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des chars des animaux domestiques divers, au nombre de mille pour chacune de ces catégories. » Dans tous les royaumes où il arrivait, il obtenait en effet cela. Il finit \ par arriver dans le royaume du grand-père du roi nâga ; (précisément alors), la mère (du roi nâga) et les nâgas ses frères étaient tous venus sur la terre ferme pour le chercher ; ils s'étaient changés en oiseaux qui se tenaient sur le palais du roi. Quand le charmeur arriva là, le roi nâga se transforma en (un nâga à) cinq têtes ; mais, au moment où il voulut sortir pour danser, il aperçut son père et sa mère ainsi que son frère aîné et sa sœur cadette ; plein de confusion, il recula en se contractant et ne sortit plus pour danser ; le charmeur l’appela à cinq ou six reprises ; le nâga cependant restait tapi; sa mère reprit alors la forme humaine et se présenta au roi pour lui exposer toute l'affaire. Le roi, ses officiers et les peuples furent tous sans exception émus de pitié.
Le roi voulait tuer le charmeur, mais le nâga lui dit : « Ce que j'aisemé dans mes existences antérieures, c’est maintenant que je dois en recevoir la rétribution. Il ne faut pas que vous le tuiez, de peur d'augmenter les haines futures (contre moi). (Au contraire), donnez-lui libéralement tout ce qu'il demandera. C’est en ayant une grande bonté de cette sorte que la sagesse de Buddha peut être obtenue. » Le roi alors prit modèle sur ce qu'avaient fait les autres royaumes ; il présenta au charmeur tout ce qu'il aimait et lui en fit don. Quand le charmeur eut obtenu ces joyaux de grand prix, il sortit tout heureux du royaume; mais, dans un autre royaume, il rencontra des brigands; son corps fut mis en saumure et ses richesses lui furent entièrement enlevées.
La mère du nâga etson fils prirent congé du roi en lui disant : « Si jamais vous désirez nous voir, appelez-nous par notre nom et nous viendrons sans aucune inquiétude. » Le roi, avec ses ministres et le peuple, les accompagna
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jusqu'au rivage ; tous les gens du pays étaient émus de compassion et il n’était aucun d’eux qui ne sautât d’admiration.
Le Buddha dit aux bhiksus : « Le roi nâga P'an-la, c'était moi-même; le roi Yang-kia-la, c'était Ânanda ; sa mère, c'était celle qui aujourd’hui est la mère du petit oiseau ; le frère cadet, c'est le fils du héron (ÇCâriputra); la sœur cadette, c’est la bhiksuni Fleur de coton bleu (Utpalavarna): l’homme qui, en ce temps, traita cruellement le nâga, c'est T’iao-ta (Devadatta). »
Telle est la manière dont la pâramità de patience religieuse du Bodhisattva pratique la patience des injures.