FE | Ë
mienne. » Après lui avoir rendu hommage, cet homme s’en alla. Plus tard, quand sa vie fut terminée, il naquit en haut parmi les dévas Trayastrimças. Quand sa destinée, en haut parmiles devas, futterminée, il descendit naître dans la condition de fils d’une famille dé caste élevée; ensuite il obtint de devenir çramana, et, par son intelligence, il put apercevoir les traces de la Voie. Telles furent les conséquences de son excellente pensée.
CA TID- AD Cp DSN0)
Autrefois il y eut un brahmane qui demanda l’aumône au roi d’un royaume ; le roi, qui désirait sortir pour chasser, invita le brahmane à rester dans la salle du palais pour attendre son retour ; il sortit ensuite pour chasser, eten poursuivant des oiseaux et des animaux, se sépara de ses ministres; il arriva dans une gorge de la montagne et se rencontra avec un démon qui voulut le dévorer. Le roi lui dit : « Ecoutez ce que j'ai à vous dire : ce matin à la porte de la ville, j'ai rencontré un religieux qui m'a demandé l’aumône ; je l’ai invité à rester dans la salle du palais pour y attendre mon retour. Maintenant, je vous prie de me laisser rentrer chez moi pour un moment et, quand j'aurai fait des présents à ce religieux, je reviendrai auprès de vous pour être dévoré. » Le démon lui répon-
dit : « C’est maintenant que je veux vous dévorer; comment pourriez-vous consentir à revenir? » Le roi répliqua : « À merveille! si vraiment je n'étais pas de
bonne foi, penserais-je à ce religieux? » Le démon laissa alors partir le roi.
De retour dans son palais, le roi sortit des présents pour les donner au religieux et confia le royaume à son héritier présomptif; puis il revint auprès du démon; le démon,
voyant venir le roi, fut touché de son extrême sincérité;
il s’excusa et n’osa pas le dévorer.
Le maitre dit : « Le roi par un seul acte de sincérité conserva sa propre vie et sauva son royaume. À combien plus forte raison un homme sage, qui observe les cinq défenses, et qui aura l'excellente pensée de la libéralité aura-t-il une prospérité sans limites. »
Ne 134.
(Trip, XIX,7,p.923v-24 r,)
Autrefois, le roi Acoka se plaisait sans cesse à faire des libéralités aux çramanas et à leur donner à manger; il ordonna à son fils héritier de leur verser lui-même à (boire) et de leur offrir (des aliments). L'héritier présomptif prononça dans son for intérieur cette parole irritée: « Quand je serai roi, je tuerai tous les religieux. » Un religieux
connut dans son cœur la colère de l'héritier présomptif et
lui dit: « Je ne serai pas longtemps dans le monde. » L'héritier présomptif lui dit tout surpris : « O religieux votre pénétration est-elle donc telle que vous connaissiez mes pensées intérieures! » Il conçut alors au contraire cette idée : « Quand je serai roi, je ferai aux religieux des offrandes plus considérables encore que celles que leur fait mon père. » Son cœur étant disposé d’une manière favorable, il rejeta le mal pour se porter vers le bien. Le religieux lui dit: « Au moment où vous deviendrez roi, je serai né en haut parmi les devas. » L’héritier présomptif
lui dit : « Très saint est ce cramana. » Plus tard, quand ‘il fut devenu roi du royaume il exercça le gouvernement en observant les cinq défenses, et en accomplissant les dix actions excellentes et, ainsi, il produisit la prospérité et Le calme (pendant son règne). |
(Prips AIX "7, p524.m:)
Autrefois, un maître de maison avaitépousé deux femmes ; l’épouse principale faisait chaque jour des offrandes de nourriture excellente aux cramanas. Un cramana étant venu un jour prendre de la nourriture, l'épouse secondaire en eut du ressentiment; le lendemain, quand le cramana revint, l’épouse sortit pour prendre son bol; elle remplit le bol d’ordures, plaça par-dessus la nourriture et le rendit au çramana. Le cramana l’emporta et s’en alla ; arrivé dans la montagne, il voulut manger ; il vit les ordures et alors lava son bol; par la suite, il n’osa plus aller (dans cette maison).
‘La bouche et tout le corps de l’épouse secondaire exhalèrent une odeur de cadavre ; ceux qui la voyaients’en allaient tous pour l’éviter ; quand sa vie fut finie, elle tomba dans l’enfer des excréments bouillants ; ce fut ainsi qu'elle évolua pendant plusieurs milliers de myriades d'années dans les trois conditions mauvaises ; quand son châtiment fut terminé, elle obtint la condition humaine ; mais elle avait constamment le désir de manger des excréments, et, quand elle n’y parvenait pas, elle était étreinte de douleurs dans son ventre. Plus tard, elle devint la femme d’un homme, mais elle se levait pendant la nuit pour aller dérober et manger des excréments; comme elle
faisait cela fréquemment, son mari, surpris, alla l’épier et vit sa femme qui mangeait des excréments. Telle fut la conséquence de l’acte qu'elle avait commis dans une vie antérieure.
