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Parmi les habitants de ce royaume, il y avait un homme nommé Pei-l'ou qui s’entendait à dompter les nâgas. Il entra dans la montagne pour y chercher un nâga dont il voulait se servir pour aller de ci et de là en mendiant. Il aperçut un jeune bouvier et lui demanda s’il y avait
en ce lieu des (nâgas): le jeune homme lui répondit :
« J'ai vu un serpent qui était couché enroulé sur lui-même au pied de cet arbre ; la nuit il y a sur cet arbre plusieurs dizaines de lumières dont l'éclat est très brillant; des fleurs tombent comme de la neige et leur couleur est si brillante et leur odeur si exquise, qu’on trouverait difficilement à quoi les comparer. J'ai appliqué mon corps contre celui de ce serpent et j'ai reconnu qu'il n’a point de dispositions méchantes. » Le charmeur dit : « Fort bien; j'ai trouvé ce que je voulais. » Alors il enduisit d’une drogue vénéneuse les dents du nâga et ses dents tombèérent toutes ; il le frappa avec un bâton et sa peau se déchira et ses os se rompirent. Le charmeur l’étira entre ses mains depuis la tête jusqu’à la queue et quoique le (nâga) endurât des souffrances infinies, il n’eut cependant aucun sentiment de haine. Il se reprocha de n’avoir pas eu une conduite bonne dans ses existences antérieures, Ce qui attirait sur lui ces malheurs. Il prononça ce vœu :« Puissé-je obtenir de devenir Buddha afin de secourir tous les êtres vivants, de leur assurer universellement la tranquillité en sorte qu'aucun d’eux ne se trouve dans l’état où je suis maintenant. »
Le charmeur prit le serpent et le mit dans une petite boîte qu'il plaça sur son dos pour aller de ci et de là en demandant l’aumône. Chaque fois qu'il arrivait dans un royaume, il faisait danser le nâga; tous les gens du pays, officiers etgens du peuple, étaient saisis de crainte. Le charmeur leur disait: « Je vous demande mille livres d’or et autant d'argent, mille hommes eselaves et mille femmes esclaves, des éléphants, des chevaux, des bœufs,