CHAPITRE VII
(Trip: V1:5;p: 807-824.)
(Disserlations dogmatiques sur la pâramitâ de contemplation [1}).
Chr N LB De 0270)
Le prince héritier étant sorti pour se promener, le roi donna l’ordre que, dans tout le royaume, on ne laissât aucune chose impure sur la route royale. Quand le prince héritier fut sorti de la ville, le Cakra Devendra (à) se transforma en un vieillard qui se présenta devant le char du prince; sa tête était ‘blanche, son dos était voüté ; il s’appuyait sur un bâton et s’avançait à pas menus; le prince héritier demanda : « Qu'est-ce que cet homme ? »
(1) Nous omettons ces dissertations qui n'offrent pas un grand intérêt.
(2) Ge récit et les trois suivants appartiennent au cycle de la vie légendaire de Çâäkyamuni.
(3) = K “ Le Cakra Devendra du deuxième ciel, le premier ciel étant celui des quatre Devaràjas.
Son cocher lui répondit: « C'est un vieillard »,et comme le prince lui demandait ce que c'était qu’un vieillard, il ajouta : « On est un vieillard quand la tige provenant des quatre éléments est parvenue à maturité et que le reste de vie qu’on a n'existe presque plus. » Le prince héritier dit : « Plus tard, devrai-je moi aussi vieillir ? » On lui répondit : « De tout temps la vieillesse a existé; il n’y a pas de sage qui ait pu l’éviter. » Le prince héritier reprit : « Je pensais que, lorsqu'on était noble et élevé en dignité, on n’était pas comme les autres hommes: mais si personne n’évite la vieillesse, de quelle utilité est la gloire ? » Revenu dans son palais, il songea à ce qu’il avait vu et, par la concentration de sa pensée, entra en contemplation. Le roi demanda à un serviteur : « Quand le prince héritier est sorti pour se promener a-t-il vu des choses plaisantes dans le royaume ? » Le serviteur répondit : « Sur le chemin, il a aperçu un vieillard; il a songé à l’impermanence de ce monde et son cœur n’a plus été joyeux. » Le roi, craignant que son fils ne renoncât au trône, multiplia autour de lui les musiciennes pour le distraire par des spectacles brillants et pour l’étourdir par toutes sortes de mélodies; il voulait ainsi détruire ses projets d'entrer en religion et l'engager à conserver sa haute dignité.
Plus tard, le prince sortit derechef pour se promener. Le roi donna des ordres sévères pour qu'aucun vieillard émacié ne se trouvât sur le bord du chemin. Cakra, qui était déjà intervenu précédemment, se transforma en un malade; son corps était épuisé; sa respiration était faible et il n'avait plus que la peau sur les os; des humeurs infectes couvraient son corps; il se tenait appuyé à côté de la porte (de la ville). Le prince demanda : « Qu'est-ce encore que cet homme ? » On lui répondit que c'était un malade, et, comme il s’informait de ce que c'était qu'un malade, on lui répondit : « Quand un homme boit et mange sans mesure, quand il se couche ou se