonheur que s’assurerait un tel homme serait difficile à évaluer.

Le Buddha dit à ce maître de maison : « Si vous désirez le savoir, Wei-lan c'était moi-même ». — Le maître de maison, ayant entendu ce texte saint, fut très joyeux dans son cœur; 1l rendit hommage, puis se retira.

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