Il y a quatre choses que l’homme a de la peine à faire : 1° (élever) des stüpas ; 2° (construire) des demeures pour les religieuxdes quatre points cardinaux (Caturdecasamgha); 3° donner à manger aux religieux bhiksus ; 4° sortir du monde pour devenir cramana. Ces quatre choses sont ce par quoi on s'assure un bonheur illimité. Quelle en est la raison ?.… (1).
(Trip., XIX, 7, p. 24 r°.)
Il y eut un bhiksu qui, dans sa tournée de quête, s'arrêta debout sur la route, et, pressé par le besoin, finit par uriner. Des passants qui le virent le blâmèrent tous en se moquant et dirent: « Pour les disciples du Buddbha, il y a des règles qu’ils doivent observer dans leur démarche, il y a des principes suivant lesquels ils doivent s'habiller ; or ce bhiksu urine tout debout (2) ; cela mérite bien la moquerie. »
En ce temps, un hérétique de la secte des Vi-k'ien (Nirgrantha), voyant que les gens blâmaient ce bhiksu et se moquaient de lui, fit cette réflexion : « Nous autres de la secte des Nirgranthas, nous allons tout nus et personne n'en prend cure; mais parce qu'un disciple du Buddha a
(1) Nous omettons ici quelques considérations d'ordre dogmatique. (2) On sait que les Hindous urinent accroupis ; en urinant debout, ce bhiksu manquait aux convenances.
uriné debout, tout le monde se moque de lui. S’il en est ainsi, c'est la preuve que notre maître est dénué de tout principe régulier et c’est pourquoi les gens ne se moquent pas (de nous). » Pensant que c’était uniquement parce que les disciples du Buddha se conforment à une loi très pure et ont des observances bien réglées qu'il est facile de les critiquer, il prit alors son refuge auprès du Buddha et se fit çramana ; il obtint ainsi (le degré de) srotâpanna.
Le bhiksu est comparable au lion qui est le roi parmi les animaux ; lui est le maître parmi les hommes ; dans ce qu'il dit, il doit se conformer à la loi; quand il marche, quand il s’assied et quand il se lève, il doit se soumettre aux observances. Celui qui est un modèle pour les hommes ne saurait se conduire à la légère; s’il se conduit à la légère, il se perd lui-même en couvrant de honte les anciens sages.
CÉPID AIN T7 DE DIET ENSS
Cakra, roi des devas, et le premier des quatre devaràjas regardent le monde trois fois en quinze jours pour voir qui sont ceux qui observent les défenses ; quand ils voient des gens qui observent les défenses, les devas s’en réjouissent. Une fois, en un quinzième jour, Cakra, roi des devas, se trouvant assis dans la salle principale de son palais, fit cette réflexion : « Dans le monde s’il est quelqu'un qui observe les trois jours d’abstinence par quinzaine (1),après sa mort il pourra avoir ma dignité. » Les
(1) Il y a six jours d’abstinence par mois ; cf. p. 26, n. 2; il y à donc
trois jours d’abstinence par quinzaine.
devas qui étaient à ses côtés s’écrièrent tout surpris : « En observant simplement les trois jours d’abstinence par quinzaine pouvoir obtenir la même place que Çakra ! » Or, un bhiksu, qui avait obtenu le degré d’arhat, connut la pensée que Çakra avait eue dans son cœur et dit au Buddha: « Pouvez-vous contrôler si ce que GÇakra a dit est vrai ou non? » Le Buddha répliqua : « Cette parole de Cakra ne mérite aucune confiance, car elle n’est pas véridique ; voici pourquoi : celui qui observe les trois
jours d’abstinence par quinzaine et qui est énergique,
peut obtenir d’étreaffranchi du monde (1) ; comment auraitil la place de Çakra ? Tel est le manque de véracité de cette parole à laquelle on ne doit pas ajouter foi. » Qui peut savoir quel est le bonheur qu’assurent les abstinences, sinon le Buddha seul ?
N° 288, CDS RER pv)
[I y avait dans la mer un grand dragon qui voulut faire pleuvoir sur la terre du Yen-feou-li (Jambudvipa) ; mais,
craignant que la terre ne pût supporter cette eau, il fit cette
réflexion : « Puisque la terre ne peut supporter ma pluie, je reviendrai faire tomber moi-même la pluie dans la mer. » — Les disciples bienfaisants du Buddha ont une magnanime bonté, qui est fort grande; ils désireraient répandre leurs libéralités sur les quatre-vingt seize sectes hérétiques; mais, de crainte qu’elles ne puissent les porter, les disciples du Buddha se font tour à tour du bien les
(1) IT peut donc obtenir un avantage supérieur à celui qu'il aurait en devenant Cakra.
da.” He CN PF 0